IRLANDE
Entre terre et mer !
25 jours avec CAP ORCADA
DÉPART 16 mai 2026 – RETOUR 9 juin 2026
Mercredi 13 mai 2026
Belles couleurs du ciel à la tombée du jour depuis le jardin de VBrginie à PLESSIS-LASTELLE en Normandie !
Demain nous partons sur CHERBOURG prendre le bateau, afin de commencer notre périple en Irlande.
Jeudi 14 mai 2026
Guillaume et Virginie nous invite au restaurant à SAINT-VAAST-LA-HOUGUE, car j’ai le souvenir d’une superbe épicerie fine que j’ai visité par 2 fois.
Une institution culinaire fondée en 1889, une caverne d’Ali Baba, cave à vin, cave à Whisky de très haute qualité.
Plus surprenant, jouets pour adultes et pour enfants, parfums d'ambiance Durance, et j’en passe… C’est ici que j’avais acheté mon porte-bouteilles en septembre 2009.
En fin d’après-midi, direction CHERBOURG. Joseph, l’accompagnateur du voyage CAP ORCADA nous attend sur le parking de la cité de la mer, avec un couple d’ardéchois et un autre qui arrive de Savoie. Les autres participants nous rejoindrons demain matin. Premier apéritif sympa offert par Joseph dans notre camping-car…
Vendredi 15 mai 2026
CHERBOURG (Normandie)
Rassemblement à 10 heures sur le grand parking de la Cité Marine.
GPS : 49°38’48.9’’ – 1°37’03.9’’
Rendez-vous à la Cité de la Mer, où un espace nous est réservé dans le hall pour notre premier briefing.
Déjeuner d’accueil au restaurant Le Quai des Mers. Puis retour à nos CC pour nous rendre à la gare maritime.
Traversée Cherbourg / Dublin de nuit, compagnie Irish Ferries, navire W.B. Yeats. Début d’embarquement vers 14h30, départ 16h30.
Nuit en cabine double.
Samedi 16 mai 2026
Débarquement à Dublin à 11h15 (12h15 en France), puis départ pour les célèbres Monts Wicklow. Première étape qui nous permet de nous familiariser avec la conduite à gauche et de découvrir les premiers paysages typiques du pays.
On atteint SALLY GAP, un col perdu dans les tourbières. Et on emprunte la R115, la route s’appelle en fait Military Road et a été construite par l’armée britannique après la rébellion irlandaise de 1798. C’est une route considérée par beaucoup comme l’une des plus pittoresques de l’île. Une merveilleuse façon de découvrir les montagnes de Wicklow, puisqu’elle pénètre au cœur du massif, et nous offre des points de vue spectaculaires et sauvages.
On passe à côté de la cascade de Glenmacnass. Avec les nuages s'amoncelant sur les bords de la vallée et le murmure de l’eau se divisant sur les rochers, une quiétude absolue nous imprègne.
Caché au milieu de la végétation somptueuse du parc national des montagnes de Wicklow se trouve l'un des joyaux des Terres ancestrales d'Irlande. Il s'agit du monastère de GLENDALOUGH.
Entouré par toute cette beauté, il est facile de comprendre pourquoi Saint-Kevin, accompagné de quelques moines, choisit cette région reculée au cœur des montagnes pour y fonder un monastère en 570. Après la mort du saint en 617, Glendalough devint un lieu de pèlerinage et une véritable cité monastique, avec des églises, des maisons d’habitation, des ateliers, un hôpital, des bâtiments agricoles, une cathédrale…
Pendant plus de 500 ans, la paix régna, car les moines et les laïcs grandissaient, vivaient et apprenaient ensemble. Bien sûr, cela ne veut pas dire que tout était simple à Glendalough. La ville fut attaquée et pillée par les Vikings, ravagée par le feu et exposée aux conditions météorologiques parfois rudes qui caractérisent encore les montagnes de Wicklow aujourd'hui. Elle tomba finalement aux mains des Normands en 1398, mais il reste heureusement de magnifiques traces de son glorieux passé.
Les ruines, concentrées entre la route et la Glendasan river, ne donnent qu’une idée très partielle de la vie religieuse des siècles passés. On y accède par le Visitor Centre, exposition sur Glendalough et l’histoire des monastères irlandais (que l’on n’aura pas le temps de visiter, vu l’heure…)
Puis occupant une colline, l’on traverse le cimetière pour arriver au pied de la tour ronde du 10e siècle, qui servait à la fois de tour de guet, de clocher, de refuge et de grenier. Coiffée d’un toit conique restauré en 1876, elle mesure 30 m de haut et sa porte est à 3,6 m du sol.
Il ne reste pas grand-chose de la cathédrale, jadis le bâtiment le plus imposant de Glendalough. Plusieurs fois rebâtie mais datant pour l’essentiel du 12e siècle, elle possédait l’une des pus vastes nefs d’Irlande.
En redescendant vers la rivière, on passe devant St Kevin’s Church, édifice au toit incliné en pierre sèche, aussi appelé St Kevin’s Kitchen (cuisine de saint Kévin), en raison de la forme de son clocheton qui évoque une cheminée.
Kévin, saint de feu et de glace
Issu d’une famille princière du Leinster, il était, dit-on, d’une beauté presque surnaturelle. Mais les femmes le laissaient de glace. Il repoussa si fort les assauts d’une princesse le poursuivant de ses assiduités qu’elle tomba dans le lac de Glendalough et s’y noya. Rongé par le remords, Kévin passa le reste de sa vie à méditer loin du monde. Les rares fois où il ouvrait la bouche, ses paroles s’échappaient en lettres de feu, raconte la légende. Il priait des jours durant dans la forêt, adossé à un chêne, les bras en croisx tellement immobile que les oiseaux s’en servaient de perchoir.
Toujours d’après la légende, les ouvriers qui ont construit la cathédrale de Glendalough avaient fait le serment de « se lever avec l'alouette et se coucher avec l'agneau ». Mais ceux-ci ont rapidement déchanté au vu du caractère matinal de l'oiseau. Saint-Kevin pria pour qu'une solution soit trouvée, et à compter de ce jour, l'alouette cessa de chanter dans cette vallée enchanteresse.
18h30 – Premier briefing en Irlande avec Joseph, au camping HIDDEN VALLEY de RATHDRUM, suivi de l’apéritif. GPS : 52°56’21.0’’ – 6°13’38.7’’
Dimanche 17 mai 2026
Après un court arrêt au Lidl de WICKOW, nous continuons par la N11 pour arriver au domaine de POWERSCOURT ESTATE, situé dans la campagne sauvage de Wicklow, près du village d’ENNISKERRY et surplombant le mont Sugarloaf. Un joyau de l’Irlande, régulièrement classé parmi les plus beaux jardins du monde (notamment par le prestigieux magazine National Géographic), ce domaine de 190 hectares combine une histoire fascinante, une architecture grandiose et un aménagement paysager exceptionnel.
Passé les grilles du domaine, on accède à cette imposante demeure du 17e siècle, peu à peu restaurée après l’incendie de 1974. Elle accueille des boutiques de ce que l’Irlande réalise de meilleur en matière d’artisanat dont l’omniprésent Avoca Handweavers (célèbre entreprise irlandaise, connue pour être la plus ancienne filature de laine d’Irlande).
L’Histoire : de la forteresse au palais palladien
. Les origines (XIIIe siècle) : À l’origine, le site accueillait un château fort médiéval stratégique, construit par un chef de clan normand nommé La Poer.
. La dynastie Wingfield (1603) : Le domaine est accordé à Sir Richard Wingfield par la reine Élisabeth 1ère en récompense de ses succès militaires. Sa famille, devenue vicomtes de Powerscourt, possédera les terres pendant plus de 350 ans.
. La métamorphose (XVIIIe siècle) : C’est le 5ème vicomte qui décide de transformer le vieux château fort en un somptueux palais de style palladien. Les travaux, confiés au célèbre architecte allemand Richard Cassels, se terminent en 1741.
. Le terrible incendie (1974) : En 1961, la famille Slazenger achète le domaine. Malheureusement, en 1974, alors que d’importantes rénovations venaient de s’achever, un dramatique incendie détruit entièrement l’intérieur de la demeure. Le toit s’effondre et la maison reste une coquille vide pendant plus de vingt ans. Elle a finalement été magnifiquement restaurée et rouverte au public en 1996.
Mais l’on y vient surtout pour ces splendides jardins qui descendent en pente douce vers un lac artificiel. Entrepris en 1840, une centaine d’ouvriers ont travaillé pendant 12 ans à l’aménagement de ce parc.
Conçues pour lier harmonieusement le château au paysage naturel, les grandes terrasses italiennes descendent majestueusement vers le Triton Lake, qui projette un jet d’eau spectaculaire. Deux chevaux ailés à taille humaine veillent sur le lac, sculptés à Berlin en 1869, ils font partie des armoiries de la famille.
Aménagé en 1908 sur une zone de tourbière asséchée, le jardin japonais est un havre de sérénité exotique. On y chemine au milieu des azalées, des érables du Japon, des ponts en bois courbés, de petites cascades et d’une fausse grotte secrète.
À flanc de colline, à deux pas de pâturages, des arbres immenses donnent de l’ombre à des bosquets touffus et fleuris.
On ne manque pas le cimetière des Animaux, situé dans une zone boisée paisible. La famille Wingfield y enterrait ses chiens, chats, vaches préférées et même des chevaux de course, avec des pierres tombales aux épitaphes très touchantes.
On dépasse l'étang du Dauphin pour passer la porte des Walled Gardens (les Jardins Murés). À l’origine, cet espace fermé servait de jardin potager et de verger. On y cultivait des fruits et des légumes pour approvisionner et nourrir la famille des vicomtes ainsi que le personnel du domaine. Aujourd’hui, les Walled Gardens sont particulièrement célèbres pour abriter la plus longue double bordure herbacée du pays. C’est une immense allée flanquée de chaque côté d’une profusion de plantes, de fleurs vivaces et d’arbustes qui offrent un spectacle de couleurs changeantes tout au long de la saison.
Au centre, l’on trouve une jolie fontaine historique particulièrement appréciée par Lord Powerscourt pour sa rareté.
Ici, l'on trouve la porte de Bamberg, une splendide grille en fer forgé vieille de plus de 240 ans. Le 7e vicomte l’avait achetée à un antiquaire de Londres ; elle provenait initialement de la cathédrale de Bamberg en Allemagne.
Le jardin abrite également le Julia’s Memorial, un bassin calme et propice à la réflexion, construit par le 8e vicomte en hommage à sa mère Julia.
Retour par des jolies routes de campagne, où l’on pouvait se croiser facilement.
Arrêt au Cartoon Inn de RATHDRUM, véritable temple de la bande dessinée… nous voulions boire notre premier Irish Coffee, j’ai eu droit à un café bien bien clair…
Seconde nuit au camping HIDDEN VALLEY
Lundi 18 mai 2026
À FERRYCARRIG, visite de l’Irish National Heritage Park.
Un voyage qui nous emmène au plus profond de l’histoire irlandaise… De l’âge de pierre à l’ère chrétienne en passant par l’époque celte et la conquête viking…
Situé sur 16 hectares de marais, sur les rives de la rivière Slaney dans le comté de Wexford, un immense musée en plein air qui nous fait littéralement voyager dans le temps, à travers 9000 ans d’histoire.
Un lieu merveilleux où sont reconstitués des forts circulaires (ring forts), des crannogs, des maisons vikings et bien plus encore. Ce joyau des Terres ancestrales d'Irlande regroupe 16 sites historiques savamment construits, ainsi que les vrais vestiges de la première fortification construite par les Anglo-Normands d'Irlande. C'est une sacrée histoire !
Tombe à ciste - AGRANDISSEZ L’IMAGE -
Le cuivre et l’or furent les premiers métaux utilisés en Irlande, il y a environ 4500 ans. Les grandes tombes de l’Âge de pierre furent abandonnées au profit d’inhumation individuelles qui firent leur apparition à cette époque.
Alors que le temps ne s’y prête pas, nous décidons de faire l’impasse sur l’Arboretum John Fitzgerald Kennedy, dédié à la mémoire du président des États-Unis, et irons visiter Kennedy Homestead, situé à DUNGANSTOWN, il s’agit en réalité de la maison de naissance de l’arrière-grand-père de JFK, Patrik Kennedy (né ici en 1823), qui a quitté la ferme familiale en octobre 1848, en pleine Grande Famine, pour émigrer vers Boston.
La visite historique de JFK en 1963
C’est dans cette cour de ferme qu’a eu lieu l’un des moments les plus mémorables de l’histoire irlandaise moderne. En juin 1963, seulement cinq mois avant son assassinat à Dallas, le président John F. Kennedy est venu en visite officielle en Irlande pour retrouver ses racines.
Il s’est rendu ici, à la ferme ancestrale, pour boire un thé et manger une part de gâteau en toute simplicité sur des tables à tréteaux avec ses cousins irlandais restés sur place. JFK a qualifié ces quatre jours en Irlande comme « les meilleurs quatre jours de sa vie ».
Le site est devenu un centre culturel et un musée très chaleureux :
. Un musée vivant : la ferme appartient et est toujours exploitée aujourd’hui par les descendants directs de la famille Kennedy (les cousins de JFK, Patrick Grennan fait partie de la huitième génération des Kennedy. Il vit avec sa femme et leurs deux fils dans la maison à un étage qui donne dans la cour).
. L’exposition permanente : Grâce à des archives issues de la bibliothèque présidentielle JFK de Boston, le centre d’interprétation retrace l’épopée de la dynastie sur cinq générations, de la misère du départ pendant la famine jusqu’au bureau ovale de la Maison-Blanche.
. Les anecdotes insolites : Dans la grange en pierre restaurée, la famille a recréé la pèce telle qu’elle était en 1963. On peut notamment y voir le fameux canapé sur lequel JFK s’est assis pour discuter avec ses cousines (la petite histoire locale raconte que ce canapé avait en fait été fabriqué à partir d’un vieux siège arrière de voiture Morris ! »
Nuit au camping NEWTOWN COVE CARAVAN PARK à TRAMORE
GPS : 52°08’51.4’’ – 7°10’20.3’’
Mardi 19 mai 2026
On va prendre le temps de longer la R675, en admirant les magnifiques paysages de falaises surplombant la mer Celtique jusqu’à DUNGARVAN, puis on poursuit notre route par la N25 en direction de COBH, charmante petite ville portuaire, très agréable entre son front de mer et les collines escarpées qui la domine.
Nous avons raté l’entrée du parking, et allons nous garer dans une impasse (au retour, ce sera la surprise !) Mais pour le moment, on va déguster notre premier Irish Coffee… avant d’aller prendre la photo emblématique de COBH. Le point de vue « DECK OF CARDS », la rue West View. Cette rue en pente particulièrement raide aligne 23 maisons aux façades multicolores construites en gradins de manière parfaitement régulière (ce qui leur vaut le surnom de « jeu de cartes »).
En arrière plan, la ST COLMAN’ CATHEDRAL, bâtie au XIX siècle.
TITANIC EXPERIENCE COBH : Situé en plein centre sur Casement Square, ce musée est aménagé dans les locaux historiques de la White Star Line, le bâtiment même où les 123 passagers du Titanic ont acheté leur billet ou enregistré leurs bagages le 11 avril 1912. La visite est très immersive : on nous attribue la carte d’embarquement d’un vrai passager de l’époque et on suit son parcours à travers des reconstitutions de cabines et des installations numériques, avant de découvrir son destin tragique à la fin de l’exposition, avec des récits poignants.
Juste à l’arrière, on aperçoit les restes en bois du Heartbreak Pier, le quai d’origine d’où sont parties les chaloupes pour emmener les passagers sur le Titanic.
COBH HERITAGE CENTRE (The Queenstown Story)
Installé dans la très belle gare ferroviaire victorienne, près des quais d’amarrage, ce centre retrace la grande et émouvante histoire de l’émigration irlandaise. C’est d’ici que plus de 2,5 millions de personnes ont embarqué pour les Amériques ou l’Australie au XIXe et XXe siècle. L’exposition évoque la grande famine, les navires de transport de prisonniers, mais aussi les histoires de deux navires mythiques : le Titanic et le Lusitania (torpillé en 1915 au large du comté de Cork).
A l’extérieur, l’on croise la statue d’Annie Moore, qui, lors d'une journée froide de décembre 1891, âgée de 17 ans, était parmi des millions de personnes courageuses à embarquer pour les États-Unis en quête d'une vie meilleure. Après douze longs jours passés en mer, Annie est devenue la toute première émigrante à enregistrée à Ellis Island (New York) en 1892.
D’autres célébrités de COBH
Avec Annie Moore, une autre jeune fille à l'esprit très combatif laissait derrière elle l'Irlande, il y a près de deux siècles, depuis ce même endroit. Avec ses cheveux roux et son air espiègle, Anne Bonny a navigué jusqu'aux Caraïbes au début du XVIIIe siècle et elle est devenue un infâme pirate pendant l'âge d'or de la piraterie.
Le duo cinématographique, Laurel et Hardy, dont la mélodie signature « Cuckoo Waltz » a été jouée à la cathédrale Saint-Colman à leur arrivée en 1953. Quel accueil !
Donc la surprise au retour, c’est un joli sabot de couleur orange. L’agent qui vient de le poser est encore là, alors bien qu’on trouve un peu cher la place de parking, quel soulagement !
Nuit au camping de BLARNEY. GPS : 51°56’51.3’’ – 8°32’49.7’’
Mercredi 20 mai 2026
Cap à l’ouest de l’île d’Émeraude, le long de la Wild Atlantic Way, où l’océan sculpte des paysages inoubliables !
Sur les 2500 km de cette route, vont se succéder des falaises vertigineuses, des plages immaculées et des tourbières ambrées. Derrière chaque virage, se cachera un trésor. Moutons bariolés, pubs colorés et chaleureux qui ne manqueront pas de nous séduire.
Notre premier arrêt du jour sera à La FOXFORD WOOLLEN MILLS, le temple de l’artisanat irlandais et de la laine, aujourd’hui considéré comme le plus grand magasin d’artisanat irlandais au monde, c’est un lieu magnifique, chargé d’histoire industrielle et humaine.
L’histoire : Du moulin à eau au succès mondial
La Fondation (1823) : À l’origine, le site est un grand moulin textile en pierre construit par la famille Mahony. Idéalement situé au bord de la rivière Martin, il utilise la force de l’eau pour faire tourner les machines. Le moulin devient très vite le cœur battant de l’économie locale, employant des centaines d’ouvriers pour filer et tisser la laine, fabriquant du tweed de haute qualité, des vêtements et de la bonneterie exportés dans le monde entier.
Le drame et la reconstruction (1869) : Durant la période de Noël 1869, un terrible incendie ravage entièrement l’usine. Face à la détresse des habitants qui dépendent du moulin pour vivre, les structures en pierre sont entièrement reconstruites dès l’année suivante, en 1870 (ce sont les bâtiments massifs que l’on voit aujourd’hui).
Le déclin et la fermeture (1973) : Au milieu du XXe siècle, face à la concurrence des fibres synthétiques et de l’industrie moderne, l’activité décline. En 1973, le rideau tombe : le moulin ferme ses portes, laissant plus de 500 personnes sans emploi. Le site reste à l’abandon, silencieux pendant deux ans.
L’incroyable destin de Christy Kelleher
C’est ici que l’histoire devient une magnifique aventure humaine. En 1928, un jeune garçon du village âgé de 13 ans commence à travailler au moulin comme simple ouvrier, comme la plupart de ses copains. Il s’appelle Christy Kelleher. Il y passe une partie de sa vie avant de se lancer plus tard dans d’autres petits commerces locaux, notamment une petite boutique de souvenirs ambulante installée dans un chalet en chaume sur roues.
En 1975, voyant l’ancienne usine de son enfance à l’abandon, Christy prend un pari fou : il rachète l’immense complexe du moulin. Il décide de transformer l’ancienne filature désaffectée en un grand magasin dédié à la mise en valeur du patrimoine, des lainages et de l’artisanat d’art irlandais. C’est un succès phénoménal. Aujourd’hui encore, l’entreprise est restée familiale et est gérée par ses descendants.
Le complexe est immense et a su conserver toute son âme industrielle avec ses hauts murs de pierre, ses grandes fenêtres d’époque et ses poutres en bois. On y trouve une collection unique de pulls d’Aran (les fameux pulls de marins blancs aux torsades traditionnelles), des vestes et casquettes en pur tweed, des plaids en mohair ou en cachemire, ainsi que du linge de lit en lin d’une qualité exceptionnelle.
Au-delà des vêtements, le magasin abrite de magnifiques sections dédiées au cristal irlandais (comme le cristal de Waterford), à la poterie artisanale (notamment la célèbre faïence de Belleek) et aux bijoux celtiques en argent ou en or.
Le petit clin d’œil historique : Dans le domaine du magasin, en ouvrant l’œil, l’on a pu apercevoir la toute première « boutique » de Christy Kelleher, sa fameuse petite maisonnette en chaume sur roues qu’il déplaçait à l’époque !
La sentinelle de pierre
Située à SUMMERCOVE, Charles Fort est l’une des plus grandes forteresses militaires du pays. Construite à la fin du XVII siècle (de 1670 à 1881), c’est un fort bastionné en forme d’étoile à cinq branches, un modèle d’architecture militaire classique conçu pour résister aux tirs d’artillerie.
Il a été nommé en l’honneur du roi Charles II. Il a joué un rôle crucial lors du siège de Kinsale et est resté utilisé par l’armée britannique jusqu’à l’indépendance de l’Irlande (il fut en grande partie brûlé pendant la guerre civile en 1922).
En 1690, il sert de refuge aux partisans de James II, qui tentent de lutter contre les assauts répétés des forces Williamites. A l’issue de 13 jours de siège, de tirs de canons répétés qui détruisent partiellement le fort, l’édifice est obligé de capituler.
On s’y promène au milieu des anciennes casernes en ruines, des bastions et des poudrières. La vue plongeante sur l’embouchure du port de Kinsale y est tout simplement spectaculaire.
KINSALE, le village de pêcheurs le plus coloré d’Irlande (rose fuchsia, bleu turquoise, jaune vif…), blotti au fond d’un estuaire abrité ;
Historiquement, ce petit village de pêcheurs abritait l’un des ports les plus importants du pays et a servi de champ de bataille pendant la guerre de neuf ans. C’est ici qu’eut lieu la célèbre Bataille de Kinsale (1601), un tournant dramatique de l’histoire irlandaise ou les chefs celtes (alliés aux Espagnols) furent défaits par les armées anglaises, sonnant le glas de l’ancienne Irlande gaélique.
C’est à partir de là que débute la célèbre route côtière Wild Atlantic Way, la plus longue route côtière balisée du monde !
Un arrêt à la pointe de la péninsule de Old Head, balayée par les vents. C’est devant cette baie que sombra le RMS Lusitania en 1915. Ce naufrage occasionné par les troupes allemandes fit 1500 victimes !
Puis sous la brume, se dessine au bord de l’eau, une masse anthracite, l’abbaye franciscaine de TIMOLEAGUE (Timoleague Friary), fondée en 1240, qui se dressent de manière spectaculaire sur les rives de l’estuaire de la rivière Argideen.
Le site est en accès libre, on peut déambuler sous les arcs gothiques, explorer le réfectoire, le cloître, et imaginer la vie des moines qui exportaient autrefois du vin espagnol directement depuis les quais attenants. Mais le plus surprenant, c’est les stèles de cimetière qui ont envahi les salles, les tombes sous les arcades de travers sous les arcades gothiques verdies de mousse, lui apportent ce caractère assez étrange, voir saisissant !
La petite anecdote du jour : Rouler à droite dans un pays qui roule à gauche, ça c’est fait !
Gérard part du parking tourne à droite et serre à gauche… et à la première intersection, part à droite… un km, un virage… Une femme au volant, un grand coup de klaxon, des bras qui se lèvent au-dessus de la tête… Oups, on a évité le pire !
Briefing à 18h30, suivi d’un apéritif et nuit au camping THE HIDEAWAY de SKIBBEREEN. GPS : 51°32’29.6’’ – 9°15’36.1’’
Jeudi 21 mai 2026
On quitte la péninsule de Mizen pour basculer sur celle de Beara, une journée 100% paysages, d’après Joseph, notre accompagnateur ! Bon, si le temps s’y était prêté…
Cahin-caha, on atteint MIZEN HEAD, l’un des points les plus spectaculaires de la côte irlandaise d’après le guide Michelin… Eh bien, rien de tout cela, nous sommes dans une « purée de pois ». Adieu donc, la randonnée pour atteindre le phare, les falaises vertigineuses et les vues à couper le souffle… Nous faisons demi-tour.
Oublié également la visite du manoir et des jardins de BANTRY HOUSE…
Arrêt pour déjeuner à GLENGARRIFF au MacCarthy’s Bar, un très beau pub tout en boiseries sombres, banquettes confortables, un refuge parfait par ce temps de pluie… Nous y mangerons d’excellentes moules marinières.
Nous avions envisagé de prendre la route par la montagne en passant par le HEALY PASS pour rejoindre le point de ralliement… oublié encore, les sommets doivent être dans la brume et nous ne verrions rien du tout !
Si le temps maussade et le crachin font partie de l’expérience irlandaise, ils ont un avantage magique : ils donnent une excellente excuse pour se réfugier au chaud, devant un bon Irish Coffee. Donc, à CASTLETOWNBERE, nous entrons dans l’un des pubs les plus célèbres de toute l’Irlande, puisqu’il a, soi-disant, fait la couverture de grands livres de voyage. Un « pub-épicerie » historique, tenu par la même famille depuis des générations.
Ce soir, briefing et nuit en bivouac aménagé à COORNAGILLAGH. Un apéritif sera offert par Francine et Alain pour fêter leur anniversaire de mariage<;
GPS : 51°49’35’’ – 9°43’51’’
Vendredi 22 mai 2026
L’itinéraire emprunté vous mène autour du célèbre Anneau de Kerry (RING OF KERRY), à la découverte de l’un des circuits côtiers les plus emblématiques d’Irlande.
Attention aux autocars, car les bus circulent obligatoirement dans le sens inverse des aiguilles d’une montre (de Killarney vers Kenmare) pour éviter de se bloquer sur les routes étroites. En partant de Coornagillagh vers l’ouest, nous roulons donc dans le sens des aiguilles d’une montre. Parfait pour la vue, mais on reste vigilants…
Un arrêt charme parfait au village de SNEEM, pour le café du matin. C’est un village de carte postale aux maisons peintes de toutes les couleurs, séparé en deux par une jolie rivière en cascade.
Dans un cadre magnifique au milieu d’un parc de 120 hectares et en bord de côte, DERRYNANE HOUSE, demeure ancestrale de Daniel O’Connell, le « Libérateur » de l’Irlande. Nous ne visiterons pas l’intérieur, le parc est magnifique et nous poussons jusqu’à la plage. Une immense étendue de sable blanc, entourée d’une nature sauvage.
Falaises surplombant l’océan Atlantique, plages, champs entourés de murets qui grimpent à l’assaut des collines… les panoramas sont saisissants.
Puis la route grimpe vers un col côtier. Beaucoup de bas-côté pour s’arrêter et admirer les splendides panoramas ! Heureusement car la route n’est pas bien large… mais heureusement mon petit mouton veille !
On poursuit notre circuit dans le Kerry en passant par le village côtier pittoresque de WATERVILLE. Résidence de villégiature de Charlie Chaplin, ou il aimait venir se ressourcer. La statue en son hommage est située sur le front de mer.
Nous bifurquons sur une petite route à une voie, pour aller voir les falaises de Kerry Cliffs à PORTMAGEE. Mais je pense que l’on ne va plus tenter de sortir hors du circuit proposé…. Nous sommes dans une brume épaisse et nous subissons un fort orage…
Frédéric qui était venu en Irlande accompagné des musiciens pendant son service militaire, m’a fait remarquer au téléphone, qu’aucune maison ne possédait de volets… En effet, mais après avoir interrogé l’IA, j’ai su que certaines maisons traditionnelles (surtout de l’époque géorgienne ou victorienne) possèdent de magnifiques volets en bois intérieurs. Cependant, dans les maisons modernes, ils ont été totalement remplacés par de simples rideaux épais ou des stores occultants.
Les autres grandes raisons sont purement climatiques : Sur la côte ouest, les tempêtes atlantiques sont fréquentes et l’air est très chargé en sel. Des volets en bois extérieurs battraient au vent, s’abîmeraient à une vitesse folle et demanderaient un entretien permanent pour ne pas pourrir. Et surtout pour attraper le moindre rayon de soleil…
Et à l’inverse de chez nous, le sentiment de sécurité est globalement très élevé en Irlande. Le pays a longtemps conservé une culture rurale de grande confiance. Dans les villages, il est encore très fréquent que les gens ne verrouillent pas leur porte de cuisine en journée, ou laissent leurs clés sur le contact de la voiture le temps d’aller chercher le pain. Même si la délinquance existe (surtout dans les grandes villes comme Dublin ou Cork), le besoin de « murer » sa maison chaque soir n’est absolument pas ancré dans les mœurs comme en France.
Direction CAMPING FOSSA HOLIDAYS à KILLARNEY, installation pour trois nuits au camping.
GPS : 52°04’14.6 – 9°35’04.2’’
Ce soir, transfert en bus pour une immersion totale dans la culture irlandaise avec le groupe CELTIC STEPS. Un show de claquettes et de musique traditionnelle de niveau mondial. La vitesse de leurs pieds et la précision des chorégraphies sont impressionnantes.
Au cœur de l’orchestre, on entend vibrer le Fiddle (le violon irlandais) joué avec une énergie folle, l’Uilleann Pipes (la cornemuse irlandaise) au son si mélancolique, le Bodhran (le tambour traditionnel en peau de chèvre) qui donne le rythme du show…
Bien que le show soit d’une qualité d’élite, la salle reste à taille humaine. Les artistes s’adressent directement au public, racontent des anecdotes avec beaucoup d’humour typiquement irlandais (le crack), et expliquent l’histoire des morceaux (merci au traducteur Google…)
Samedi 23 mai 2026
Ce matin, transfert en bus privatif pour une dégustation de saumon
KRD Fishery à KILLORGLIN, est l’une des plus anciennes fumeries historiques d’Irlande, établie depuis 1782 et pratiquant encore aujourd'hui la pêche au saumon avec un filet de pêche.
Ce qui rend leur saumon sauvage si rare et exceptionnel, c’est qu’ils perpétuent la méthode traditionnelle du filet dérivant (draft netting). Les pêcheurs locaux utilisent toujours des barques en bois très similaires à celles du XVIIIe siècle pour capturer le saumon de l’Atlantique lorsqu’il remonte la rivière Laune.
Un savoir-faire artisanal unique
Les saumons sont levés en filets entièrement à la main (le parage). Ils sont salés à sec au sel de mer pour raffermir la chair. Le fumage se fait lentement et délicatement au bois de chêne, ce qui leur donne ce goût boisé subtil et équilibré, sans jamais masquer la finesse du poisson.
Point de vue sur le Lough Leane.
Abbaye (MUCKROSSS FRIARY)
À quelques minutes de marche, on explore les ruines romantiques de l’abbaye franciscaine fondée en 1448. Au centre de son cloître en pierre se dresse un if centenaire gigantesque et majestueux qui semble soutenir le ciel. L’atmosphère y est presque mystique.
MUCKROSS HOUSE
Imposant manoir victorien de 65 pièces, dû à un architecte écossais (1843), nous plonge dans une atmosphère du 19e siècle, depuis les opulentes salles du premier étage jusqu’au sous-sol, réservé aux activités des domestiques. Ses premiers propriétaires, la famille Herbert, engagèrent de grands travaux durant 6 ans pour accueillir dignement la reine d’Angleterre et sa suite de… 100 personnes. En 1861, Victoria leur rendit enfin visite, et arriva avec son propre lit, mais n’y resta que 2 jours !
La cascade de Torc (TORC WATERFALL) relativement modeste avec ses 18 m de haut, mais elle permet une balade au cœur d’un ravissant site boisé au milieu d’une forêt de mousses et de fougères géantes.
Soirée pub à KILLARNEY… Une ambiance folle dans les rues !
Attention tout de même car selon les locaux : « Boire une Guinness, ça n’existe pas ! Quand tu vas au pub, il en faut au moins trois. Et si les pintes ne sont pas parfaites, tu ne retournes pas dans ce pub ! »
Heureusement, c’est un bus qui nous y emmène et reviendra nous chercher à 23h.
Mercredi 13 mai 2026
Dimanche 24 mai 2026
On entreprend une boucle de 120 km environ dans Le MACGILLYCUDDY’SREEKS sous un beau soleil.
Un grand départ pour l’aventure ! En quittant KILLORGLIN, l’on quitte la grande route touristique pour nous enfoncer dans les terres vers le cœur sauvage de notre circuit.
On franchit le Ballaghisheen Pass. C’est un col de montagne méconnu des circuits touristiques d’une solitude absolue, entouré de tourbières et de sommets sombres. Une route de montagne très étroite (une seule voie avec des passing places pour se croiser). Les paysages y sont grandioses et lunaires, mais la conduite demande une attention de chaque instant avec notre grand gabarit… Bravo Gérard, tu es un champion !
Une boucle parfaite, qui évite les foules, est totalement ignoré des grands bus de tourisme, nous y sommes seuls au monde avec les moutons.
On rejoint le hameau de DERREENDARRAGH où l’on rattrape la fameuse N70. De là, on bifurque en direction de MOLL’S GAP, un col de montagne spectaculaire qui ouvre les portes de la vallée de KILLARNEY.
Une courte halte dans une boutique artisanale, avant de redescendre par la route panoramique avec l’arrêt incontournable au belvédère de Ladies View afin d’admirer les lacs sous la lumière de fin d’après-midi.
C’est le point de vue le plus célèbre du comté. Il doit son nom aux dames de compagnie de la reine Victoria qui sont tombées en admiration devant ce paysage en 1861. On y découvre un panorama à couper le souffle sur les trois lacs de Killarney enserrés dans la vallée noire (Black Valley).
Quelle belle journée !
Lundi 25 mai 2026
La péninsule de DINGLE a une atmosphère totalement différente du Kerry : plus sauvage, plus abrupte, très ancrée dans la culture gaélique, et couronnée par l’un des plus beaux villages d’Irlande à notre arrivée, ADARE. L’on va découvrir à nouveau de splendides paysages entre terre et mer…
En quittant Killarney par la R561, notre premier arrêt sera pour prendre en photo l’immense plage de INCH BEACH, une langue de sable de 5 km qui s’avance dans la mer, entourée de dunes. Surprenant, parfois selon la marée (et la texture du sable tellement ferme) les camping-cars peuvent se garer sur la plage !
Pour profiter au maximum de la péninsule, on emprunte la SLEA HEAD DRIVE, une route panoramique qui serpente le long de la côte au départ de DINGLE, et offre des paysages côtiers à couper le souffle, face aux îles Basket.
Nous déjeunerons sur le port de DINGLE, une petite ville de pêcheurs adorable, célèbre pour ses façades multicolores. C’est l’endroit parfait, pour déguster un excellent Fish & Chips frais pour le déjeuner… Nous avons même aperçu Fungy, le Dauphin !
On va reprendre la route en direction de TRALEE (en évitant le Conor Pass, qui est interdit aux camping-cars car une seule voie taillée dans la roche à flanc de falaise).
ADARE sera notre étape du soir.
Briefing à 18h30 suivi de l’apéritif traditionnel.
Mardi 26 mai 2026
On change totalement de décor : on quitte les plaines arborées pour entrer dans le comté de Clare, le pays de la pierre, et des falaises vertigineuses.
S’il est un lieu emblématique du pays, ce sont bien les Falaises de MOHER (CLIFFS DE MOHER) site incontournable de la région ! Elles s’étendent sur plus de 8 km et jusqu’à 214 mètres au-delà de l’océan Atlantique. Pour les admirer on va monter vers la tour O’Brien, pour avoir une vue saisissante de cet ensemble de murailles démesurées.
Et pour les admirer de la mer, une mini croisière avec Doolin Ferry.
Leurs parois noires abritent des milliers d’oiseaux marins : macareux, mouettes, guillemots… Les prairies vertes au sommet et la houle venant s’écraser en contrebas forment un véritable tableau…
Au programme : Dîner et soirée au Pub
Soirée dans un pub tout proche où l’on peut profiter de la musique traditionnelle irlandaise et de son ambiance typique.
Retour à pied au camping.
Camping NAGLE’S à DOOLIN.
GPS : 53°00’58.6’’ – 9°24’04.4’’
Mercredi 27 mai 2026
DOOLIN est un charmant petit port de pêche aux maisons colorées, mondialement connu pour être le berceau de la musique traditionnelle irlandaise.
Les boutiques de Fischer Street : C’est le quartier le plus mignon du village, avec de jolies façades roses et bleues au bord d’un petit pont en pierre.
Journée lessive et repos.
Jeudi 28 mai 2026
On va quitter le Comté de Clare pour entrer dans le mythique Connemara, en restant fidèle à la Wild Atlantic Way (la route côtière).
Black Head
La route épouse littéralement le bord de mer, coincée entre l’océan Atlantique et de colossales collines de calcaire gris.
Abbaye en ruine de CORCOMROE, fondée au 12e siècle.
DUNGUAIRE CASTLE
Château au bord de la route N67 et de la baie de GALWAY, construit en 1520. Nous ferons juste un arrêt photo…
Après GALWAY, le calcaire gris du Burren laisse place à de vastes étendues de tourbières rousses, des centaines de petits lacs secrets et des murets de pierres sombres.
Après INVERIN, c’est Le choc visuel
C’est là que le décor bascule radicalement. Les maisons se font de plus en plus rares, les arbres disparaissent complètement du paysage, balayés par le vent du large. La route s’enfonce dans une lande rase, austère et magnifique, parsemée de gros blocs de granit sombre.
Mais après SCREEB, c’est l’apothéose sauvage et l’aventure devient grandiose…
Quand les lacs sombres sont imbriqués dans l’océan, avec la silhouette des sommets arrondis des Tselve Bens qui barre l’horizon, et que la roche et les tourbières rousses prennent le dessus, je me dis « ça y est, on y est ! ».
« Terre brûlée au vent des landes de pierres, autour des lacs, c’est pour les vivants, un peu d’enfer, le Connemara. Des nuages noirs qui viennent du nord, colorent la terre, les lacs, les rivières, c’est le décor du Connemara… »
Pour une pause détente, le crochet par le petit port de pêche de ROUNDSTONE est incontournable, avant de passer devant les plages de sable blanc de Dog’s Bay.
L’on terminera notre circuit en contournant la péninsule SKY ROAD. Une route étroite offrant des paysages spectaculaires.
Nous terminerons la journée au Camping CLIFDEN par un apéritif géant. Avec Joseph, notre accompagnateur et le groupe ultra sympa, ce voyage ne peut être qu’une réussite…
Vendredi 29 mai 2026
Encore plus sauvage que le Connemara, avec ses montagnes désolées et ses immenses plages, le Mayo incarne surtout une terre sacrée pour les irlandais.
Après quelques kilomètres, nous abordons un autre univers, celui de KYLEMORE ABBEY, un des monuments les plus réputés du pays.
Avec un lac pour splendide miroir, dans une forêt mêlée de rhododendrons, cet imposant château de style néogothique fut transformé en abbaye, puis en collège privé. Construit à partir de 1857 par u riche anglais, Mitchell Henry, pour son épouse irlandaise, ce château bénéficia d’une modernité d’avant-garde (serres chauffées, énergie hydroélectrique…) et reçut la visite d’Edouard VII en 1903. Kylemore fut ensuite racheté par l’église catholique pour accueillir une communauté de bénédictines belges, chassées de leur couvent d’Ypres pendant la Première Guerre mondiale. Les sœurs ouvrirent en 1923 un internat international pour jeunes filles (Angelica Huston est l’une des pensionnaires les plus connues). L’école ferma en 2010.
À l’ouest, les jardins victoriens et leur serres restaurées.
À l’est de l’abbaye, l’église et le mausolée où repose Mitchell et Margaret Henry.
Le bras de mer étroit de Killary Harbour s’enfonce sur 14 km entre des falaises rocheuses. On va prendre la R335 s’engage entre des massifs montagneux. On parvient à Delphi, lieu-dit au nom surprenant, baptisé ainsi par le marquis de Sligo à son retour d’un voyage en Grèce.
Puis la route longe le Doo Lough, lac de montagne très romantique. Il faut faire attention aux moutons !
Court arrêt à WESTPORT, avant notre arrivée au Carrowkeel Camping à BALLYVARY. GPS : 53°54’28.3’’ – 9°10’59.7’’
Briefing et apéro…
Samedi 30 mai 2026
Cette journée est consacrée à a remontée vers le nord en traversant le comté de Sligo, avant d’entrer dans le mythique et sauvage comté de Donegal.
Une étape assez longue et moins agréable, car on empruntera surtout des routes principales.
1ère étape au Cimetière mégalithique de CARROWMORE. La concentration la plus ancienne et la plus dense de tombes néolithiques d’Irlande. Le site compte un nombre étonnant de dolmens et de cercles de pierres dispersés sur plusieurs centaines de mètres.
On va quittez la nationale, un peu ennuyeuse, pour faire une petite boucle côtière autour de la péninsule de MULLAGHMORE HEAD, pour déjeuner. Cette route panoramique contourne le cap, offrant une vue saisissante sur le château de CLASSSIEBAWN, solitaire au milieu des prés verdoyants face à l’océan, dont hérita l’épouse de Lord Mountbatten, tué en 1979 par l’IRA sur son bateau, juste au large.
Nous arrivons ensuite à DONEGAL, une petite ville historique construite autour de son « Diamond » (la place centrale), animée, voire très animée, donc impossible de trouver une place de parking pour notre 7m40, et ce n’est pas faute d’avoir chercher…
Dîner et musique live dans un pub local « LEO’ TAVERN », pour clôturer la journée dans une ambiance chaleureuse et conviviale.
Leo’s Tavern à MEENALECKY, c’est bien plus qu’un pub, c’est le berceau de la famille Brennan. C’est ici qu’on grandi et fait leurs premiers pas sur scène les membres du groupe légendaire Clannad, mais aussi leur sœur, la célèbre chanteuse Enya. Les murs sont couverts de disques d’or, de platine et de photos souvenirs qui racontent toute l’histoire de la musique de la région.
Un véritable temple de la culture irlandaise, donc pour les passionnés de musique et d’authenticité, on ne peut pas faire mieux soi-disant… (Bon d'accord avec vous, la vidéo ne représente pas du tout cette culture là, mais c'était sympa de nous jouer cet hymne...)
Dimanche 31 mai 2026
Aujourd’hui, nous quittons CROLLY pour remonter vers la péninsule d’INISHOWEN. Façonné par l'ère glaciaire et sculpté par le fracas interminable de l'océan, ce paysage est composé de collines verdoyantes et pierreuses ainsi que de rochers côtiers escarpés.
DOE CASTLE, impressionnante forteresse au bord de l’eau, qui se dresse dans un cadre d’une grande sérénité, sur un promontoire commandant une baie profonde. Donjon de quatre étages (16ème siècle), il est protégé par la mer et par des douves, aujourd’hui asséchées. Historiquement un bastion du clan Suibhne.
Toutefois, la presqu’île d’Inishowen s'enorgueillit également d'une riche histoire qui se reflète aussi bien dans les noms des lieux que dans les monuments historiques. Le mystérieux GRIANAN OF AILEACH surplombe les eaux du Lough Swilly. Il suffit de rentrer dans ce fort circulaire et son mur de pierre sèche de 5 m de haut, pour nous retrouver entouré par plus de 4 000 ans d'histoire.
À 250 m d’altitude, Le site nous offre une vue spectaculaire sur les montagnes de Greenan Mountain. La vue est à couper le souffle, un moment fort de la journée.
Déjeuner à BUNCRANA où l’on assiste à l’arrivée d’une course à pied…
Bivouac sur le parking du DOAGH FAMINE VILLAGE.
GPS : 55°18’33.8’’ – 7°20’06.5’’
Briefing et repas « auberge espagnole », qui consiste à ce que chaque convive vienne avec son repas et une spécialité à partager (Pour nous, ce sera tarte du Champsaur, pâté de sanglier de Lagnieu et vin de noix de Grenoble).
Lundi 1er juin 2026
Nous avons quitté la vie sauvage de la péninsule d’Inishowen pour basculer en Irlande du Nord et rejoindre, demain, la célèbre et spectaculaire « Causeway Coast » (la côte de la Chaussée des Géants).
Au programme aujourd’hui : visite du DOAGH FAMINE VILLAGE, l’un des sites culturels les plus originaux et immersifs d’Irlande. Loin des musées traditionnels un peu rigides, il s’agit d’un écomusée en plein air qui raconte l’histoire de la survie rurale irlandaise depuis les années 1840 (l’époque de la Grande Famine) jusqu’à nos jours
Le site a une histoire très singulière : il a été entièrement conçu et construit par Pat Doherty sur les terres de sa propre ferme familiale. Les chaumières que l’on visite sont, pour certaines de réelles maisons historiques préservées.
Nous y découvrons, la vie pendant la Famine (1845-1852), et comment les familles de cette péninsule isolée ont tenté de survivre face à la maladie de la pomme de terre, en se tournant parfois vers les ressources de la mer (les algues) ou en fabriquant illégalement du Poitin (l’alcool de contrebande local).
Le site montre également de façon très concrète comment les grands propriétaires délogeaient les familles pauvres en détruisant les toits de leurs maisons.
Trop fort Joseph !
Passage en
IRLANDE DU NORD
Le voyage n’est pas fini…
Allons voir
de l'autre coté...































































































































































































































































































































































































