Brette, terre d’évasion

 

Mercredi 18 mai 2010

Après avoir déjeuné dans le camper devant la maison pour nous donner un avant-goût de liberté, nous démarrons à 13 h.

1er arrêt au belvédère de la Selle, juste avant la Freissinouse, ou depuis la table d’orientation, nous avons une vue extraordinaire sur le bassin gapençais et sa chaîne de hauts sommets.

A la Bâtie Monsaléon nous passons sur le pont-bascule (4 euros), nous ne sommes pas surpris d’apprendre que nous affichons 3T700. Aie, nous devrions passer dans la catégorie poids-lourds.

Au col de Tourette 1126 m, nous faisons une petite halte pour marcher pendant 20 mn sur un chemin rocailleux. Aucun plaisir, trop de vent.

 

5 km plus bas, dans la réserve du vallon Font-Froide, nous nous arrêtons pour la pause café près d’un petit lac aux eaux turquoise.

 

 

 

 

Puis nous traversons la vallée de l’Oule, une vallée verdoyante avec beaucoup de noyers.

Nous sommes à 32 km de Brette lorsque nous rentrons dans la Drôme.
- Col des Roustants 1026 m

- Col de Vache 887 m

- Col du portail 805 m

Au détour de la route, en contrebas, j’aperçois un magnifique cerf, mais il disparaît tellement vite que ne n’ai pas le temps de saisir mon appareil-photos qui est sur le tableau de bord. Charly n’aura même pas la chance de le voir.

 

                                 Et nous voilà parvenu à notre destination finale :

Robert nous accueille, peut-être un peu surpris de nous voir arriver avec un si gros véhicule, et bien que son entrée soit étroite, Charly arrive après plusieurs manœuvres à rentrer dans la cour.

Nous resterons jusqu’au vendredi après-midi. L’accueil à été très chaleureux et bien que nous voulions les inviter dans notre roulotte, Maria a tenu à nous préparer tous les repas… et je pense que maintenant nous devons faire la diète pendant les 3 jours à venir.

 

 

 

Jeudi 19 mai 2010

Au programme :

 

 

 

* Escapade en 4/4, pour aller voir les ruches

 

 

et faire une virée dans la montagne. J’ai eu quelques bouffées de chaleur à la descente.

 

* Passage par la ferme Reynaud ou Robert nous a fait une provision de fromages, et ou nous avons assisté à la traite des chèvres, et dégusté du lait bien frais.

 

La ferme du Villard

Depuis bientôt sept générations, la famille Reynaud vit au rythme des saisons, accrochée au flan de la Servelle, montagne qui domine le village de Brette. Dans ce hameau, la vie reste simplement liée aux travaux des champs et des troupeaux. 

L’année commence doucement entre paperasse, petit artisanat et surtout la surveillance des « futures mamans ».

Février sent déjà le printemps : les naissances des chevreaux et des agneaux occupent tout le monde jour et nuit. Si le temps le permet, Hervé s’échappe dans ses champs pour les labours ou les semis de printemps.

Mars voit les soins aux bébés et à leur mère s’intensifier ; la traite avec les premiers fromages commence. Les arbres fruitiers sont taillés, le potager démange le bout des doigts : on sème sous abris… Les poules se remettent à pondre dès l’apparition d’un peu de chaleur.

En avril-mai c’est le coup de collier à donner : tout est à faire ! Les champs, les fromages, sortir les troupeaux, mettre en place le potager, etc… On mange les premiers légumes et le beau temps nous amène nos premiers visiteurs citadins. Le camping ouvre, la piscine se remplit avec l’eau de la source.

Les foins arrivent avec juin ; le petit épeautre ondule dans les champs et la lavande lance ses premiers épis à la conquête du ciel… Ceux qui viennent à la rencontre de notre vie partagent ces moments pleins de lumière et d’odeurs : la Drôme Provençale s’exprime dans tous ses sens !

En juillet et août : foin, troupeaux et fromages ; lavande et distillation ; potager et moments choisis avec les estivants d’ici et d’ailleurs. En un mot : convivialité.

Septembre amène la rentrée scolaire : le camping se vide doucement, l’automne montre ses prémices avec le tarissement des brebis. Les boucs et les béliers retrouvent leurs compagnes en prévision des prochaines mises-bas. Le travail s’apaise et nous offre un peu de liberté. Si les orages ont été au rendez-vous les champignons parfument nos assiettes ! Les chasseurs sont de retour : ils vont prélever un certain nombre d’animaux ce qui nous permettra de mieux protéger nos cultures ! L’ambiance entre eux reste familiale et bon enfant.

Octobre signe le temps des semis d’automne sur les terres labourées par Hervé en septembre. Le petit épeautre passera l’hiver en champs ; la récolte des noix arrive avec son cortège de tâches annexes : lavage, séchage, triage, etc…mais Papy Hubert y travaille depuis le mois de juillet entre arrosage et clôtures sinon les sangliers mangent tout !!! Le ramassage des noix dure trois semaines avec l’aide de quelques amis puis vient le temps du cassage avec une machine avant que les anciens ne se réunissent autour de la table de la cuisine pour tout trier : c’est  le long et minutieux travail des veillées d’hiver…

Novembre nous fait rentrer dans la saison froide : les chèvres sont taries, les troupeaux rentrés en bergerie : on échange le travaille en fromagerie contre celui de la comptabilité bien au chaud à la maison. Le potager entre aussi en hibernation après avoir fini les récoltes et préparé le printemps suivant. A la maison, Nathalie emballe, étiquette, fabrique les produits que vous retrouverez à la boutique de la ferme et sur certaines foires… La nouvelle saison s’annonce…

 

Nathalie Ginet-Welker, Hervé Reynaud et leurs enfants

 

 

 

Vendredi 20 mai 2010

* Promenade jusqu’à la rivière, la remontée à été un peu dure pour moi…

 

                  Merci

 

Puis le jour du départ, précédé par Robert, nous prenons une chemin de terre pour rejoindre Penne le Sec, les panoramas sont à couper le souffle…

Point de vue sur la vallée de la Roanne depuis le pas de l’Echaillon.

Nous ne regrettons pas d’être revenus par Pennes le Sec, les panoramas sont fantastiques bien que la route soit très étroite et bien tortueuse. Mais quel spectacle !

Le site du Claps est une des plus célèbres curiosités du Dauphiné. Il est le résultat d’un glissement rocheux du flanc sud du Pic de Luc dans le cours de la Drôme, lors d’un séisme en 1442. Cette masse, en percutant le pic dressé sur la rive opposée, se fractionna en un chaos de pierres impressionnant.

Charly en train de faire sa provision de pignes de pin pour l’hiver.

 

Nous arrivons à Gap vers 19 heures pour récupérer Marine qui revient de Manosque.

J’espère que nous pourrons repartir quelques jours avant le gros rush des vacances d’été.

Nous avons parcouru 226 km