MAROC
5ème édition
Décembre 2025/Février 2026
Les circuits
d’Emile Verhooste
Début décembre, nous traversons l’Espagne pour se rendre au Maroc. Un voyage qui par son dépaysement, sa culture et sa singularité ne nous laissent jamais indifférent. Et pour ceux qui, comme nous l’apprécient, il crée presque une addiction annuelle.
Lundi 1er décembre
CHAMP-SUR-DRAC
Il roule ce pauvre Ulysse, il affiche ce matin 112 248 au compteur…
Il est 8h30 quand nous entreprenons notre grand voyage d’hiver !
1ère nuit sur le parking de Gran Jonquera en Espagne, après avoir fait nos achats de charcuterie.
Il nous reste 1250 km pour arriver à ALGÉSIRAS.
Mardi 2 décembre
Il est 15h30, et nous avons déjà parcouru la moitié de la route… nous décidons de rouler encore un peu. Il est 18 heures lorsque nous trouvons un parking près d’une station essence à LORCA.
Mercredi 3 décembre
Il est 15h30, et nous avons déjà parcouru la moitié de la route… nous décidons de rouler encore un peu. Il est 18 heures lorsque nous trouvons un parking près d’une station essence à LORCA.
Arrivés à 15 heures à ALGESIRAS, l’arrêt obligé chez Gutierrez pour l’achat de nos billets bateau. Une bonne surprise 250 euros A/R. Notre départ est prévu à 17h30. 2ème bonne surprise, à peine arrivés au port, nous embarquons… il est 16h30 lorsque nous voyons s’éloigner le rocher de Gibraltar.
La sortie du port de Tanger se fera tout aussi facilement, et notre 1ère nuit marocaine sera sur le parking du port (16° à 20 heures, ça nous change de Grenoble)
Jeudi 4 décembre
Descente par l’Atlantique
Balade matinale à KSAR ES-SEGHIR, petit port de pêche. On peut voir au bord de l’oued, les restes d’une forteresse, souvenir de l’occupation portugaise au 15e siècle.
En toile de fond, le port de TANGER MED (grand chantier BOUYGUES, il faut le dire…).
1er achat de fruits et légumes (mandarines, bananes, avocats, mangue et tomates). Le geste du vendeur pourrait porter à confusion, mais il est en train de me dire de prendre en photo tout son étalage…
1er tagine (c’est la troisième fois que l’on s’arrête chez lui… un excellent tagine au poisson).
La route continue de courir de Corniche en corniche en direction de TANGER.
Arrêt pour la nuit sur un parking, non loin de la médina.
Voilà pour la petite anecdote du jour…
Je n’ai plus de souris pour mon ordi. Et hop, nous sautons dans un « petit taxi » pour aller chez un revendeur Apple. Au retour, on reprend un autre petit taxi (les petits taxis au Maroc peuvent prendre plusieurs clients). Donc une fois de retour dans le CC, je veux charger ma nouvelle souris, et là, coup de chaud… j’ai laissé le paquet dans le taxi, 119 euros la souris quand même… voilà un chauffeur qui va être content à la revente…. Et bien non, 5 mn plus tard, nous revoyons notre chauffeur en palabre devant le parking… le gardien lui a montré le camping-car. Comme j’aime ce Maroc !
vendredi 5 décembre
Nous quittons TANGER « la porte de l’Afrique », pour monter au CAP SPARTEL, où un magnifique arc en ciel nous attend
ASILAH
Cette petite ville assoupie au bord de l’Atlantique a connu un passé tumultueux. D’abord comptoir phénicien, elle devint colonie romaine. Au XVe siècle, les Portugais établissant des comptoirs sur la route de l’Afrique Occidentale s’en emparèrent et construisirent les remparts. Les Espagnols leur succédèrent jusqu’au XVIIe siècle lorsque le sultan Moulay Ismaïl reprit la ville.
Nous déjeunerons le long des remparts, sur l’avenue Hassan II et rentrerons dans la cité par la porte Bab Homar, percée dans une grande tour ronde surmontée d’un écusson à demi effacé aux armes du Portugal.
La petite médina en surplomb de l’Océan, s’apprécie à petits pas, l’œil disponible et le nez au vent. Une symphonie de couleurs, blanc et bleu des maisons, peintures murales qui ont fait la célébrité de la petite ville.
Ce soir nous dormirons au camping Echrigui.
Samedi 6 décembre
LIXUS, ancienne cité romaine, construite sur une colline qui domine toute la vallée et offre une vue panoramique sur la vaste plaine marécageuse dans laquelle le Loukkos décrit de grands méandres avant d'atteindre la mer.
Fondée probablement au XII siècle avant J.-C. par des Phéniciens, la ville connut une grande prospérité pendant la période carthaginoise. Son importance se maintint sous l’occupation romaine jusqu’au IIIe siècle de notre ère.
Sur le bas de la colline, une centaine de bassins utilisés pour les salaisons, où l’on conservait le poisson. On y fabriquait aussi le garum, un condiment à base de poisson très apprécié des Romains.
Les thermes abritant une mosaïque du dieu Océan, bien abimée, qui pavait le tepidarium (la pièce chaude).
Le théâtre romain édifié au 1er siècle
Au sommet de la colline, se trouve l’Acropole prolongée par un grand temple.
Entre Mythes et Histoire
C’est aussi près de Lixus, là où le soleil se couche éternellement, à la frontière entre le monde des mortels et le monde des dieux, que s’épanouissait le plus beau jardin qui soit. Ce verger luxuriant, ce jardin d’immortalité confié aux Hespérides, les nymphes du soir, voyait couler en son sein des rivières d’ambroisie tandis qu’un arbre merveilleux y donnait des pommes d’or, fruits d’immortalité, dont Hercule réussit à s’emparer après avoir vaincu un terrifiant dragon.
Sans doute est-ce avec la légende du jardin des Hespérides que débute celle du Maroc, le « pays du couchant ».
Dimanche 7 décembre
LARACHE à l’embouchure du fleuve Loukos, bénéficie d’une situation agréable entre le fleuve et l’océan. Les Espagnols installés à Larache entre 1911 et 1956 ont édifié une ville européenne agréable juxtaposée à l’ancienne médina.
Par des escaliers et une petite ruelle nous arrivons sur le Zoco de la Alcaceria qui s’anime à partir de midi. Nous y prenons l’apéritif (thé à la menthe…).
Un monsieur âgé vient nous taper la causette… il se propose de nous faire visiter la ville. J’aime ces « faux » guides, qui pour un petit bakchich, nous emmène dans de petites ruelles que l’on n’aurait jamais vues…
Au fond du Zoco, la porte de la Kasbah, donne accès à une rue qui permet de rejoindre l’esplanade dominant la mer, les marais salants et le Loukos.
Un Draco Dracena Yoka, planté le 15 mai 1997 !
Visite de l’église Notre-Dame-du-Pilier (Nuestra Soñora del Pilar), inaugurée en 1931 et financée par la reine espagnole. Nous arrivons pendant la messe du dimanche… nous restons en retrait, les prêtes vont venir nous toucher la main à la fin du service.
La place de la Libération marque la limite entre la ville moderne et la médina, ses maisons à arcades et ses cafés qui la bordent ont conservé un charme espagnol. Nous y déjeunerons (friture pour Gérard, et spaghettis aux fruits de mer pour moi).
Retour au CC en passant devant la Kasbah de la Cigogne, qui avait bien besoin d’une restauration… Elle tient son nom des oiseaux migrateurs qui y ont construit leurs nids pour l’hiver.
Elle fut érigée en 1578 par les prisonniers portugais ayant perdu la bataille des Trois Rois, sur ordre du sultan Moulay Ahmed al Mansour. En 1765, dans le cadre de la lutte contre les corsaires barbaresques, une flotte française commandée par l’amiral Du Chaffault soumit la ville à un bombardement suivi d’une tentative de débarquement qui tourna court après la mort et la capture de nombreux marins français par les Marocains.
Arrêt pour la nuit à coté de la kasbah d’Al Mahdiya à KHÉNITRA. La police nous demandera de partir, à 1h du matin (question sureté ou surtout beaucoup de zèle) sur un parking, bien éclairé, proche de la mer.
Lundi 8 décembre
Cette nuit, la police nous délogera très gentiment, à 1 heure du matin, du parking de la Kasbah de MEHDIYA (question sureté pour eux, mais
pour notre compte beaucoup trop de zèle, nous ne nous sommes jamais sentis menacés au Maroc...). Ils nous ont accompagné sur un parking en ville, bien trop éclairé...
Bon cela fait partie des aléas qui nous font plutôt sourire !
Nous ne pourrons visiter la kasbah de MEDIYA, elle est en restauration.
De son esplanade, belle vue sur l’estuaire du Sebou.
Distribution de bonbons, c’est toujours un plaisir d’avoir des beaux sourires en remerciements.
Arrêt aux Jardins exotiques de BOUKNADEL à SALÉ.
Créés en 1951 par Marcel François, ingénieur horticole, ces jardins avaient pour but d’introduire et d’acclimater au Maroc des espères exotiques ornementales et de démontrer que, sur une terre primitivement stérile, il est possible de faire pousser une végétation luxuriante issus des climats les plus divers. Plus de 1500 espères ou variétés différentes y étaient « librement » représentées.
Petit à petit tombés à l’abandon, ces jardins voyaient leur avenir compromis lorsqu’en 2003 la Fondation Mohammed VI lança une large opération de restauration. La pépinière a alors repris son activité, des replantations ont été engagées, un large travail d’inventaire entrepris. Les sentiers ont été redessinés pour mettre en valeur cette immense variété d’espèces venant du Congo au Japon, en passant par les Antilles, le Mexique, le Brésil, la Polynésie, l’Australie, Madagascar et la Chine.
Déjeuner à SALÉ, avant de traverser le pont Hassan II qui marque l’entrée de RABAT.
Nous trouverons un parking face à la mer avant le coucher du soleil.
Mardi 9 décembre
Ville d’histoire fondée au XIIe siècle.
Des siècles d’histoire ont façonné la cité. Une histoire en dents de scie, avec des périodes fastes et d’autres plus sombres.
Rabat va connaître un renouveau à partir du XVIIe siècle, mais c’est en 1912, sous la houlette du maréchal Lyautey, qu’elle devient capitale administrative du protectorat français. Elle a conservé ce statut depuis.
Au lever du jour...
Fortifications et remparts
Que ce soit autour de la kasbah, autour de la médina ou même autour du palais royal, les enceintes, fortifications et remparts sont partout dans la ville. De quoi ajouter du cachet à la capitale marocaine.
La porte de la kasbah – Bab-el-Casbah, puissante et ornementale construite en 1195 par Yacoub el-Mansour.
Un bijou, la kasbah des Oudaïa. Un petit fort sur le front de mer, sans doute le plus bel endroit de Rabat.
Cet ancien camp militaire fortifié almohade, construit au 12e siècle, est inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco. Ses ruelles étroites, bordées de maisons chaulées blanches et bleues, distillent une atmosphère hors du temps.
La plate-forme du sémaphore, un panorama à couper le souffle sur toute la baie et SALÉ en arrière plan.
Devant nous, la mer qui déroule son étendue infinie, secouée par la vigueur des courants océaniques. En bas, le Bouregreg affiche sa nonchalance langoureuse.
Les deux tours, Hassan II et la nouvelle tour Mohamed VI, la plus grande tour de l’Afrique, visible à 50 km : 250 m de haut, 55 étages (bureaux, hôtels, appartements de luxe), 3350 m2 de panneaux solaires, récupération de l’eau de pluie et recyclage des eaux usées ont été intégrés à la conception du bâtiment. L'eau chaude émane d’un système interne de récupération de l’énergie.
Une pause s’impose au café Maure… Devant de délicieux gâteaux marocain et un thé à la menthe, on contemple…
La suite de la balade se fera en « vélotaxi ».
Traversée de la rue des Consuls, c’est dans cette rue que, jusqu’au début du XXe siècle, résidaient les diplomates étrangers. Aujourd’hui, elle est entièrement dévouée à l’artisanat.
Le vélo se faufile dans le souk-el-Ghezel… pour arriver dans les quartiers chics !
Il faut montrer « patte blanche » nos passeports pour entrer dans le quartier du Palais Royal, le Dar-el-Makhzen entièrement fortifié, une ville dans la ville (un magnifique parcours de golf, un champ de course, les bureaux du Premier ministre, une mosquée, la caserne de la garde royale, le lieu de résidences de quelque 2000 fonctionnaires…).
Notre pousse-pousse nous laissera devant le Mausolée de Mohamed V, un tombeau royal d’envergure.
Le lieu a été soigneusement choisi. Car c’est ici, sur l’esplanade, au pied de la tour Hassan, que le roi Mohamed V a conduit la toute première prière du vendredi après son retour d’exil en 1956 et proclamé l’indépendance du Maroc.
A l’intérieur, Mohamed V repose dans un sarcophage d’onyx blanc placé en plein centre. À ses côtés, à droite le prince Moulay Abdellah, à gauche le roi Hassan II.
On peut y voir une magnifique coupole réalisée en cèdre de l’Atlas, acajou et or, particulièrement spectaculaire.
L’esplanade de la mosquée
Lorsque à la fin du XIIe siècle, Yacoub el-Mansour décide de faire de Rabat la capitale de son royaume, il décide dans le même temps de la doter d’une mosquée monumentale. Une mosquée qui aurait dû être la plus grande du Maroc, voire même la plus grande de tout le monde arabe. L’édifice devait en effet s’épanouir sur près de 2 hectares et demi et accueillir plus de 40 000 fidèles. Malheureusement il mourra seulement trois ans après le début des travaux et aucun de ses descendants ne continuera son œuvre titanesque. En dehors de la tour Hassan et le minaret presque achevé, les quelques 200 restes de colonnes de marbre rose et gris qui jalonnent l’esplanade donnent la mesure de l’espace dédié à la mosquée…
La tour Hassan est à Rabat, ce que la tour Eiffel est à Paris : un symbole ! Du haut de ses 44 mètres, elle domine fièrement l’esplanade qui s’étale à ses pieds. La bâtisse carrée et massive (plus de 16 mètres de chaque côté), donne une toute petite idée de l’ampleur de la construction initialement voulue. Car la tour Hassan n’est que le minaret inachevé d’une mosquée qui n’a jamais vu le jour.
Avant de partir, nous assistons à la relève de la garde.
LA PORTE DU CHELLAH.
Un ouvrage imposant ainsi que la haute muraille qui ceint entièrement le site sont postérieures à la cité romaine évidemment.
Pourquoi clôturer dans de hautes murailles et une porte magistrale un site qui renferme une nécropole et des vestiges romains ? Cela fait aussi partie des mystères de Chellah mais témoigne sans doute d’un attachement symbolique fort au lieu et à ce qu’il représentait.
Déjà visité en mars 1994, lors du voyage des médaillés (20 ans chez Bouygues). Aujourd’hui complètement restauré, l’édifice ne manque pas de cachet…
La nécropole mérinide de Chellah, un lieu rempli de mystères et de spiritualité. Bâtie sur les ruines d’une ancienne cité romaine, les Mérinides aménagèrent un cimetière digne d’accueillir leur tombeaux (14e siècle). Le site, abimé lors du tremblement de terre de 1755, est aussi beau que poétique : on s’y promène entre ruines romaines, mosquées aux minarets coiffés de nids de cigognes et tombes royales, au milieu d’une végétation luxuriante.
Une colonie sédentaire de plus de 70 cigognes, veillent sur le site de Chellah. Elles le quittent temporairement en août et reviennent en Septembre.
70 cigognes, veillent sur le site de Chellah. Elles le quittent temporairement en août et reviennent en Septembre.
végétation luxuriante.
On s’arrête avant de partir au bar restaurant du site « Le Patio » pour boire notre premier jus d’orange… On ne fera pas dans la dentelle… 7 euros le verre !
Mercredi 10 décembre
RABAT… CASA sous la pluie.
Déjeuner à l’Espace Hassan, Casa Jnan California, dont le manager est le cousin de ma filleule. Il nous a reçu comme des rois, nous avions commandé seulement un risotto chacun (fruits de mer pour moi, truffé pour Gérard). Il nous a fait servir une salade en plus et 2 jus d’orange/banane, tout était excellent. A la sortie, il a refusé de nous donner l’addition.
Nous l’avons retrouvé à 17h, il nous a rejoint pour aller boire un café. Aussi sympathique que sa tante, ma très chère amie Fatima… Maintenant on l’attend pour aller dormir devant chez lui.
Harira au menu de ce soir.
Jeudi 11 décembre
Journée chez la famille Hadhoud devant un excellent couscous. Un moment inoubliable de convivialité…
Nuit sur un parking en bord de mer à TAMARIS.
Vendredi 12 décembre
On entre maintenant de plein pied dans le décor marocain tel qu’on le rêve avant le départ : grandes plages de sable fin, palmiers, soleil et, élément unique au monde, l’Arganier, arbre endémique et véritable emblème du Souss marocain.
AZEMMOUR sommeille au bord de l’estuaire où la marée contrarie le flot rouge de l’Oum er-Rbia. Peut-être s’agit-il de l’antique Azama, qui connut les Carthaginois puis les Romains. Fortifiée sous le règne des Almoravides, elle a connu une croissance importante à cette période, avec l’établissement de son port sur la rive de l’oued Oum er-Rbia. En revanche, au début du 12e siècle (1144), tout est a recommencer : la ville est détruite par les troupes de Tachfine ben Ali. Il faut attendre l’intervention des Mérinides en 1266 pour qu’elle se relève de ses ruines.
La ville portugaise ne comprenait que la kasbah. Ses remparts sont restés à peu près intacts, flanqués de bastions encore armés de quelques vieux canons. L’enceinte de la médina fut élevée postérieurement par les Marocains..
Samedi 13 décembre
Une descente progressive vers le soleil, vers le sud, en longeant le bord de mer et les plages de l’Atlantique.
Je suis malade, je carbure au Toplexil…
Lavage d’Ulysse qui en a bien besoin.
Toiser l’océan du haut des murailles d'EL JADIDA, cité portugaise de Mogador s’appelle aujourd’hui El-Jadida. Mais elle a conservé sa fière allure et ses murailles semblent toujours prêtes à affronter les pirates. Une station balnéaire dont le port fortifié portugais veille sur l’Atlantique.
Un passé mouvementé a façonné cette ville fondée par les Portugais qui l’occupèrent durant 250 ans, et qui resta sous leur contrôle jusqu'en 1769 quand ils furent chassés par le sultan Mohammed ben Abdallah. Rebaptisée El Jadida, « la nouvelle », la ville végéta jusqu’en 1820, date à laquelle le sultan Moulay Abderrahman fit restaurer les murailles et rénover le port, le plus sûr de toute la côte Atlantique.
Elle cache aussi dans ses entrailles une singulière et merveilleuse citerne portugaise : multiples colonnes, jeux de lumière et surprenant effet de miroir, mais qui est fermé depuis plus de 6 ans, pour cause restauraton… mais je pense surtout qu’ils n’ont pas trouvé l’argent. Dommage, cette année encore, Gérard ne verra pas cette merveille.
Au menu des plaisirs : grillades de poisson, moi rien. Heureusement car Gérard va être malade toute l’après-midi….
La route côtière longe par endroits les marais salants de SIDI ABED. A gauche s’étend la Lagune de SIDI MOUSSA, site naturel classé par dahir (décret royal) et protégé, où chaque année au printemps des centaines d’oiseaux d’espèces différentes vienne nidifier.
Nous dormirons ce soit au camping Laguna Park à OUALIDIA, pour recharger les batteries.
Dimanche 14 décembre
Journée camping. Gérard est toujours malade depuis hier après-midi à cause du poisson mangé à El-Jadida.
Un tagine nous a été livré dans le CC.
Lundi 15 décembre
Heureusement l’indigestion de Gérard nous a retardé, sinon nous serions peut-être à Safi qui n’est qu’à 50 km. C’était notre prochaine destination, et vu les évènements, nous allons encore rester deux jours à OUALIDIA.
OUALIDIA, perle de l’Atlantique
Ce petit village de pêcheurs est bordé par une magnifique plage qui s’étire le long d’une lagune de 12 km. Un endroit magnifique, unique au Maroc, qui abrite aussi de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs.
On dit d’Oualidia qu’elle possède la plage la plus calme de la côte atlantique. C’est aussi sûrement l’une des plus belles. Protégée par sa lagune, cette étendue de sable fin est baignée par un lagon aux eaux tour à tour bleu marine et turquoise. On va profiter d’un rare moment de soleil pour sortir un peu et aller se promener vers l’océan…
Mais Oualidia est aussi réputée pour la qualité de son ostréiculture et de sa pêche. On vient de loin déguster ici les fameuses huîtres (elle en produit près de 200 tonnes par an !). On va s’offrir 24 huitres, que le vendeur va nous ouvrir sur place et les ramener au CC, nous n’avons pas l’argent, tant pis nous dit t’il, on viendra payer plus tard…
Au fond l’ancien palais du Mohamed V (le père d’Hassan II), complètement à l’abandon. En suivant le bord du lagon, nous avions été nous promener jusque là l’an passé, mais nous n’avions pas pu aller plus loin, car il est toujours surveillé par la garde royale.
Mardi 16 décembre
Encore une journée pluvieuse. On nous apporte un couscous au CC (15 euros), on va en manger pendant 4 jours…
Mercredi 17 décembre
On va poursuivre vers le sud pour chercher le soleil… On découvre en contrebas la côte battue par les rouleaux de l’Océan.
Sur notre droite, on passe devant le Cap BEDDOUZA, et nous voilà à SAFI, la ville sinistrée…
Nous nous arrêtons pour déjeuner, en dessous de nous le quartier des potiers complètement emporté par les eaux de l’oued Chaâba en crue…
Nuit à MOULAY BOURZERKTOUN sur un parking en bordure de l’océan.
Jeudi 18 décembre
Courses dans l’ancien carrefour d’ESSAOUIRA, c’est maintenant un magasin genre Métro en France… Nous déjeunerons sur le parking avant de reprendre la route plus au sud…
La cité d’ESSAOUIRA est maintenant complètement interdite aux CC. Nous ne nous arrêterons pas.
Halte à TAMRI, pour acheter les petites bananes du pays.
AGHROUD, le village coloré.
Arrêt au camping Terre d’Océan pour la nuit à TAGHAZOUT, devant l’océan. Comme Hossegor en France, Taghazout est un spot pour surfeurs et cultive un art de vivre plutôt branché…
Vendredi 19 décembre
Arrivée au camping municipal de TIZNIT.
Samedi 20 décembre
Journée devant chez le carrossier Momo.
Dimanche 21 décembre
Journée au camping.
Lundi 22 décembre
Fin des travaux à l’intérieur du CC (rideaux) par Momo.
Mardi 23 décembre
Balade dans TIZNIT, le bougainvillier est de plus en plus beau…
Nous nous posons ensuite pour passer les fêtes au camping Riad MaÏssa à 6 km de TIZNIT.
Mercredi 24 décembre
Réveillon au camping avec une vingtaine de camping-caristes.
Jeudi 25 décembre
Circuit du grand tour de l’ouest de l’Anti-Atlas.
Ils avaient besoin d’eau, ils sont servis… Je pense que maintenant, qu’il faut que ça s’arrête !
On traversera MIRLEFT. Passage devant la plage Sidi Mohamed Ben Abdallah avec son très curieux rocher.
SIDI IFNI est l’une des dernières villes rattachées au Royaume en 1969, après avoir été occupée par l’Espagne depuis 1934, et les marocains qui y vivaient se voyaient tous accorder la citoyenneté espagnole.
Nous parcourons le marché central, enfermé dans une muraille crénelée à la recherche de fruits… mais beaucoup de viande et surtout du poisson…
Arrêt pour la nuit au camping El Barco en bordure d’océan.
Vendredi 26 décembre
De son passé espagnol, Ifni a conservé quelques bâtiments coloniaux et un centre-ville d’aspect très hispanique.
On va prendre le temps de flâner dans cette ville, toute blanc et bleu, subtilement délabrée, dont émane un charme prenant et vaguement nostalgique.
Autour de la place Hassan II (autrefois Plaza de España), ombragée de palmiers et bordée d’immeubles jadis prestigieux, s’élève le quartier colonial dont les bâtiments semblent menacer ruine.
Samedi 27 décembre
GUELMIM, la porte du Sahara
Guelmim était autrefois un important centre caravanier sur la route de Tombouctou. Aujourd’hui, elle est restée un lieu d’échange et de commerce entre les populations nomades et sédentaires, ce qui donne lieu à des animations hautes en couleur.
S’il est vrai que son faste d’antan s’est peu à peu émoussé, Guelmim n’a rien perdu de son âme. Son souk est toujours aussi typique, avec ses monceaux d’épices et son endroit réservé aux animaux (moutons, chèvres…), et dans sa ville ancienne aux basses maisons de terre, le temps paraît s’être arrêté. Aujourd’hui encore, on se retrouve le samedi matin pour assister au marché aux chameaux hebdomadaire, plus connu sous le nom d’Amlayrich. C’est le plus grand du Maroc et l’on vient de très loin pour acheter (ou vendre) un chameau aux enchères. On y croise parfois les fameux « hommes bleus », ces Touaregs aux vêtements d’azur.
Après avoir déjeuner avec Ali et sa femme dans le très bon restaurant 33 (avec des nappes blanches SVP…), nous sommes allés rendre visite à Hassan, à TARMGUIST, déjà rencontré il y a 2 ans et chez qui, l’hospitalité légendaire des marocains prend tout son sens…
Dimanche 28 décembre
Attrait de l’Anti-Atlas - 80 km de paysages rudes, sans rencontrer âme qui vive. Une très belle route entre GUELMIN et ASSA. Des montagnes rocheuses, aux couleurs diverses, comme jetées là, au hasard.
ASSA
Perché au sommet d’une crête rocheuse surplombant l’oasis, le ksar d’Assa est un exemple remarquable de l’architecture traditionnelle saharienne. Construit en pierres sèches et en pisé, il reflète l’ingéniosité et l’adaptation des habitants aux conditions climatiques arides du Sahara. Ses ruelles sont étroites et tortueuses, coupées de passages couverts, surtout en ruine…
Le site servait d’étape aux caravanes qui traversaient le désert, transportant des marchandises entre le Maroc et les pays subsahariens.
Depuis plus d’une décennie, le ksar fait l’objet de travaux de restauration dirigés par Salima Naji que l’on rencontrera devant la palmeraie.
L’on va faire aussi la connaissance de deux charmantes marocaines qui vont nous proposer de nous offrir le café chez elle au village. Mais comme on préfère rester dans le ksar, elles vont nous accompagner au travers des ruelles en ruine, étroites et tortueuses, coupées de passages couverts. On aura quand même droit à un thé, offert gentiment par un garçon de café…
Mais Assa est surtout une ville religieuse et un lieu de pèlerinage. Nous découvrirons l’immense cimetière où trois cent soixante-six Saints y sont – d’après la légende – enterrés.
Nous, nous y avons découvert des habitants chaleureux et accueillants. Avant de nous quitter, l’une d’elle m’offrira un bracelet et une bague…
Nous irons par une piste sur la partie haute qui offre une vue panoramique imprenable sur la ville et la palmeraie.
Lundi 29 décembre
Une superbe route, comme un tapis, au milieu du désert, mais ou tu en prends tout de même plein les yeux… de temps en temps des dromadaires qui errent au milieu de rares touffes d’herbe… et soudain au tournant de la route, au fond d’une vallée, un espace vert : une oasis apparaît. Miracle de l’eau !
Nous sommes à FOUM-EL-HISN, où nous allons déjeuner d’une omelette dans le petit bistroquet du coin… avant de nous installer à ICHT, au camping de la ferme Amerdoul.
Nichée au pied du Jbel Beni, l’oasis d’ICHT, est un écrin de verdure, et abrite une curiosité architecturale : un village souterrain que nous avons déjà visité en février 2024.
Sa kasbah est unique dans son genre, puisqu’elle s’enfuit des mètres sous terre. Depuis de petites portes, on accède à un labyrinthe de ruelles souterraines qui desservent les différentes maisons. Chaque maison est traversée par un large puits de lumière qui éclaire et ventile les pièces creusées dans la terre. Une prouesse qui vient répondre à un besoin vital : fuir la chaleur. Rappelons-le, nous sommes aux portes du Sahara et dos à l’Anti-Atlas, et les températures peuvent grimper jusqu’à 50° en été.
Soirée au camping, nous irons souper d’une harira
Mardi 30 décembre
A partir de AÏT-OUABELLI, on accède au site de TADAKOUSTE par une bonne piste de 18 km très roulante. Une très longue ligne droite, complétement désertique, conduit au village, les derniers 500 m sont dans le lit de l’oued, complètement défoncés…
(Heureusement pour moi, c’est le GPS de Gérard qui lui a indiqué de tourner à droite).
Dans un écrin vert, surmonté de ses « pyramides ». L’agadir, assez impressionnant tout en haut de son rocher, date du XIVe siècle, mais n’est pas en très bon état. Le paysage, de toute beauté, vaut le détour tout comme les ruelles de ce village.
Le site d’Assif Tadakoust est un joyau pour les passionnés d’art rupestre et de patrimoine historique. Ce site remarquable offre un large éventail de gravures et de monuments funéraires préislamiques (tumuli), constituant un véritable musée à ciel ouvert. On dénombre plus de 200 gravures rupestres (faune locale, bovidés, formes géométriques et pièges à poissons) et plusieurs monuments funéraires anciens.
Malheureusement nous n’avons pas trouvé de guide pour nous y conduire…. Ce sera pour une autre fois !
Nous reprenons la route sur TATA, pour nous arrêter au camping municipal en plein centre ville.
Mercredi 31 décembre
Construite au milieu d’une belle palmeraie, TATA est une agréable bourgade autrefois considérée comme un carrefour des routes des caravanes.
Capitale des Chleuhs, au pied u jebel Bani, la ville se compose d’une rue centrale démesurément large et entourée de petites maisons rouges à arcades, sous lesquelles s’abritent d’innombrables boutiques. La couleur de l’enduit qui recouvre ses maisons, lui ont valu le surnom de « ville rose ».
Aux heures fraîches du jour (le terme étant ici tout relatif), il y règne une certaine animation, des plus sympathiques, lorsque les habitants de la palmeraie (les femmes portent ici des jupes d’un bleu superbe) viennent faire leurs courses ou tout simplement se promener.
Nous déjeunerons d’un tagine dans un petit bistroquet du centre-ville ou l’on nous apportera du pain tout juste sorti du four… (attention aux pierres qui sont encore accrochées, elles sont brûlantes…).
Nous changeons de camping, et allons au camping des Palmiers, plus grand et peut être pourrons-nous réveillonner…
Eh bien, non… nous nous contenterons de foie gras et champagne !
Jeudi 1er janvier 2026
AKKA-IGURN au pied d’un fort en ruine, la route court sur un étroit plateau désertique encadré de montagnes, l’Anti-Atlas à gauche, le jbel Bani à droite.
Au-delà de la palmeraie de TGHIT, la terre blanchâtre, curieusement pissée, constitue un étonnant paysage lunaire dans lequel l’oued Tissint s’st frayé un chemin encaissé.
Nous déjeunerons à TISSINT (sel en Amazigh) d’un tajine de keftas.
Dans cette bourgade Charles de Foucault séjourna quelques temps lors de sa « Reconnaissance au Maroc », en 1883.
Une oasis pittoresque parsemée de cours d’eau, de cascades salées surnommées El Attiq. On l’appelle aussi la ville des guérisseurs, car certaines personnes ont de grandes connaissances sur les plantes médicinales et même en cultivent (il y en aurait plus de 350 issues du désert uniquement).
Arrêt au camping Khaima Park de FOUM-ZGUID.
Vendredi 2 janvier 2025
Journée tranquille au camping. Cette bourgade n’a été longtemps accessible qu’en camion (ou à dos de dromadaire) par des pistes aléatoires. Si la route risque d’éveiller le village de sa torpeur, pour l’heure rien ne semble avoir changé depuis des siècles. La place centrale, circulaire, est entourée de quelques gargotes aux terrasses abritées du soleil par des claies de canisses.
Samedi 3 janvier 2025
Arrivée à ZAGORA au camping « Les jardins de Zagora ». Mohamed et son fils nous accueille avec le thé de bienvenue…
Dimanche 4 janvier 2025
ZAGORA est le point de départ de nombreuses randonnées dans la région, car les paysages sont ici d’une incroyable diversité : montagnes aux multiples couleurs, oasis, palmeraies, oueds, forêts de tamaris et d’acacias… sans oublier les immenses dunes du désert. C’est donc en 4x4 que nous partons pour 2 jours dans le désert du Chegaga.
Difficile de parler de Zagora sans parler de son célèbre panneau « Tombouctou 52 jours ». Il s’agissait de 52 jours à dos de chameau, bien entendu, au temps des grandes caravanes au XVIe siècle. À l’époque, la ville était la dernière étape de la route caravanière. Aujourd’hui, elle reste le point d’arrivée d’un voyage dans le Sud-Est marocain.
1er arrêt à TAMEGROUTE. Il nous faut traverser la ville souterraine, encore habitée. D’étranges ruelles tracées sous les maisons, parfois plongées dans une obscurité totale, débouchant soudain sur un éblouissant puits de lumière, elles préservent une étonnante fraîcheur renforcée par l’odeur de terre humide.
Puis nous voici au quartier des potiers. Des artisans gravent et décorent une poterie renommée, car c’est la seule du Maroc à être revêtue d’émail vert. Dans la pénombre de minuscules ateliers, les potiers utilisent d’étonnants « tours en fosse », creusés dans le sol. Une fois confectionnées, les pièces sont mises à sécher au soleil, avant d’être portées au four traditionnel où elles sont enfournées en piles, soigneusement calées. Jusqu’à 800 pièces peuvent être cuites en même temps. C’est dire si le travail de ces potiers, qui œuvrent toujours selon des méthodes ancestrales, peut être à la fois fastidieux et délicat.
La majorité des objets sont de petites pièces : zlafa (bols pour la soupe), coupes de fruits, bouteilles, vases, karmoul (tuiles de décoration), kandil (lampes à huile) et articles de vaisselle.
Après TAGOUNITE, nous quitterons la route pour pénétrer dans le désert…
Déjeuner dans l’Erg Lehoudi, puis nous continuons par les pistes (le chauffeur sait bien ou il va… nous, il nous faudrait une boussole, car des pistes partent dans tous les sens…).
On va approcher des autruches, on apercevra même des gazelles, mais elles, trop pressées pour être prises en photo…
Puis l’oasis sacrée d’OUM LÂALAG surgit tel un mirage. Posée là, sur l’ancienne route de Tombouctou, à quelques kilomètres également de la frontière Algérienne. Elle est sacrée car elle possède la richesse la plus précieuse du désert : l’eau, qui arrive ici, grâce à une source.
Après 66 km de pistes, nous rejoindrons les hautes dunes de l’Erg Chegaga, pour nous installer dans un bivouac berbère.
La nuit, le ciel ne sera qu’en partie étoilé car pour la deuxième fois, nous aurons droit à la pleine lune…
Lundi 5 janvier 2025
Le lever du soleil sera aussi beau que le coucher hier soir…
Nous assisterons à une descente casse-cou d’un petit allemand en skateboard…
Puis c’est de nouveau le départ pour encore 60 km de pistes où le moteur va chauffer… il faudra s’arrêter par 2 fois pour mettre de l’eau…
Nous passerons devant « Bivouac sous les étoiles ». J’y avait organisé pour le 1er de l’an 2014, mon premier bivouac avec Fred et ses enfants, ma nièce Natacha, son mari et sa fille…
Une nuit inoubliable pour moi, car réveillée en pleine nuit par Florian, j’avais pu y voir un ciel étoilé qui restera à jamais gravé dans ma mémoire…
Nous repasserons par TAMEGROUTE connue pour abriter une grande bibliothèque religieuse…
On doit l’impressionnante collection de manuscrits qui composent la bibliothèque de la zaouia au fondateur de l’école coranique : Abou Abdallah Mohammed Bou Naceur. Pour la constituer il fit venir des ouvrages de tous les pays arabes. Aujourd’hui encore on peut y admirer quelque 4000 livres anciens, des corans enluminés dont le plus ancien, en peau de gazelle, écrit d’une encre indélébile faite d’extrait d’écorce de noyer broyée, date du 11ème siècle.
Puis c'est le retour au camping, ou nous y déjeunerons au restaurant à 15 heures
Mardi 6 janvier 2025
Journée tranquille à ZAGORA.
Mercredi 7 janvier 2025
On va remonter la Vallée du DRÂA pour s’arrêter à TISSERGATE, afin de visiter le musée des Arts et Traditions populaires berbères.
Ce village cerné d’une belle muraille, est constitué de petites kasbahs aux murs de pisé, entre lesquelles se glissent des ruelles étroites.
C’est par une rue rectiligne et souterraine qui permet d’accéder à ce musée. Un gardien passionné nous ouvre la porte de cette maison traditionnelle où sont exposés poteries, serrures, portes anciennes, bijoux et instruments de musique, éclairés par un puits de lumières central. Parmi les nombreuses salles à visiter, une curiosité, la « chambre de maternité ».
Nous déjeunerons sur la terrasse de la kasbah Ziwana.
En quittant la vallée du Drâa, une belle route se glisse entre les versants plissés de couleur violine du jbel Sarho et du jbel Amou, dans un paysage désertique parsemé de kasbahs et d’oasis, dont les palmiers semblent parfois lutter avec l’énergie du désespoir contre la sécheresse.
Puis surgit NEKOB, fief de la tribu des Aït Baha, qui abrite une quarantaine de kasbahs bien entretenues dont certaines datent de plus d’un siècle.
Un arrêt à TAZZARINE pour le ravitaillement… Un peu plus loin, un incroyable chargement de paille sur un camion nous barre la route…
L’arrêt pour la nuit se fera chez un particulier à TIMARZITE, qui nous offrira un thé de bienvenue sucré avec du miel de ses ruches… Vers 20 heures, il nous apportera une excellente omelette berbère dans le CC.
Jeudi 8 janvier 2025
Après avoir quitté Addi et son aire de repos, nous voilà partis pour un circuit de 50 km dans la palmeraie du Tafilalt.
Le ksar de TINRHERAS est bâti sur un piton d’où l’on a une vue d’ensemble sur toute la palmeraie, le haut Atlas au loin, et les crêtes de l’erg Chebbi.
Quatre gamins nous ont montré le chemin pour traverser le village … A l’arrivée, ils étaient une trentaine qui nous criaient dans les oreilles. Impossible de faire la distribution de bonbons, j’ai dû les lancer…
L’entrée monumentale du ksar d’OULAD ABDELHALIM retiendra notre attention, avec son décor de brique crue fait d’arcatures aveugles et de motifs en creux.
Déjeuner au gîte Menzah, le plus mauvais repas depuis que nous sommes au Maroc. Frites molles et froides, brochettes de dinde très dures…
Puis nous voilà à MOULAY ALI CHÉRIF, devant l’enceinte sacrée qui protège le tombeau de l’ancêtre des Alaouites. Nous entrons dans un magnifique patio, Gérard va devoir faire demi-tour, la chambre funéraire n’est accessible qu’aux musulmans… qu’à cela ne tienne, je mets le foulard et j’explique au gendarme en faction devant la porte que je ne suis pas pratiquante mais que je me suis convertie à l’islam il y a très longtemps… « Je vous en prie Madame, entrez ». Et voilà, je n’ai plus qu’à enlever les chaussures…
Retour sur RISSANI, une grosse bourgade qui fut longtemps la capitale du Tafilalt et le centre d’un trafic caravanier important.
ERFOUD, son nom signifierait « gazelle » en berbère. Ce gros village qui demeura longtemps une ville de garnison reste l’un des points de départ vers le désert el les fameuses dunes de l’erg Chebbi. Nous nous y arrêtons pour acheter ses fameuses dates réputées dans la région.
Le bivouac sera chez Bachir juste après JORF. Il nous offrira le thé de bienvenue avant de nous faire visite le site d’irrigation. De nombreux petits tertres percés à leur sommet, dont l’orifice de certains sont protégés par une murette, il s’agit d’un antique système d’irrigation : la rhettara.
Fini le désert
On remonte vers le nord…
Allons voir
de l'autre coté...




















































































































































































































































































































































































