Aux portes du Parc national des Ecrins, la commune de Vallouise s'étend de 1200 m à 3669 m d'altitude (sommet des Bans). Situé au confin de la vallée du Gyr et de l'Onde, le village typique a su préserver l'authenticité de son architecture traditionnelle, mêlant le bois et la pierre : de très belles maisons anciennes à arcades de marbre, dont l'une des plus célèbres et celle de la Marquise de Bardonnèche avec son cadran solaire du célèbre maître cadranier Zarbula.

 

Le climat est particulièrement agréable, la vallée est protégée du vent.

Eté 2004
Eté 2004

«... Le XIIème siècle marqua le début de l'hérésie vaudoise. Les membres de cette secte proscrite vinrent chercher refuge dans cette vallée du Gérendoine (Vallis Gerentona), ancien nom de la ramification de torrents formant la Gyronde. Dès lors, certainement par une déformation du vocable "Vallis puta", la mauvaise vallée, Vallouise prit le nom de Valpute et connut les expéditions punitives du clergé d'Embrun. En 1486, le Roi Louis XI ordonna que les poursuites contre les vaudois soient arrêtées et la commune prit le nom de Vallouise (Vallis Loysia) en l'honneur du roi qui avait mis un terme à leurs persécutions et pris possession de la vallée ... »
(Extrait d'un écrit traitant de la commune de Vallouise)

 

Il ne reste aujourd'hui plus rien de l'ancienne appellation de cette vallée et son actuelle renommée parmi les plus belles des vallées des Alpes n'est pas usurpée.

L’église Saint-Etienne (XVe et XVIe siècles) classée monument historique, majestueuse et imposante, située au centre du village. Le clocher à une hauteur de 45 m. Le porche d'entrée est en marbre rose de Guillestre. Le portail comporte des panneaux sculptés et une serrure avec un verrou à tête de chimère.

Vallouise au fil des saisons...

La plaine avec les narcisses et les pommiers en fleurs.

Journée d’été, sous le pont coule le Gyr.

L’automne arrive…

La Casse sous la neige.

La maison de ma tante Pauline vers 1920
La maison de ma tante Pauline vers 1920

C'est un hameau situé dans la vallée de l’Onde à 1250m d’altitude, berceau de Maman qui est née dans une maison du village.

1977
1977

Aujourd’hui, c’est ma sœur ainée qui y habite.

Chapelle St Joseph : chapelle privée construite vers 1760, sans doute en remerciement à St Joseph qui aurait épargné l’habitation avoisinante lors de l’avalanche du 27 janvier 1757. Une coulée de neige « partie du sommet de la montagne appelée lausière » emportera 45 maisons et fera 42 victimes d'après le décompte du curé. Une maison fut emportée « sans qu’on aye pu connaitre le moment d’apres ou elle éttait placée. Les bestiaux y ont presque touts péri », sans oublier la destruction « pour le moins mille pieds d’arbres fruitiers ».

Chapelle St Sébastien : elle fût certainement construite en 1762 en l'honneur de St Sébastien. Une peinture murale nous présente l’image de son martyre sur la façade. A côté, une fresque de la Vierge à l’enfant. Un cadran solaire occupe l’espace au-dessus de la fenêtre centrale et un autre cadran est situé sur la façade à droite de la porte de style Roman.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une descente aux flambeaux qui passe devant la porte un peu avant les 12 coups de minuit en l’an 2000.

 

 

 

 

La Vallouise

 

Pays des Ecrins

 

Août 2019

 

 

Niché au cœur du Parc National des Ecrins, dans un cadre naturel de toute beauté, le village de Vallouise, le berceau de mes ancêtres.

Situé à 1160 mètres d'altitude, à la confluence de l'Onde en provenance de la vallée des Bans et du Gyr en provenance de Pelvoux, formant la Gyronde.

Maisons typiques aux balcons de bois, maisons à arcades de marbre, et fontaines pittoresques que l'on découvre en flânant...

Ornée de fresques, l’église Saint-Etienne du XVe siècle, possède une très belle porte sculptée.

La chapelle des Pénitents, située sur la même place que l’église, arbore de jolies peintures murales.

Le marché du jeudi matin...

La chapelle Saint-Romain de Puy-Saint-Vincent, vue du parking de CC de Vallouise...

Au Villard de Vallouise, la chapelle Saint-Sébastien (XVIIe siècle) est remarquable avec ses fresques et ses deux cadrans solaires, dont un cadran datant de 1869 et attribué au cadranier piémontais Zarbula.

La richesse de l'art religieux dans cette vallée atteste que la Vallouise fut une terre de mission.

De belles maisons aussi au Villard, mais la maison de la frangine (qui était celle de nos grands-parents) est la plus belle, remarquable par son balcon fleuri...

Le four banal.

 

La route s'arrête pour nous mener au pied des glaciers et là... la nature nous offre ce qu'il y a de plus beau. Le Pré de Madame Carle est l'une des merveilles touristique du Pays des Écrins, rendu accessible à tous par la construction de la route depuis Ailefroide en 1938.

Le Glacier blanc et le Glacier Noir s'y rejoignaient autrefois (XIXème siècle).

Au delà de nos utopies et des rêves ! Si une légende dépasse la réalité, il faut toujours écrire la légende !

A cette époque, Geoffroy Carle, alors président du parlement de Grenoble, très investi dans la vie du village des Vigneaux, habitait avec sa jeune et jolie épouse dans son château du hameau de la Bâtie.

Sûr de la vertu de sa femme et de la sienne, (ne dit-on pas que « l’amour est aveugle »), il décida un jour de faire réaliser à ses frais, sur l'église Saint-Laurent aux Vigneaux, une fresque qu’il voulait magnifique. Il choisit le thème des vices et leurs châtiments : Prémonitoire ?... Voyons la suite.

Pour cela, l’inconscient engage un jeune et séduisant peintre italien, et pour être sûr de ne prendre aucun risque, il décide de confier à sa femme le soin de surveiller les travaux. Dame Carle, Louise pour les intimes, s'acquitta de cette tâche avec beaucoup de plaisir, car la jeune femme n’était pas insensible aux charmes du bel artiste italien. Et pour ne rien vous dissimuler, c’est elle qui usant de ses charmes très persuasifs, disait-on dans la région, séduisit le jeune peintre.

Leur amourette fut de courte durée, car c’est au cours d’une soirée à Rame, ancien nom de La Roche-de-Rame, où Geoffroy Carle n’avait pu se rendre, que la Belle Dame de la Bâtie, décidément volage, oublia bien vite son pauvre peintre et se laissa séduire par le seigneur des lieux. Et c’est avec naïveté dit-on, que l’imprudente se rendit à l'église pour surveiller les travaux aux bras de sa nouvelle conquête. Blessé, jaloux et furieux, le peintre jura alors de se venger. Et voilà, nous pouvons désormais deviner l’épilogue de l’histoire. Ce fut sur la fresque presque achevée, où il ne restait à peindre que les visages de la personnification des vices, que l’artiste éconduit décida de matérialiser sa vengeance et ce fut ce prétentieux seigneur de Rame qui hérita de la tête de l’orgueil. La Colère ira à merveille à Geoffroy Carle, le mari trompé. Quant à la belle Louise Carle, elle sera à tout jamais juchée sur un bouc représentant la luxure.

De retour de Grenoble, Geoffroy Carle n’eut aucun mal à reconnaître les portraits et comprit les sourires narquois qu’il surprenait sur son passage. Fou de rage, lui aussi décida de se venger. Il paya et remercia discrètement l’artiste. Et dans le plus grand secret, il mit au point un plan machiavélique pour assurer sa vengeance. Durant, les plusieurs jours, il priva d'eau et de nourriture la mule de sa femme. Un matin, les habitants des vigneaux virent partir Geoffroy et cette dernière, lui sur son cheval, elle sur cette mule exsangue, pour visiter leurs prés au fond de la vallée.

Lorsqu’ils arrivèrent sur les lieux, la mule assoiffée, attirée par l’eau du torrent de Saint-Pierre, se précipita avec fougue dans les eaux tumultueuses, entraînant définitivement la trop séduisante Mme Carle, loin du regard des curieux.

A son retour au village, rien de plus simple : quelques larmes pour la forme, une belle messe à l’église des Vigneaux et un beau geste à l’annonce de son désir de baptiser sa prairie d’altitude « le Pré de Mme Carle » en l’honneur de cette épouse si tendre et si dévouée, disparue trop tôt dans des conditions si dramatiques.