PAYS-BAS
 

 

 

    Mars 1997

 

   Amsterdam, en dehors du temps

 

 

 

 

 

L'eau, tel est le maître mot à Amsterdam. Elle semble figée, et pourtant elle guide nos pas, partout. Plus de 1 200 ponts courbent l'échine pour lui faire allégeance. Il faut contourner l'eau pour aller chercher un pont plus loin. L'eau, partout canalisée, dicte le parcours du visiteur.
Et on se laisse séduire. Autour des canaux d’Amsterdam, des milliers d'étonnantes demeures qui se penchent doucement en murmurant : « Canal, suis-je toujours la plus belle du quartier ? » Promeneurs, vous vous trouvez devant l'une des plus extraordinaires vitrines du temps. Amsterdam est une ville ouverte sur son histoire comme sur son futur.
Ici, pas de volets ni de barreaux aux fenêtres. On ne désire rien cacher. Le visiteur se promène dans Amsterdam comme dans un gros village, s'y perd facilement, mais d'instinct retrouve son chemin. Et c'est toute la magie de cette capitale que de s'offrir sans détour ni faux-semblant.
On voudrait trouver à Amsterdam au moins un défaut, mais voici qu'un bouquet de jeunes filles passent à vélo, le dos bien droit, le guidon haut, suivies par un cortège de rires, voici qu'un vieux café sans âge nous appelle de ses dizaines de petites bougies qui scintillent en vitrine. Avant même d’évoquer les musées, la rue à tant à offrir. 

 

Avec ses « cafés bruns » et ses canaux, la capitale des Pays-Bas, résolument moderne, a su préserver les souvenirs du Siècle d’or.

Les carillons tintent et se répondent, comme par ricochet. Un orgue de barbarie laisse couler sa musique, légère comme l’air : l’on suit l’un des cent soixante canaux d’Amsterdam. Jadis, nous aurions vu ici le ballet des barcasses, acheminant la cargaison des voiliers du Zuiderzee jusqu’au étroites demeures de marchands. Voyons, les poulies sont toujours là, au sommet des pignons de brique ; c’est depuis la fenêtre des combles qu’on hissait les sacs de poivre ou de muscade, pour les mettre au sec derrière les volets rouges.

 

Un passé fait d’abondance et d’austérité

C’est par le commerce du bois et des harengs qu’Amsterdam commence sa carrière ; jusqu’au jour où les Espagnols brûlent Anvers, le port rival. Amsterdam en profite pour prendre la relève, et devient, en quelques années, la ville la plus riche du monde. Son Siècle d’or, le XVIIème, vient de commencer.

 

Epoque faste mais austère, comme les sombres chœurs néerlandais qui résonnent sous les lustres de cuivre des églises luthériennes. Car la richesse devait se cacher, honteuse, peut-être. Aujourd’hui encore, nous aurons du mal à distinguer une maison de riche, sur l’Herengracht (le canal des Nobles), d’une bicoque d’artisan du Bloemengracht (le canal aux fleurs). Quant aux habits, alors que leurs coffres croulent sous les florins, les bourgeois se contentent de ce costume noir à fraise blanche, copié sur celui des hidalgos d’Espagne. Quelle différence avec la foule bigarrée d’aujourd’hui, assise sur les balustres de fonte, filant à bicyclette ou flânant le long des quais : pantalon rose, blouson vert, bonnet reggae, robes arc-en-ciel…

Cannelle, diamants et tulipes, tout un parfum d’exotisme

Les Amstellodamois ont beau boire du café toute la journée, les murs marron des « cafés bruns » ne doivent rien à ce breuvage. D’ailleurs, dans ces troquets surchauffés, on nous servira plus volontiers une bière avec un dé à coudre de genièvre. En vérité ce sont les siècles de tabagie qui ont teinté les murs. Et quand on lèvera notre verre, on songera aux générations de client refaisant le monde, la pipe en terre à la bouche, puis le cigare de Sumatra, pour finir avec ces cigarettes qui portent le nom du Néerlandais qui fonda New York : Peter Stuyvesant ! Sur Bloemstraat, le Café Chris brunit ainsi depuis 1624. Et au Karpershoek, on saupoudre toujours le sol de sable depuis 1629, quand les quais n’étaient que des bourbiers puant l’anguille et le goudron. A l’époque, nous aurions visité Amsterdam en nous bouchant le nez…

 

De l’aventure maritime, il ne reste que le goût de l’exotisme : la cannelle dans les biscuits, l’éclat des diamants du Transvall, les faïences de Delft, dont le décor bleu s’inspire des porcelaines de Chine et jusqu’à cette tulipe dont le nom veut tout bonnement dire « turban » car la fleur vient d’Istanbul !

 

Au Siècle d’Or, Amsterdam était déjà une grande ville cosmopolite. Alors, deux habitants sur trois étaient nés sous d’autres cieux : banquiers juifs chassés d’Andalousie, armateurs protestants qui avaient fui Bordeaux…. Certains se faisaient même musulmans pour aller pirater en Méditerranée, sous le pavillon du Grand Turc.

De nos jours, c’est plutôt l’Indonésie, la Chine ou le Surinam qui se déversent en un éclat multicolore sur les pavés de Leydsegracht. Mais ce qui brille dans les rues qui longent les canaux, c’est toujours la hardiesse, l’originalité des ancêtres à chapeau noir : Amsterdam est restée la ville des tours de force, celle qui sait faire moderne en courant en sabot, garde ses airs de noblesse sur une bicyclette.

 

Au coeur d'Amsterdam

Amsterdam, l’un des hauts lieux de l’architecture européenne, est unique en son genre. Si La Haye, à 40 minutes en voiture, est le siège du gouvernement des Pays-Bas et le lieu de résidence de la reine, Amsterdam est sans conteste la capitale commerciale, financière et culturelle.

Si on arrive un dimanche matin, on circulera dans une ville fantôme. En semaine par contre, la course contre la montre et la chasse fébrile à l’argent reprend ; les camions géants déchargent leurs marchandises dans des ruelles impossibles et bloquent le trafic avec une superbe insouciance. Il nous faudra esquiver les meutes de cyclistes trompe-la-mort qui se faufilent à leurs risques et périls dans les embouteillages. Le vacarme s’assourdit un instant, et soudain, le carillon du plus haut clocher d’Amsterdam, La Westerkerk, égrène un air joyeux qui évoque une chanson à boire.

 

Et quelques heures après, l’Amsterdam du dimanche reprend son allure innocente de carte postale.

Dans la Venise du Nord, comme on l’appelle parfois, les maisons à pignon se pressent les unes contre les autres au grès d’une humeur fantasque, le long des canaux frangés de verdure où les bateaux sont garés comme des voitures.

Amsterdam, un musée ? Soit, mais un musée bien vivant.

Le soir, vers 18 heures, au lieu de se vider comme ailleurs, le centre se remplit. Les camions disparaissent pour faire place aux employés et ouvriers, de retour de leurs bureaux et modernes usines en banlieue. Ils se pressent pour faire leurs achats dans les magasins de quartier – des quartiers qui ressemblent à des villages, avec leurs petits commerçants, leur marché en plein air et leur café du coin, un « café brun » aux panneaux de boiserie brunie de nicotine. Qu’un rayon de soleil pointe le nez ou qu’une soirée douce baigne la ville, et les quais et les terrasses sont pris d’assaut par une horde d’Amstellodamois en liesse.

 

La vieille ville, vaillamment conquise sur la mer par des ingénieurs hydrauliques de génie, repose littéralement sur des millions de pilots, et les amstedollamois, sont fiers à juste titre de ces prodiges d'urbanisme.

L’attrait touristique d’Amsterdam rivalise avec celui de Londres, Paris et Rome. Impossible de songer à la capitale Hollandaise sans évoquer ses musées, son architecture et les champs de tulipes juste en dehors de la ville.

 

Abandonnez trois Amstellodamois sur une ile déserte et, dit-on, ils fonderont trois partis politiques. Ils adorent la controverse, surtout si elle choque la Hollande bien pensante. Ils ne se lassent jamais de discuter à voix haute dans les bars des idées toujours nouvelles. Toutes les occasions sont bonnes pour descendre dans la rue et réveiller les consciences de leur concitoyens. L’intolérance y est codamnée avec une vigueur poussée parfois jusqu’à l’extrême et une brochure déclare, mi-figue mi-raisin que sur 700000 Amstellodamois, 699999 portent orgueilleusement ce nom.

 

 

 

 

 

Mais avant d’explorer la ville dans ses moindres recoins, on fait un tour des canaux en bateau-mouche. Les eaux lisses et calmes d’Amsterdam nous font mieux goûter les charmes de la ville.

Amsterdam a bien des avantages ; elle est petite, très agréable pour le promeneur, et les sites principaux sont concentrés dans le centre-ville. Les autres sont facilement accessibles au moyen d’excellents transports publics, voire même en marchant (mais attention aux nombreuses rues pavées, éviter les talons hauts). Par beau temps, on peut adoptez le moyen de transport local favori : le vélo.

Pour la plupart des visiteurs, c’est à Centraal Station que commence la découverte d’Amsterdam. Edifié à la fin du XIXe siècle, la gare repose sur 9 000 pilotis enfoncés sur trois îlots artificiels ! Il s’agit d’un style néo-Renaissance monumental, où le souci du détail reste très présent. Un édifice remarquable.

Point de repère immanquable du centre-ville la place du Dam est la plus connue des Pays-Bas, elle est le cœur palpitant de la ville et sa raison d’être, une place sans prétention mais toujours pleine de vie. Y trônent le Palais royal et la Nieuwe Kerk (la Nouvelle Église).

À la fin du XIIIe siècle, les premiers habitants, des pêcheurs, s'installèrent ici et élevèrent une digue (le Dam) sur la rivière Amstel, d'où le nom d'Amsterdam. Le Dam forme le véritable cœur historique de la cité. Dans les années 1960, les babas et hippies s'y retrouvaient.

Aujourd'hui, le Dam est surtout le cœur commercial et touristique de la ville.

Le palais royal

La Reine Beatrix n’y habite pas. Il lui arrive en revanche d’y séjourner notamment lorsqu’elle reçoit des hommes politiques étrangers. Le drapeau néerlandais est alors hissé pour indiquer sa présence.
Erigé il y a plus de 300 ans, le Palais Royal caractérise l’architecture classique hollandaise. Il servait à l’origine d’hôtel de ville. Puis en 1808, Louis Bonaparte transforma les lieux en un palais.

On arrive quelques rues plus loin sur la Spui, placette culturelle, renommée pour sa petite statue de bronze.

On rattrape ensuite le canal Singel, on aperçoit la haute tour Muntorren (tour de l’Hôtel de la Monnaie), et son carrilon du XVIIème siècle qui ajoute une note joyeuse au quartier en égrenant toutes les demi-heures un vieil air hollandais et on découvre le marché aux fleurs (ou Bloemnmarket), aménagé sur l’eau, de l’autre côté du canal.

Le marché aux fleurs d’Amsterdam est un superbe marché installé en bordure du canal depuis plus de deux siècles, il propose des fleurs par milliers, mais aussi des bulbes, des arbustes, des plantes… Une merveille pour les yeux, à prix défiant toute concurrence, un tapis coloré sur près de 200 mètres.

Enfin, on achève notre première journée par un lieu « hard «, mais incontournable, le Quartier Rouge, endroit emblématique d’Amsterdam dans le Oude Zijde. Son nom provient en effet des néons rouges qui éclairent les vitrines des maisons closes où les prostituées attendent le client. Sa réputation sulfureuse n’est plus à faire. Les badauds défilent, intrigués, devant les vitrines des prostituées, mais sans apparemment avoir l’intention « d’entrer voir ».

Pour ne pas choquer Marine, nous lui disons que c’est là que les messieurs viennent choisir des sous-vêtements pour offrir à leurs femmes…
En rentrant dans ce quartier, on est plongé dans une atmosphère hors du temps et surprenante où se rencontrent toutes les nationalités. Toutefois, on peut s’y promener sans crainte, surtout de jour. Il y règne alors une ambiance plutôt bon-enfant.

Le Nieuwmarkt-Waag
Le Nieuwmarkt-Waag

Les Coffee shops

Depuis les années 60 et le grand boum de la consommation de stupéfiants en Europe, les Pays-Bas appliquent une politique de contrôle des substances, la distinction entre drogue dure, drogue douce, trafiquant, et consommateur étant strictement définie.
La consommation de drogue douce est depuis lors tolérée, si elle se fait de manière discrète, son achat se limitant à la stricte consommation personnelle.
Le système est donc basé sur la tolérance, la police ne tenant pas à s`attaquer aux petits consommateurs de drogue douce, mais aux trafiquants d’importance.
La culture, la vente et la consommation de cannabis sont toujours interdites par la loi, et tout détenteur et consommateur de cannabis risque en théorie une amende et une mise en garde à vue.
L’Union européenne tente de freiner cette législation permissive, l’importation de drogue provenant des Pays-Bas causant un réel souci aux pays limitrophes. La légalisation pure et simple du cannabis n’est donc pas à l’ordre du jour.

L'Eglise Westerkerk

L’intérieur est spacieux, mais d’une rigueur toute calviniste. Dur le mur nord, une plaque rappelle Rembrandt lui-même est enterré dans l’église, bien que l’on ignore l’emplacement exact de sa dépouille.
On peut (en été seulement) grimper au sommet pour jouir d’un panorama incomparable sur Amsterdam. Le carillon à 47 cloches joue de joyeuses mélodies toutes les demi-heures, de jour comme de nuit. Si on devait loger dans un hôtel voisin, ces airs nous trotteraient dans la tête pendant des années….

L'Anne Frankhuis (maison d'Anne franck) est juste au coin, au n° 263 du Prinsengracht.

C'est dans cette maison, datant de 1635, que la jeune juive et sa famille sont restées cachés de 1942 à 1944. C’est dans cette arrière-maison qu’Anne, sa famille et quatre amis vécurent en cachette, dans l’angoisse permanente d’être découverts par les forces nazies. En 1944, neuf mois à peine avant la fin de la guerre, ce cauchemar devenait réalité…

Le fourneau est toujours là, ainsi que les touchantes coupures de journaux des vedettes favorites d’Anne, accrochées au mur de sa chambre. Cette adolescente de 15 ans, qui trouva la mort dans le camp de concentration de Bergen-Belsen en 1945, a légué au monde un journal sans pareil. Le père d’Anne, seul rescapé de cette tragédie, se chargea de publier le volume à son retour d’Auschwitz.

Pignons et enseignes

On ne manque pas d’observer les pignons et les enseignes de pierre (gevelstenen) au sommet des vieux bâtiments. Tous sont antérieurs à l’occupation française de 1795.
En ce temps-là, les taxes étaient calculées en fonction de la largeur de la façade donnant sur le canal, ce qui explique le célèbre entassement des maisons d’Amsterdam. Ne pouvant étaler comme ailleurs leur aisance dans l’ampleur des façades, les Amstellodamois couronnèrent leurs demeures de pignons flamboyants.
Les enseignes étaient des sortes de rébus sculptés, fréquemment peints, symbolisant le nom du propriétaire, sa ville d’origine, sa foi religieuse ou plus généralement, sa profession...

 

On trouve aussi des scènes citadines, des agneaux, des forgerons, des porteurs de blé – et l’homme qui bâille dans Gravenstraat est le symbole traditionnel d’un pharmacien.
L’occupant français, interloqué par les curieuses « adresses » des Amstellodamois, s’empressa de numéroter toutes les rues…

Amsterdam n’est pas grande – les Pays-Bas non plus -, et il suffit de 10 minutes de voiture en dehors de la capitale pour se retrouver à la campagne.

Broek in Warterland, est un village qui date du 17 et du 18ème siècle, aux rues étroites et aux maisons de bois, son lac miniature et sa profusion d’oiseaux, revendique – comme tant d’autres ! – le titre de plus beau village des Pays-Bas.

Le village de Monnickendam fut fondé au XIIIe siècle par des moines frisons. Ils édifièrent ici une digue, d'où le nom de Monnickendam, « la digue des moines ». Un village authentique et pittoresque, parfumé par les effluves des quelques fumeries de harengs encore en activité.

On remarquera sa très belle église en gothique, entourée de maisons à pignon du XVIIème siècle.

Avril 1997

Sur la route des fleurs

 

Avec Hélène et Dino

En cette période printanière, la Hollande est une destination de rêve pour celui qui aime les fleurs. Où que l’on porte le regard, on ne voie que les couleurs vives et rafraîchissantes des immenses champs de tulipes. Plaisir fugitif car ces millions de fleurs sont éphémères.

Le Keukenhof à Lisse : une mer de tulipes

Voici une bonne raison de se rendre aux Pays-Bas au printemps ! Le parc floral, le plus grand parc printanier au monde et sans doute le plus beau, accueille jusqu’au 20 mai, des milliers de visiteurs venus admirer son trésor floral : la tulipe bien sûr. L’occasion de découvrir cette fleur symbole de la Hollande sous toutes ses formes et d’apprécier la passion des Néerlandais pour la nature. Un spectacle magique, coloré, parfumé, qui explose en un feu d’artifice d’azalées, orchidées, bégonias, hortensias, chrysanthèmes, narcisses, iris, amaryllis, lys, œillets, roses, et bien sûr de tulipes précoces et tardives. Une féerie de couleurs, INOUBLIABLE !

Floralies en plein air

En parcourant les innombrables allées de cet endroit paisibles et en longeant les pièces d’eau, on est émerveillé de contempler des massifs très colorés, de respirer des odeurs très parfumées et d’observer les richesses de la nature.
Le plan original de Keukenhof a été conçu en 1830 par un architecte paysagiste allemand qui s’était inspiré des jardins à l’anglaise. En 1949, un groupe d’horticulteurs y organisa les premières floralies en plein air. Ils voulaient exposer les nombreuses variétés de fleurs cultivées en Hollande et, surtout, montrer comment tout un chacun peut utiliser les bulbes dans son jardin.
Depuis son ouverture, le domaine a été progressivement agrandi et enrichi. Si l’avenue de hêtres date de 1850, des canaux supplémentaires ont été creusés et des terrains ont été aménagés. Aujourd’hui, certains estiment que six millions de bulbes y sont plantés chaque année par les vingt-quatre jardiniers.

Toujours fleuri

Les responsables ont voulu présenter les fleurs à bulbe pendant toute la durée de la floraison, ce qui n’est pas le cas dans les autres champs puisque les fleurs sont rapidement coupées pour favoriser le développement du bulbe lui-même. Ils ont ensuite habilement diversifié les variétés de sorte que Keukenhof est toujours fleuri sans jamais avoir le même visage.

On ne se lassera pas de notre promenade à travers les très nombreux jardins. Chacun a son cachet particulier. De plus, sept jardins à thème donnent de très bonnes idées pour associer différents types de fleurs et les mettre en valeur : jardin abstrait ; jardin des senteurs ; jardin des couleurs ; jardin Renaissance ; jardin de style ; jardin aquatique et jardin des bordures.

Tracé sur près de 7000 m2, le jardin naturel est la dernière nouveauté du parc. C’est un site expérimental où les plantes bulbeuses poussent à l’état naturel au milieu de plantes vivaces, d’arbustes et de taillis. Les jeux d’eau et les dénivelés accentuent son caractère.

Onze expositions, parades prévues en alternance jusqu’au 15 mai, sont présentées dans les pavillons de la « Reine Béatrice » et « Atrium ». Aussi superbes les uns que les autres orchidées, roses, hortensias et autres fleurs à bulbe enchantent les sens. On voudrait ne jamais quitter Keukenhof, avoir le temps de savourer ce plaisir.

On rencontrera une amie de Franki (une ancienne foraine) qui nous fera gouter aux fameux « Poffertjes », petites crêpes trempées dans du beurre et saupoudrées de sucre glace ou de chantilly…. Que c’était bon !!!!

Et en plus, elle nous permettra de rentrer « gratis » au parc, car on passera par son restaurant… que vouloir de plus !

Le quartier du Jordaan à Amsterdam (le mot « Jordaan » dérive sans doute de « jardin »)

C’est ici autrefois que de nombreux huguenots français trouvèrent refuge.
Toutes les rues et les canaux portent des noms de fleurs, mais au début du XVIIème siècle, ce quartier tout en ruelles, arrière-cour des canaux marchands, était peuplé d’ouvriers misérables et chichement logés et n’était certes par une zone de verdure.

Le Jordaan est aujourd’hui un quartier calme et vivant à la fois, il regorge de charme et de tranquillité bohème et a conquis, les artistes et des gens dans le vent. Un nombre impressionnant de ses 8000 maisons sont classées monuments historiques.

 

Images d'Amsterdam

L'indispensable carte souvenir !

Marken, tout au bout de la digue…

Marken est un petit village de pêcheurs. Jusqu’en 1957, c’était une île, aujourd’hui rattachée au continent par une digue. Ce village calviniste semble vivre hors du temps malgré le tourisme. On y voit encore des costumes traditionnels.

Vue de la route peu avant d'accéder à la digue conduisant au village : elle permet de bien comprendre pourquoi l'on surnomme la Hollande les "pays-bas". La digue protectrice à gauche de la photo protège de la mer, plus haute de deux mètres. On roule donc sous le niveau de la mer ! Et un peu plus loin, les éoliennes ne servent non pas à produire de l'énergie mais à pomper l'eau en permanence...

 

Dans le vieux port pittoresque, les maisons s’alignent peintes en vert et blanc ou noir ébène. Marken a su préserver son charme et son authenticité.

 

Juin 1997

 

Embarquement immédiat…

 

Avec Daniel et Géo

 

Sur le port d’Amsterdam…

Le vieux gréement est amarré juste à côté du musée de la marine. En réalité, il s’agit d’une réplique à l’identique d’un beau trois mâts du 18e siècle qui faisait la route des indes.

 

 

Edam

 

Ce qui nous vient en premier à l’esprit dès que l’on entend le mot « Edam », c’est assurément : le formage. Non sans raison, si l’on pense que la précieuse petite boule ronde est depuis des siècles exportée aux quatre coins du monde. Le marché au fromage, qui a lieu chaque semaine pendant la saison estivale, et les entrepôts, maintiennent le souvenir bien vivant de ce passé riche en odeurs, et en couleurs.

Malgré sa renommée mondiale, Edam n’a rien perdu de son charme, ruelles pavées, pont à bascule, canaux paisible bordés d’arbres, tour-carillon…

 

 

 

 

Afscheid