Presqu'île du  COTENTIN

 

 

 

  

La péninsule s’avance dans la Manche tel un doigt pointé vers l’Angleterre. Une balade entre jardins, longues plages et caps découpés.

 

 

 

Jeudi 6 mai 2021

C’est enfin le départ après le 3ème confinement.... Nous trépignions d’impatience... moi surtout car mon côté râleuse avait amplifié et commençait d’agacer un peu ce « pauvre » Gérard.... lol...

Il est 14 heures, le compteur au CC indique 44135 km, le GPS est actionné... nous faisons route vers le Cotentin,....

Arrêt pour la nuit sur l’aire de JALIGNY-SUR-BESBRE, 9 rue de la Chaume. Aire gratuite avec électricité au bord de la Besbre.

GPS N 46°22’53’’ - E 3°35’30’’

 

 

Vendredi 7 mai 2021

APREMONT-SUR-ALLIER

Au bord de l’Allier, s’étend le village médiéval, classé parmi les plus beaux villages de France. Le temps s’étire au rythme lent de la rivière, dans ce cadre harmonieux. Les maisons fleuries, typiquement berrichonnes, semblent posées là depuis des siècles, dominées par un château, vestige d’une formidable forteresse anglo-bourguignonne appartenant depuis 1722 à la même famille.

En 1970, un parc floral est ouvert au public afin de mettre en valeur le site. Agrémenté de « folies » dans l’esprit de la seconde moitié du XVIIIe siècle, telles le Belvédère qui surplombe la rivière et les toits du village, le Pavillon Turc ou encore le Pont Pagode avec son toit en écailles. Ce jardin classé « Jardin Remarquable » nous propose une promenade hors du temps. Des massifs de fleurs, des petites maisons parfaitement intégrées, une voûte de glycines, des arbres rares, une cascade chantante donnent à ce parc sa magie.

Arrêt sur le parking au centre du village de LAVARDIN avec une belle vue sur le château en ruine.

7 rue des Vaux Boyers, GPS N 47°44’31’’ - E 0°53’3’’

 

 

Samedi 8 mai 2021

Ce matin, en ouvrant la porte, j'ai vu arrivé 3 canards en vol qui se sont posés devant la porte du CC...

LAVARDIN est un adorable village médiéval blotti au pied des ruines du château féodal, ses ruelles sont bordées de jolies maisons anciennes aux toits d'ardoise. Son église romane, l'église Saint-Genest, possède de splendides fresques, mais malheureusement fermée. On poursuit notre découverte du village vers les rives du Loir, joliment agrémentées de saules pleureurs, et offrant un très joli point de vue sur le pont de style gothique.

 

 

Nous voici arrivés dans la Manche, on passera la soirée et la nuit chez Virginie au PLESSIS-LASTELLE.

 

 

 

 

Dimanche 9 mai 2021

 

LE PLESSIS-LASTELLE

Journée avec Virginie, Melissa et Fatima.

 

Lundi 10 mai 2021

Passage à CARENTAN, pour boire le café avec Fatima, et c’est le moment du au-revoir !!!  En quittant la ville, nous passerons devant l’usine des caramels Dupont d’Isigny sans s’arrêter... oups !

Libérée par les parachutistes en 1944, la petite cité de STE-MÈRE-ÉGLISE a été rendue également célèbre par l’un d’entre eux, John Steele, dont l’effigie accrochée au clocher de l’église incarne toute la symbolique de la libération.

Passage à l’aire de service du camping de Sainte-Mère-Eglise, chemin de Tortevas. 3 euros.

Nous reprenons la route pour rejoindre RAVENOVILLE et sa superbe plage flanquée d’anciennes cabanes de pêcheurs. Grandes, larges, étroites, petites toutes aux tons acidulés... Au coude à coude, elles s’exposent joyeusement aux humeurs de l’océan.

Puis arrive l’heure du déjeuner, en bordure de la Manche, face à SAINT-VAAST.

MONTEBOURG, jadis siège d’une abbaye fondée par Guillaume le Conquérant

SAINT-VAAST LA HOUGUE, sacré Village Préféré des Français en 2019, dans l'émission de Stéphane Bern. Agréable port de pêche et ostréicole, où il fait bon flâner. Ses fortifications comprennent les forts de la Hougue et de l’île de TATIHOU, située en face de Saint-Vasst. Lors d’une inspection du littoral en 1686, Vauban nota la position stratégique de la baie de la Hougue, tout en relevant la faiblesse de ses défenses. Il opta pour la construction de deux tours observatoires, du haut desquelles les tirs croisés devaient empêcher tout débarquement.

Je retrouve l’épicerie fine Gosselin ou j’avais acheté mon porte-bouteilles en fer forgé, mais pas de chance nous sommes lundi, elle est fermée. Je ne repartirai pas d’ici sans y refaire chauffer un peu la CB...

Parking du collège, 23 rue Flandres Dunkerque.

GPS N 49°35’21’’ – W 1° 16’20’’.

 

 

Mardi 11 mai 2021

Malheureusement l’embarquement pour l’île de TATIHOU est clos pour cause Covid... mais je n’allais pas quitté SAINT-VASST sans passer par l’épicerie Gosselin.... toujours pas de chance, les beaux rayons sont scotchés.... donc la CB restera au chaud dans mon sac...

Il n’est pas encore midi, nous retournons sur QUETTEHOU, pour la réparation du vélo de Gérard.

Magnifique sculpture exposée en l’église de RéVILLE du gisant de la fille de Guillaume Fouace (Béatrix 1874-1888). Ce célèbre artiste peintre du Cotentin a immortalisé sa fille décédée par cette sculpture de marbre blanc.

Petit détour par la pointe de SAIRE.

 Nous tombons sous le charme du petit port de BARFLEUR. C’est un formidable spectacle qu’offre ce port d’échouage qui se vide et se remplit au rythme de la marée. Les bateaux de pêche professionnels reposent sur leurs béquilles, tandis que les plus petites unités sont couchées sur le flanc, sous la protection de la massive église St Nicolas.

Cousin du grand-père maternel de Gérard, futur Pape Jean XXIII.... (A vrai dire, je n’ai toujours pas trouvé le lien en généalogie)

C’est à Barfleur, en 1865, que fut mise en service la toute première station de sauvetage en mer du littoral français. Emblématique de ce passé de secours des mers, le canot Crestey et Sauvé (400 interventions à son actif) est toujours visible à l’intérieur de la station.      

Aujourd’hui, la petite ville compte parmi les « Plus beaux villages de France », et c’est bien mérité.

 

Parking pour la nuit face à la digue, 8 chemin de la Masse.
GPS N 49° 40’ 27’’ – W 1° 15’ 55’’

 

 

Mercredi 12 mai 2021

Pause photo au petit port de ROUBARY, qui jouxte le majestueux phare de GATTEVILLE

Là on s’abandonne au spectacle grandiose qu’offre ce titan de granit, deuxième plus haute tour de lumière de France, après celui de l’île Vierge (75 m de hauteur). Construit entre 1829 et 1834, et mis en service en 1835, cet ouvrage a pour vocation d’indiquer aux navigateurs les forts courant du raz de Barfleur. Toujours en fonction, on aurait pu le visiter, (mais pour une fois, je vais dire merci au virus) car il m’aurait fallu gravir, les 365 marches pour profiter du panorama depuis la plateforme supérieure. Fait étonnant, il y a autant de marches que de jours dans une année, autant de fenêtres qu’il n’y a de semaines et autant de niveaux qu’il n’y a de mois., Le phare reste fermé lorsque le vent est supérieur à 50 km/h, (force 7), ou par temps orageux.

Eglise de GATTEVILLE-LE-PHARE.

On poursuit notre découverte du littoral en gagnant le cap LÉVI et son fort : le panorama sur la rade de Cherbourg est grandiose. Agréable promenade sur le sentier des douaniers avant de déjeuner.

Notre itinéraire nous mène à CHERBOURG, encore une cité morte, tous les magasins non essentiels sont fermés, aucune adresse sympathique pour boire un verre...

Et la grosse déception sera de ne pouvoir visiter la Cité de la mer, dans cet imposant bâtiment Art Déco, qui n’est autre que l’ancienne gare transatlantique, celle qui fut la dernière escale du Titanic avant qu’il ne sombre...

On se consolera en prenant des photos en extérieur du gigantesque sous-marin "Le Redoutable".

CHERBOURG, Aire communale, allée du Président Menut.

GPS : N 49°38’35’’ – W 1° 37’3’’

Nous nous poserons pour la nuit sur la digue du petit port de QUERQUEVILLE, devant le fort Vauban.

GPS : N 49° 40’ 10’’ – W 1° 40’ 52’’

 

 

Jeudi 13 mai 2021

GRÉVILLE-HAGUE

Maison natale de Jean-François Millet : Peintre de paysages et de la vie rurale, Jean-François Millet est né le 4 octobre 1814 à Gréville-Hague, dans le hameau de GRUCHY, où sa maison de famille est encore intacte. Aîné d’une fratrie de huit enfants, dont les parents étaient de riches paysans très pieux, il participe à la vie de la ferme. Ce sont ces scènes rurales qui lui inspirèrent bien des années plus tard quelques-unes de ses plus belles œuvres à l’image des Glaneuses, l’Homme à la houe ou encore du célèbre Angelus, son œuvre majeure, mondialement connue et presque aussi célèbre que La Joconde.

OMONVILLE-LA-PETITE garde le souvenir de Jacques Prévert. Quand il s’y installe, son maire déclare : « son œuvre est un ramassis d’inepties et de sacrilèges ! » Le poète a vécu dans une maisonnette d’où il contemplait ses fleurs préférées, des gunneras aux gigantesques feuilles.

Moi, mon souvenir, c’est Fred à Damas en train d’essayer de réciter « Le cancre » sur une cassette pour envoyer à Paulette. Une demi-heure de fou-rire....

Le vent, la pluie... pas le courage d’aller se recueillir sur sa tombe au cimetière du village.

C'est là qu'au revers d'une colline surgit PORT RACINE, autoproclamé plus petit port de France (800m2 de superficie), ce havre lilliputien n’était qu’un abri pour protéger la goélette du célèbre corsaire François Médard. Un lieu parfaitement conservé d’une grande poésie. Les bateaux de « pecqueus » (pêcheurs) dodelinent, amarrés par des cordages.

Puis, entre les champs clos de murets, on finit pas atteindre un hameau, face au redoutable Raz Blanchard. De rares maisons, et un phare au large : GOURY signe l’ultime présence de l’homme au cap, le dernier village à résister aux assauts atlantiques.

Au volant, la prudence est de mise : les routes étroites plongent et grimpent comme la houle océane. Mais quels panoramas ! Dommage que le soleil ne soit pas de mise...

Enfin, c’est face au NEZ DE JOBOURG, sur la superbe Baie d'ECALGRAIN battue par les vagues, que nous déjeunerons.

LA HAGUE

La « terre des confins », ce cap de LA HAGUE aux paysages spectaculaires d’océan, de falaises et de prairies, une côte rude et sauvage.

Nuit sur l’aire de services sur le parking d’Intermarché des PIEUX. Borne Euro Relais GPS N 49° 30’ 59’’ – W 1° 47’ 53’’/
Le voyant de l'huile clignote, il faut que l'on se rende dans un garage pour avoir un pronostic...

 

 

Vendredi 14 mai 2021

Après avoir chercher sur internet un garage pour effectuer la vidange, (Rendez-vous pris pour lundi 10h à CARENTAN), nous allons tourner devant La Chevalerie à SAINT-GERMAIN-LE-GAILLARD pour prendre une photo, Yan a habité ici lorsqu’il travaillait à Flamanville.

Pour profiter encore de ces paysages magnifiques, nous allons déjeuner en bordure des dunes de SURTAINVILLE.

En début d’après-midi nous nous retrouvons sur le plateau rocheux du CAP DE CARTERET pour une ballade jusqu’au phare, afin d’observer les îles de Sercq et de Jersey (trop de brume, nous les distinguons à peine avec les jumelles).

L'étape suivante sera le Havre de PORT-BAIL Port d’escale sur la route de l’étain. Au cœur de cette station balnéaire, l’église Notre-Dame d’allure fortifiée et un pont aux 13 arches construit en 1873, qui permet de relier le centre ville à la plage.

Grand parking pour camping-cars (Rue Lechevalier), mais nous devons attendre pour avoir une place un peu éloignée de la route. GPS : N 49° 20’ 13’’ – W 1° 42’ 4’’.

 

 

Samedi 15 mai 2021

Garés devant le havre naturel de PORTBAIL, nous serons aux premières loges pour voir la marée monter et descendre.

RV 10h chez la coiffeuse. A midi, Virginie et Melissa nous rejoignent pour déjeuner.

Nous ferons avec elles une autre visite du village, en passant au retour devant le baptistère à piscine datant de l’époque gallo-romaine, et mis à jour en 1956 lors des fouilles ayant précédé la construction d’une école.

Vous rappelez-vous, Portbail est devenu en 1985 le titre nostalgique d’un album d’Alain Souchon : « On sentira la p’tite brise... Un jour, bye bye... Au bout des rails, la jolie maison de Portbail. Et c’est là-bas dans le Cotentin... »

Puis nous partons ensemble admirer l’église abbatiale Sainte-Trinité de LESSAY, véritable phoenix renaissant de ces cendres. L’un des chefs-d’œuvre de l’art roman en Normandie. Fondée en 1056, elle connut les ravages de la guerre de Cent ans et des guerres de Religion, puis ceux des bombardements de 1944. D’ailleurs il fut envisagé de la laisser en l’état. La commission des Monuments historiques décida finalement de sa reconstruction (1945-1958). A l’intérieur, très grande rigueur architecturale et pureté des lignes.

Un peu avant l’heure du couvre-feu, nous ne pouvions rêver de meilleur spot pour la nuit que celui que nous trouvons à La pointe d’AGON, classée site naturel depuis 1989.

 

Dimanche 16 mai 2021

Lever du soleil ce matin sur la pointe d’AGON (bon, la photo n’est pas très nette car prise au travers du pare-brise).

Et voici que se dressent les flèches de pierre de la cathédrale de COUTANCES, chef d’œuvre de l’architecture gothique normande, dont on a fêté les 800 ans en 2008.

L’hôtel de ville.

On ne quittera pas la ville sans avoir « perdu » un petit moment au Jardin des plantes, l’occasion d’une pause agréable, avant de reprendre la route vers CARENTAN, ou nous avons RV pour la vidange demain matin.

CARENTAN, l’occasion de passer encore un bon après-midi avec la famille LEMASLE.

Merci à ma filleule pour ce magnifique bouquet, qui va orner ma table pendant quelques jours.

On dinera dans le CC avec Fatima, et nous resterons dans sa cour pour la nuit.

 

 

Lundi 17 mai 2021

 

RV au garage LESAGE FIAT, ZI de route de St Côme à CARENTAN.

Déjeuner sur le parking de Super U de CONDÉ-SUR-VIRE, où on attend le cousin de Gérard qui doit nous rendre visite, et nous prendrons en fin d’après-midi la direction de GRANVILLE. 

Nous trouvons une place sur l’aire CC, rue du Roc (Ville haute).

 

Coordonnées GPS : N 48° 50’ 7’’ – W. 1° 36’ 34’’.
Je téléphone à Nathalie, rendez-vous est pris pour demain après déjeuner.

 

 

Mardi 18 mai 2021

GRANVILLE « la blanche », station balnéaire réputée, est d’abord une ville tournée vers la mer et fière de son histoire maritime. On va passer la journée pour profiter pleinement de ce port, actif depuis le XVe siècle.

Et surprise !!! 4 hélicoptères de la Carte aux trésors se posent devant nous. Ils tourneront au-dessus de nous toute la matinée.

De la Ville haute, dominant la mer, on va prendre le temps de profiter de la vue sur les ports de pêche et de plaisance, (la cité est le premier port coquillier de France et les bulots de la baie de Granville ont d’ailleurs leur IGP, on va en déguster sans modération).

Tout en haut, l’église Notre-Dame-du-Cap Lihou, posée sur son roc tel un vaisseau amiral, veille sur ses sujets, la flottille de marins pêcheurs. Edifiée tout en granit de l’Île de Chausey, entre les XVe et XVIIe siècles, elle arbore différents styles - roman, gothique et gothique flamboyant - et abrite quelques belles curiosités sacrées. On remarque, l’orgue romantique du XVIIe siècle, les vitraux sur le thème de Marie, et la statue de Sainte-Barbe entourée de maquettes de navires.

A partir de la place Cambernon, cœur de la ville médiévale, on va s’infiltrer dans le vieux bourg, en appréciant la sobriété des demeures d’armateurs en granit, les ruelles étroites, on termine sur les remparts dont une superbe vue sur les falaises, et l’azur du grand large.

En début d’après-midi, Nathalie vient boire le café au CC, nous continuerons la visite de la ville avec elle.

Tout d’abord, du haut de la ville haute pour embrasser la ville basse depuis le chemin de ronde, et l’on termine par la visite du jardin de la maison d’enfance de Christian Dior, une maison rose où il se réfugiait, aujourd’hui transformée en musée (sans surprise fermé).

Un dernier arrêt sur les quais pour faire le plein chez un mareyeur.

Le soir, nous irons souper chez Nathalie à DONVILLE-LES-BAINS. Bonne soirée, et heureuse de revoir la petite Manon, qui a bien grandie.

Nous dormirons devant chez elles.

 

 

Mercredi 19 mai 2021

Regagnons la côte pour une promenade sur les falaises de CAROLLES.

Nous nous garons sur le parking avant de prendre le petit sentier qui nous mène très vite aux falaises coiffées, à ce niveau, de corps de garde, les cabanes de Vauban. Elles servaient de renfort à la défense côtière au XVIIe siècle.

Un peu plus loin, le Rocher du Sard, un rocher granitique appelé aussi « Chaire du diable » ou « Chapeau de Napoléon ».

Il est temps de nous immerger dans ce décor exceptionnel ! Pour cela, on rejoint le BEC D’ANDAINE à GENÊTS, face au Mont-Saint-Michel et au rocher de Tombelaine.

Dressé entre le bec d’Andaine et le Mont, l’énorme rocher solitaire fascine. Il a inspiré nombre de récits où la mythologie gauloise se mêle aux légendes médiévales et même à l’histoire. Rien d’étonnant !

Que n’a t’on pas rapporté sur cet îlot ? Certains concluent qu’il s’agit d’un lieu de sépulture dédié au dieu gaulois Bélenos, on dit aussi que selon la mythologie celte, une barque conduisait ici les âmes des trépassés. Cependant  si l’on s’en tient aux racines, il faut se rappeler que le nom originel du Mont-Saint-Michel était mont Tombe, et que Tombelaine pourrait être la francisation du diminutif Tumbellana : le Petit Mont Tombe. Dans ses plus grandes dimensions, le premier atteint 280 mètres sur 230, et le second 250 sur 140.

Venue de Bretagne, une tradition remontant à la fin du Xe siècle voudrait que la princesse Hélène, fille du roi Hoët 1er, ait été inhumée en ces lieux, après avoir été enlevée par un géant. L’îlot serait ainsi devenu la tombe d’Hélène. Une variante de cette hypothèse est que les lieux accueillirent les amours clandestines d’une certaine Hélène de Terregatte et d’un preux chevalier qui perdit la vie lors de la bataille d’Hastings, le 14 octobre 1066. Apprenant la nouvelle, Hélène serait morte de chagrin et aurait été inhumée sur l’île. Cette nouvelle version de la tombe d’Hélène se complète d’un détail émouvant qu’on se gardera bien de vérifier, de crainte d’être déçu : tous les ans en effet, à chaque anniversaire du combat funeste, une colombe vient déposer une fleur de genêt au sommet du rocher qui domine la mer de 45 mètres.

 

Pour l’histoire, ce sera un autre chapitre....

 

Jeudi 20 mai 2021

Aux aurores, j’admire comme un mirage le MONT-SAINT-MICHEL qui se découpe dans le ciel.

A notre arrivée, toujours en toile de fond, le mont et les moutons sur les prés-salés.

Côté parking, nous n’avons pas le choix : seul nous attend celui réservé aux camping-cars, le P8. Le Bourg à BEAUVOIR. Coordonnées N 48° 36’ 31 – W 1° 30’ 29’’ – Tarif : 19,80 les 24 heures

Cette année « la merveille de l’occident », a très précisément 1312 ans. C’est à la demande de l’archange Michel qui lui était apparu en rêve, qu’Aubert, évêque d’Avranches, édifia et consacra un premier lieu de culte, le 16 octobre 709, sur ce rocher que l’on appelait alors le mont Tombe.

En vérité, l’essentiel du chantier s’échelonna pendant tout le Moyen Âge, le lieu gagnant peu à peu en splendeur. A lui seul, cet îlot granitique culminant à 80 mètres était sans doute une formidable curiosité naturelle. A l’oratoire succéda une abbaye carolingienne qui attira très vite les pèlerins. Année après année, siècle après siècle, on y ajouta des édifices romans, puis gothiques, de plus en plus fastueux, tandis que le village se développait sur l’espace restant. A chaque fois, il fallait acheminer à travers la baie les blocs de granit prélevés sur le continent ou sur les îles Chausey. On les hissait sur le roc à l’aide de treuils pour les ancrer de plus en plus haut. La touche finale ne sera apportée qu’en 1897 avec la mise en place du clocher actuel que surmonte la statue de l’Archange. Le résultat – une flèche minérale posée sur l’eau et pointée vers le firmament – est tout simplement prodigieux par sa complexité et sa pureté.

Outre le chemin de ronde pour profiter du panorama sur la baie, les ruelles pavées, les maisons du XVe siècle, le cimetière typique, le mont Saint-Michel se visite aussi pour l’abbaye médiévale construite au sommet.

Nous ne sommes plus qu’à un jet de pierre de la Bretagne, suite de notre itinéraire....

 

 

 

 

 

La côte nord, de CANCALE à MORLAIX