LA TOSCANE et FLORENCE 


du 23 au 29 Août 2008

 

 

 

A la rencontre de Michelangelo

 

 

 

 

 

La Toscane ! Un mot magique qui donne envie de s’évader, voire de s’exiler... Des bosquets de cyprès disposés parcimonieusement sur les collines. Les vieilles fermes du Chianti plongées dans une marée de chênes verts, avec comme son et lumière le chant des cigales et la pesanteur du soleil. Les chapelles romanes et les hameaux coiffés de leur pigeonnier carré. Les chemins de terre poussiéreux bordés de murs de pierres sèches et d’oliviers.
Nourricière, enchanteresse, la Toscane parle tant à l’esprit qu’au corps.
Il faut musarder dans cette campagne toscane, symbole de douceur de vivre. Florence, Sienne, Pise ne sont que les exemples les plus éclatants d’un art toscan florissant entre le Moyen Âge et la Renaissance.

 

 

Samedi 23 août    

Nous allons chercher le Camping-car de location à Manosque vers 10 heures.

1er ennui, Charly va tourner dans le champ de Politi, il raye les deux côtés du CC avec les branches du chemin.

Départ à 15 h 50, direction Nice par les gorges du Verdon.

 

Moustiers Ste Marie, célèbre dans le monde entier pour ses faïences, est un très joli village provençal près des Gorges du Verdon, on dirait une crèche posée sur la montagne. En levant les yeux, on remarque une étrange étoile, les enfants m’écoutent lorsque je raconte que deux riches familles rivales l’ont suspendu là en mémoire de leurs enfants qui s’aimaient et qu’ils avaient empêché de se marier. Les amoureux étaient montés alors de chaque côté des pitons rocheux et se jetèrent dans le vide pour mourir ensemble

Mais j’ai tout faux, car selon la légende (retranscrite par Frédéric Mistral), à l’époque des invasions sarrasines du Xè siècle, le preux Chevalier DE BLACAS aurait été capturé et emprisonné en Orient. Il pria la Vierge et lui composa un poème en forme de serment :

« A ti peds, Vierje Maria – Ma catena penjarai – Si jamais torne mai – A Moustiers, dins ma patria »

« A tes pieds, Vierge Marie – Je suspendrai ma chaîne – Si jamais je retourne un jour – A Moustiers, dans ma patrie »

Le curé actuel, nie farouchement cette histoire.

 

 

Le lac d’Esparron

20 heures, arrêt obligatoire dans les gorges, ils vomissent tous les deux, chouette les vacances !............

A Riez, second arrêt pour la pause casse-croûte.

Après 176 km, nous nous arrêtons vers 21 hre au camping « le vallon rouge » dans les Gorges du Loup, près de Nice.

 

Au Vallon Rouge (camping ***

Idéalement situé entre mer et montagne, près de st-paul de vence, le vallon rouge et sa rivière vous accueillent dans un cadre verdoyant et ombragé...

 

 

Notre première nuit dans le CC se passe très bien. Au matin, la note est salée, 38 euros la nuit.

 

 

Dimanche 24 août    

 

 

Nous reprenons la route vers 10 heures, le GPS nous fait faux-bond, il fonctionnera une fois sur deux tout le long du voyage.
2ème ennui : nous oublions au camping, le tapis du CC que nous avions roulé la veille, pour ne pas le salir.

Nous essayons de nous arrêter sur la promenade des anglais à NICE, impossible de trouver une place pour garer le CC, nous continuons donc vers Menton.

 

Arrêt vers 13 heures en bordure de mer à Menton, nous déjeunons et nous prenons les vélos pour aller se baigner et faire le tour de la ville.

 

Nous passons enfin en Italie vers 16 heures.

 

 

Province d'Impéria

Province de Savona

Arrivée à SAVONE vers 19 heures, nous trouvons un camping spécial CC en dehors de la ville. Des gens d’Amiens nous tapent la discute.

Mais impossible de revenir en ville, nous ne pourrons pas donc pas déguster la première glace italienne promise aux enfants, tant pis.
« C’est vachement pas tant pis » me répond Emilie.

 


 

Lundi 25 août  

Après la première vidange et remplissage nous repartons à 9h45. (coût du parking 13 euros)


Nous avions projeté de nous arrêter à Santa Margherita pour visiter Portofino, mais nous galérons pour trouver un parking.

 

 

3ème ennui, nous nous apercevons que nous avons fait une grosse rayure sur le côté gauche de CC, nous commençons vraiment à avoir peur pour notre caution de 2000 euros.


Nous partons donc vers Portofino, route en corniche ou nous nous aventurons (malgré l’avertissement d’un camping-cariste sur Internet).

La route est interdite aux CC, mais nous prenons le risque………… et ce qui devait arriver… arriva, le 4ème ennui. Nous nous arrêtons pour laisser passer un autobus, et reculons légèrement, la voiture qui nous suivait, certainement d’un peu trop près nous défonce le pare-choc. Là, j’ai franchement un haut-le-cœur pour mon porte-monnaie….. la semaine va nous revenir chère, et je me dis qu’avec 3200 euros, j’aurai certainement apprécié davantage un séjour dans un hôtel de luxe à FLORENCE.

Nous ne verrons donc pas Portefino, qui est soi-disant une merveille de petit village coloré.

 

Retour vers Santa Margharita.

 

Nous trouvons enfin un emplacement CC vers la gare, nous n’y resterons pas pour dormir, car le coin n’est vraiment pas sympa. Nous partons donc à pied en ville pour manger notre première « gelata ». Les enfants apprécient.

Et nous décidons de repartir en direction de La Spezia et de nous arrêter à Levanto pour visiter les Cinque Terres, mais le cœur n’y est plus et malgré un panorama à couper le souffle, colline et mer, des villages posés au pied de falaises immenses, toutes cultivées en terrasses.

 

Nous déccidons de continuer jusqu’à PISE.

 

Qu'il est fier mon Florian, d'aider son grand-père !

Pendant ce temps, Emilie et moi, nous préparons le souper.

 

 

 

Arrêt dans un parking très très agréable « campeggio TORRE PENDENTE » à l’entrée de la ville. Fred nous rejoindra au petit matin.

 

 

 

Mardi 26 août  

 

 

Nous sommes contents, mais les enfants ne nous obéissent plus, et c’est bien dommage. Ils profitent néanmoins de la piscine du camping, et vers 16 heures nous partons visiter la ville.

Je suis à pied, puisque Fred m’a réquisitionné mon vélo. Heureusement ce n’est pas très loin, 800 m. environ.

Emilie veut monter dans la tour, Florian refuse, mais l’entrée lui est refusée car elle n’a pas 8 ans. Donc nous faisons nos premières emplettes, magnettes, tablier, sacs, Emilie choisit un faux Prada à 12 euros. C’était marrant de voir le face à face des gendarmes et des vendeurs à la sauvette. Les vendeurs avaient tous leurs sacs ou leur baluchon dans les mains près à courir, ils se regardaient mais personne ne bougeait, finalement le gendarme a fait demi-tour, et ils ont tous reposé leurs sacs.

 

 

Coût du Camping :

 

 

2 adultes 2 nuits

32 euros

 

2 enfants 2 nuits

18 euros

 

1 camping-car

24 euros

 

1 adulte 1 nuit

8 euros

 

1 voiture

4.50 euros

Ils n’ont pas vu le chien, c’était 1.60 euros en +

 

 

Mercredi 27 août  

 

 

Il est dur de réveiller tout le monde pour partir enfin pour Florence. Nous décollons après le déjeuner.

 

Florence est sans nul doute l’une des plus belles villes d’Italie. Capitale mondiale de l’art, elle conserve jalousement les attraits de son riche passé en rassemblant à elle seule 25 % d’œuvres d’art dans le monde et 50 % en Italie ! À cela s’ajoute l’omniprésence de la famille Médicis.
Florence n’a jamais manqué d’artistes, notamment à cette période clé de l’histoire de la Toscane. Ce sont les peintres qui du Quattrocento qui ont peint le pays en utilisant la veduta : une fenêtre ouverte sur la campagne, qui, malgré son format réduit, donne une profondeur au tableau. Peu d’endroits au monde peuvent s’enorgueillir d’avoir engendré autant de génies : Giotto, Michel-Ange, Botticelli, Dante, Machiavel...
La campagne n’est pas loin de Florence : pas de banlieue, peu de constructions modernes, on passe tout de suite de la ville à la campagne verdoyante. Il suffit de prendre un peu de hauteur pour voir poindre l’herbe juste au-delà des toits de tuiles rouges. Redescendre au cœur de la ville et laissons-nous gagner par la magie en nous perdant au gré des venelles.
Florence n’est pas seulement une ville-musée, mais aussi une ville qui bouge et qui s'amuse ! Il n’y a qu’à voir fleurir les nombreuses enoteche (bars à vins) !
On peut trouver à la nuit tombée une certaine solitude. C’est à ce moment, qu’il faut partir à la découverte de la ville, sa vie nocturne, son mystère. Florence retrouve alors toute sa noblesse

 

 

Nous trouvons sans problème le camping « Il Michelangelo » situé sur la colline de Florence, au milieu des oliviers, mais pas de piscine. Nous nous installons et comme il n’y a rien d’autre à faire, nous décidons de commencer la visite de Florence. Nous partons donc avec la voiture de Fred, arrêt obligé sur l’esplanade Michel-Ange ou Piazzale Michelangelo qui se situe à 100 m du camping, nous avons une vue extraordinaire sur la ville.                      

 

Enfin, je suis à F L O R E N C E...... houai......  

 

Emilie reprends en choeur : Enfin, mamie est à FLORENCE, MICHELANGELO...... houai......    

Il est très difficile de trouver une place pour se garer dans le centre.

Nous commençons notre visite par la basilique di Santa Croce - la plus grande église franciscaine du monde – dont la construction commença le 3 mai 1294 sur les fondations d’une petite église. Elle est la plus grande église franciscaine au monde et elle est une sorte de Panthéon, au regard des illustres personnages qui y reposent : Machiavel, Galilée, Michel-Ange, rapatrié de Rome par sa famille malgré la volonté du pape.              

Il est 17 heures 15, elle est fermée, pas de chance.

 

Nous nous dirigeons vers le célèbre Ponte Vecchio, en passant par la Piazza della Signoria, avec sa fontaine de Neptune, la loge des Lanzi qui abrite une galerie de statues.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Palazzo Vecchio qui est l'hôtel de ville de Florence, Il abrite aussi un musée.

Le Ponte Vecchio est un des symboles de la ville de Florence. Il traverse l’Arno dans son point le plus étroit. La première construction en bois remonte à l’époque romaine. Détruit en 1333 par le fleuve, il fut reconstruit en pierre en 1345. Sa particularité réside dans le fait qu’il possède des boutiques – bijouteries - sur tout son long.

Seul le Ponte Vecchio a échappé aux destructions de la Seconde Guerre mondiale (bombardements allemands). Les autres ont tous été reconstruits depuis, plus ou moins à l'identique.

En voilà une qui bave devant les bonnes "gélato" italienne !

 

Sur le retour nous découvrirons la Piazza del Duomo. Quel ensemble architectural ! La cathédrale Santa Maria del Fiore est entièrement marquetée de marbre vert de Prato, rouge de Maremma et blanc de Carrare.

Le Baptistère Saint-Jean (battistero di San Giovanni) est considéré comme le plus ancien bâtiment de la ville. Situé face au Duomo, il est connu pour ses magnifiques portes de bronze.

 

Ce n’était pas prévu dans la visite de Florence, mais bon………….

Nous revenons pour souper « Pizzas » sur l’esplanade, le patron est super sympa, à la fin du repas, il nous offre un verre de vin blanc avec des petits gâteaux aux amandes (geste commercial car nous lui avions dit que son vin rouge était bien trop chaud), à la sortie nous avons encore droit à un petit paquet de biscuits maison (que j’oublierai sur les marches de l’esplanade, tant j’étais hypnotisée par la contemplation de la ville la nuit).

Les enfants retourneront avec leur père en ville, ils se coucheront très tard, c’est pourquoi nous décidons de ne pas faire le tour des musées le lendemain, ils sont fatiguaient et cela n’aurait aucun intérêt pour eux.
Je reviendrai, c’est sûr, et je resterai une semaine sur Florence et les terres environnantes (la route du Chianti), la campagne doit être merveilleuse.

 

Coût du camping : 61 euros.

 

 

Jeudi 28 août  

 

 

Nous reprenons donc le chemin du retour, arrêt à Massa di Carrara pour une dernière baignade à la mer, puis nous nous arrêtons au « Camping Giardino » de Marina di Massa, camping très très bruyant, nous nous trouvons à côté des lavabos, tout le monde crie, mais les voix les plus puissantes sont encore celles d’Emilie et de Florian.

 

Coût du camping : 42.50, et les chiens sont interdits (on a aperçu le panneau au petit matin), heureusement Whisky à était sage comme une image.

 

 

Vendredi 29 août  

 

 

Nous nous séparons de Fred et des petits, ils remonteront par Torino.
Nous nous reprenons l’autoroute jusqu’à Saint-Maximin. Le CC nous parait bien grand pour tous les deux.

 

Arrivée à Mirabeau vers 19 heures. Nous vidons le CC. Charly commencera à le nettoyer pour finir la grande toilette le lendemain matin. Nous devons le rendre avant 10 heures.

 

Nous attendons maintenant la douloureuse…………