AUTRICHE – En ballade au Tyrol

du 25 au 30 mai 2009 (6 jours/5 nuits)

 

Voyage organisé par la FNACA

Prix par personne : 412 euros

 

 

 

 

* Lundi 25 mai *

 

Départ matinal. C'est mon anniversaire (60 ans). Pour l'occasion, j'emporte 6 bouteilles de Baux de Forcalquier que nous boirons ensemble à la frontière autrichienne.

 

 

 

 

Trajet par le col du Montgenèvre...

                                                           ... puis autoroute

 

 

 

Déjeuner à Sirmione sur le lac de Garde.

 

 

 

 

Continuation par l’A22, jusqu’au pont du Brenner

 

Europabrücke

(Pont de l'Europe) 


Le plus haut pont d'Europe, long de 777 m, il enjambe la vallée Wipptal à une hauteur de 190 m au-dessus de la rivière Sil. Les piliers sont creux avec des parois d’une épaisseur de 55 cm à la base et de 35 cm dans la partie supérieure.

 

 

 

Arrivée dans la région du Zillertal vers 19 heures, diner et nuit à l’hôtel Gasthof Post à Kaltenbach.

 

 

* Mardi 26 mai *

 

Départ après le petit déjeuner. Visite guidée d'Innsruck.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est l'anniversaire d'Eliane, elle a 67 ans.

Innsbruck est la deuxième plus grande ville d'Europe. Elle est la capitale du Land du Tyrol, et est traversée par la rivière l’Inn.

Son nom vient du nom de la rivière l'Inn et du mot Brücke (le pont en allemand) et signifie Le pont sur l'Inn.

Elle est la cinquième ville d'Autriche du point de vue de la population, après Vienne, Graz, Linz, et Salzburg. La ville compte environ 120 000 habitants, 165 000 avec l'agglomération.

Le dynamisme et le pouvoir d'attractivité d'Innsbruck dans la région sont en partie dus au tourisme (notamment de sports d'hiver), renforçant encore son rôle économique et culturel régional (Université, ville de congrès).

La première mention en tant que ville remontre à 1237. Elle se nomme alors Innsprugg.

En 1363 la dernière comtesse du Tyrol, Marguerite Maultasch, transmet la région au Habsbourg Rodolphe IV, l’Ingénieux. Son descendant le duc Frédéric (1402 à 1439) déplace sa résidence de Merano à Innsbruck en 1420. Puis en 1486 le palais impérial est mis en chantier.

Entre 1490 et 1519 Maximilien Ier (1459-1519), empereur du saint empire, prend le contrôle du Tyrol et Innsbruck devient sa résidence préférée : il y installe la chambre des finances et le gouvernement d’Autriche occidentale. A sa mort il se fera enterrer dans la chapelle du château construite entre 1553 et 1563.

A la mort de Sigismond-François la dynastie des Habsbourg du Tyrol s’éteint. Léopold Ier dissout la cour d’Innsbruck, met des gouverneurs en place pour gérer la province et lui donne ainsi une large autonomie.

Après les invasions napoléoniennes, il faut attendre 1815 pour que le Tyrol soit rendu à l’Autriche qui redonne à Innsbruck le statut de capitale du land en 1849 (à la place de Merano). Entre 1858 et 1884 la ville est raccordée au réseau ferré européen. Les premières constructions d’installation de ski alpin sont mises en chantiers en 1929. La ville organisera ensuite deux fois les jeux olympiques : en 1964 et en 1976.

Nous commençons notre journée touristique avec une ballade dans le parc Hofgarten, en face du palais impérial.

 

Au centre il y a un menhir, la guide nous explique que cette pierre donne de l'énergie aux hommes qui la touche, ils se précipitent tous... les mécréants ! et par conséquent un peu nigauds car ils avouent sans le vouloir qu'ils sont tous défaillants en la matière...

Palais impérial "Hofburg"

 

 

 

 

 

L’église Saint-Jacques

 

L'église saint-Jacques a toujours joué un rôle important dans la vie des habitants d’Innsbruck et l’on peut ainsi comprendre son évolution d’église en cathédrale.

La renommée de la cathédrale est due à une représentation de la vierge du secours (Notre Dame du Bon Secours) que les visiteurs peuvent admirer sur le retable-autel. L’image a permis à l’église-cathédrale de devenir une place de pèlerinage très prisée sur le chemin de Compostelle.

La maison Hebling de style gothique, fut transformée en style rococo en 1732.

Le petit toit d'or est un balcon de style gothique symbole de la ville. Son nom vient de son toit composé de 2657 bardeaux de cuivre dorées à l'or fin. Adossé à l'ancien palais ducal de Frédéric IV de Habsbourg dans la vieille ville, ce balcon fut commandé par l'empereur Maximilien 1er 1500. La façade du balcon est richement décorée de reliefs représentant des blasons des huit pays de l'empereur Maximilien.

De cette loggia, l'empereur pouvait à la fois se montrer au peuple et avoir une vue sur la place et ses spectacles ou autres manifestations qui pouvaient s'y dérouler.

L'Arc de Triomphe

 

Marie Thérèse n’est venue que deux fois à Innsbruck- la Capitale des Alpes, de passage en 1739 et en 1765 pour le mariage de son fils Léopold II avec l’infante d’Espagne Marie Louise, ce que rappelle l’arc de triomphe qui garde l’entrée de la Maria-Theresien-Strabe. La liesse du mariage fut assombrie par la mort de son époux François Stéphane de Lorraine. La chambre mortuaire fut transformée en chapelle à la demande de l’impératrice. Elle fit alors aussi construire un couvent de femmes nobles, lesquelles avaient pour tâche de prier pour l'empereur défunt.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le tremplin de Bergisel

Le tremplin de saut à ski trône majestueusement sur le Bergisel. Il fut dessiné en 2001 par la célèbre architecte irakienne Zaha Hadid. Sa tour aux courbes harmonieuses abrite un café, une terrasse panoramique avec vue à 360° sur les sommets du Tyrol. Les plus sportifs y accèderont par une volée de 455 marches.

 

La basilique de Wilten, église paroissiale et de pèlerinage, fait partie des joyaux d’Innsbruck. Comme la légende le rapporte, les légionnaires romains vénéraient déjà une madone à cet endroit.

La basilique se situe sur une grande place qui met particulièrement en valeur sa belle façade baroque. L’intérieur nous ravira de ses couleurs douces mêlées à des dorures solennelles et à de délicats stucs rococo.

Déjeuner au restaurant, puis départ vers Hall in Tirol.

 

Visite du musée de la monnaie et découverte du quartier médiéval.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Eglise des Jésuites

Retour à l'hôtel.
Diner et nuit.

 

 

  

* Mercredi 27 mai *

 

Après le petit déjeuner, départ pour Salzbourg.

 

Salzbourg (qui tire son nom du sel, véritable or blanc) valse sur les rythmes du monde car l'esprit de Mozart flotte toujours dans les rues préservées de la vieille ville. Un bijou européen à l'atmosphère terriblement romantique.

Salzbourg est renommée dans le monde entier grâce à la beauté de son quartier historique (classé au Patrimoine de l'Unesco en 1997)

La Forteresse Hohensalzburg, image « carte postale » de Salzbourg, construite à partir de 1077 par l’archevêque Gebhard, est le plus grand château fort d’Europe centrale entièrement conservé. Aux 15ème et 16ème siècles, pendant la Guerre de Hongrie et les révoltes paysannes qui avaient atteint le pays, les archevêques s’y réfugièrent pour se mettre à l’abri. L’un d’entre eux, Leonhard von Keutschach (1495-1519), agrandit la Forteresse et lui donna son aspect actuel. Pendant la longue histoire d’Hohensalzburg, aucun assaillant n’a réussi à la prendre. Depuis 1892, sous le règne de François-Joseph, le château a perdu son rôle militaire pour devenir un lieu de tourisme qu’on atteint en funiculaire depuis la Festungsgasse.

Nous voilà sur la place de la cathédrale Saint-Rupert.

 

La cathédrale Dom St Rupert dédiée au Christ a été reconstruite trois fois et le dernier édifice (érigé par un architecte italien) remonte à 1628, début du baroque. Imposante, elle recouvrirait la surface d’un terrain de football et peut recevoir 2.000 personnes assises et 10.000 debout. La coupole octogonale fait 70 mètres de hauteur. 

Le prince archevêque Wolf Dietrich souhaitait que la nouvelle cathédrale soit plus grande que Saint-Pierre de Rome. Destitué, son successuer soutint un projet moins mégalo. Elle est tout de même considérée comme le monument italien le plus important au nord des Alpes.

Dans la première chapelle à gauche en entrant, les fonts baptismaux du 12ème siècle aux lions de bronze et à la vasque en étain furent le lieu de célébration du baptême de Mozart en1756.

Joseph Mohr, l’auteur du célèbre chant de Noël « Douce Nuit » y reçut aussi le sacrement. A l’époque de Mozart, l’édifice possédait déjà cinq orgues indépendantes et Wolgang avait l’habitude de jouer sur celle près du pilastre avant à droite de l’autel. Il composa la majeure partie de ses œuvres religieuses en hommage à la cathédrale de sa ville natale.

 Le parvis de la cathédrale accueille, tout l’été, de nombreux concerts et représentations théâtrales.

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

Saint-Florian 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

  

 

 

La maison "Engel" est la plus petite maison de Salzbourg. 

 

Les "Mozartkugels", une autre institution !

Le Maître Confiseur Paul Fürst inventa les fameuses boules au chocolat de Mozart « Mozartkugels » en hommage au compositeur en 1890. Il reçut pour le produit une Médaille d’Or à Paris en 1905. Martin Fürst, représentant la 5ème génération assure que la méthode est inchangée, depuis l’invention de son aïeul. La boule est toujours travaillée à la main et ils sont leaders du marché avec 1.400.000 Mozartkugels qui sortent de leur atelier chaque année et sont exportés vers 50 pays. Chez eux pas de conservateur. Le produit est frais et garde toute sa saveur pendant 6 à 8 semaines. Les ingrédients ? nougat, chocolat, massepain, amande, sucre, pistache…

 

Mais revenons au cœur de Salzbourg, là il faut laisser vagabonder son imagination et errer de rue en rue… Découvrir les cours intérieures nichées derrière les grands portails de fer, lever la tête pour admirer toutes les enseignes notamment dans la rue la plus courue « Getreidegasse » (rue des Enseignes, justement, où se trouve la maison natale de Mozart) où même le Mac Donald joue le jeu du fer forgé et de la feuille d’or ! L’astuce, à l’époque, était de faire comprendre la nature du négoce à une population d’illettrés… Ainsi le tailleur affiche-t-il des ciseaux ou le coutelier, un couteau !

 

 

Le citoyen le plus illustre de Salzbourg demeure Mozart, né en 1756 dans cette maison au mur jaune.

Eliane et son amour pour les vaches. 

Apparement, un cadran solaire !

 

Le monastère et le cimetière Saint-Pierre

 

Le charmant cimetière St-Pierre est le plus ancien de la ville. Il est bordé de chapelles creusées dans le rocher. Elles sont le dernier repos des grandes familles de la cité, inhumées ici sur plusieurs générations.

Les tombes sont extraordinairement fleuries. On y trouvera la tombe de la soeur de Mozart, Nannerl, son épouse Constanze et son père Léopold Mozart se trouve sur l'autre rive dans le cimetière St Sébastien.

Par contre, il ne faudra pas chercher le lieu du repos éternel de Mozart qui, mort à Vienne le 5 décembre 1791 fut jeté à la fosse commune comme un manant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Abbatiale Saint-Pierre

 

 

 

 

 

 

Déjeuner au restaurant Stieglkeller, les terrasses ont une vue exceptionnelle sur la vieille ville. La cuisine est autrichienne, traditionnelle et répétitive, les repas ne seront donc pas nos meilleurs souvenirs du voyage. 

Le château d'Helbrunn

Un château baroque construit en 1612 sur la demande du prince-archevêque Markus Sittikius von Hohenems.

 

La visite est obligatoirement guidée (on comprend vite pourquoi). Ainsi le tour des jeux d'eau débute par une grande table en marbre dont les sièges sont pourvus de jets qui devait bien surprendre les invités ! Tout l'ensembre est de la même "trempe" si j'ose dire. C'est une suite de grottes aménagées, de bassins et de fontaines et surtout de fantaisies, faites pour tremper le plus possible de visiteurs. on comprend très vite pourquoi le guide est vêtu d'un K-Way...

Cette tête de cerf nous crache de l'eau depuis toutes ses extrémités !

Il y a également un petit pavillon où l'on découvre un splendide théâtre d'automates, en très bon état malgré leurs quatre siècles. 113 figures s'animent dans une composition sur la vie d'une ville, au son d'une petite musique. L'ensemble est magnifique et ne cesse... que pour que de nouveaux jets d'eau ne vous envoie une giclée, ce qui vous fait reculer d'un pas et prendre le jet d'eau qui s'allume dans votre dos.  

Diabolique... Markus Sittikus qui imagina l'ensemble que nous pouvons encore admirer, devait être un grand plaisantin ou un être diabolique... Aujourd'hui, nous nous prêtons avec amusement au jeu ! 

 

L'intérieur du château n'est pas d'un grand intérêt, nous avons à disposition un audio-guide et il faut traverser 10 salles, pratiquement non meublées et aux murs peuplés de vilaines peintures. C'est donc une légère déception à la fin de la visite.  

Retour, dîner et logement à l'hôtel.

 

 

* Jeudi 28 mai *

 

Journée châteaux de Bavière : départ après le petit-déjeuner.

Le château de Neuschwanstein

 

La construction de ce château féerique fut initée par le roi Louis II de Bavière. Il souhaitait, avec cette réalisation, évoquer l’univers d’un artiste qu’il affectionnait particulièrement : Richard Wagner. Le château de Neuschwanstein, dressé au sommet d’un éperon rocheux haut de 200 mètres, est donc un pur produit de l’imagination de ce roi. Les travaux commencèrent en 1869. L’ambition démesurée de ce projet engouffra l’ensemble de sa fortune.

Accusé de folie par les ministres bavarois, le roi décédera noyé en 1886, dans des circonstances obscures. Il n’aura donc habité son château que quelques semaines et ne verra jamais l’achèvement des travaux d’aménagement intérieur. En effet, à la mort du roi, seuls les 3e et 4e étages, les appartements royaux, étaient terminés.

 

Un décor de conte de fées puisque ce château aurait notamment inspiré Walt Disney pour la création du château de la Belle au Bois Dormant. 

On parvient au château à l'issue d'une ascension d'environ 20 minutes de marche, en pente douce. Pour admirer l’autre château qui nous fait face, je perds l'équilibre et chute sur la rambarde, j’en ai eu le souffle coupé et une douleur vive sur le côté gauche, je vais m'appuyer un peu sur Paulette, un peu sur Charly, et je continue la grimpette.

 

Mais le retour est difficile, j'ai mal, alors je renonce à aller voir le château de Hohenschwangau. Je laisse l'appareil photo à Charly.

Le château d'Hohenschwangau se trouve directement en face du château de Neuschwanstein. Il a servi de résidence d'été à la famille royale de Bavière. Louis II y passa une partie de son enfance. Sa mère Marie de Prusse (1805-1889) a vécu encore presque trois ans après le décès de son fils à Hohenschwangau avant qu'elle n'y décède. Son beau-frère, le prince régent Luitpold de Bavière a vécu au 3ème étage du bâtiment principal. Il y installa l'électricité en 1905 et un ascenseur électrique. Luitpold mourut en 1912 et le château devint un musée au cours de l'année suivante.

 

Retour à l'hôtel .

 

 

 

Diner-spectacle avec un groupe folklorique tyrolien. Un programme haut en couleur, une soirée originale. Un seul bémol, nous étions sur le côté de la scène, donc très mal placé pour prendre des photos.

  

* Vendredi 29 mai *

 

Petit déjeuner à l'hôtel.
Départ pour Jenbach pour embarquer à bord d'un historique train à vapeur jusqu'à Mayrhofen.

 

Accrochons-nous, c’est parti !

On lâche la pression, on se détend au maximum en compagnie d’un accordéoniste qui nous sert un petit verre de schnaps, nous avons le temps de profiter du paysage car la vitesse maximale ne dépasse pas 35 km/h.

Mayrhofen

 

Située dans la vallée de Zillertal, Mayrhofen et ses 633 mètres est quelquefois créditée comme étant le berceau du tourisme dans le Tyrol. Mayrhofen a certainement une riche histoire quand vient le temps de répondre aux besoins des citadins désirant visiter les montagnes pour le paysage et l’air pur en été et, plus tard, pour les passionnés de sports prenant goût aux pentes en hiver.

 

Déjeuner insipide, comme d’habitude, et nous remontons dans le bus pour aller au pied de la magnifique chute d’eau de Krimml.

Les chutes de Krimml (Krimmler Wasserfälle)

 

Dans la vallée du Pinzgau, le clou du spectacle reste les chutes de Krimml. Venues de 12 glaciers, ces cascades hautes de 380 mètres déversent leurs trombes d'eau dans un vacarme impressionnant.

Il s’agit des 5ème chutes les plus importantes du monde et les premières d’Europe, du moins par leur débit.

 

Nous empruntons tous le sentier qui mène aux deux chutes supérieures, mais beaucoup d’entre nous ne grimperons pas jusqu’au vallon du Krimmler Ache. Paulette et moi nous dépasseront tout de même les 1220 m, preuve à l’appui, en nous arrêtant aux belvédères emménagés qui permettent d’apprécier différents points de vue et surtout en s’approchant au plus près des chutes de ressentir toute leur puissance.