MAROC

 

Janvier 2023

 

On continue par la côte Océane…

 

 

 

Et voilà, nous allons maintenant longer l’océan en grande partie….

 

 

Lundi 23 janvier 2023

En partant de la Plage Blanche ce matin, nous faisons une BA, nous prenons un nomade en stop jusqu’à GUELMIM, nous ne savons pas d’où il sortait, mais il devait certainement attendre depuis un moment, car les seules voitures qui pouvait passer en ce lieu étaient les quelques camping-cars garés pour la nuit sur le parking au terminus de cette route.

Arrêt pour déjeuner au souk de SIDI IFNI, d’une bonne assiette de poissons frits, ou Renée croise une française qui tenait une maison d’hôte dans les Hautes-Alpes.

En début d’après-midi, nous prenons le temps de flâner dans cette bourgade qui fut la capitale de l’Afrique occidentale espagnole de 1934 à 1969, date à laquelle elle fut restituée au Maroc (les marocains qui y vivaient se voyaient tous accorder la citoyenneté espagnole). Cette petite ville tapie sur une falaise dominant l’océan a des airs méditerranéens avec ses tons de blanc et de bleu, mais il ne reste plus grand-chose de sa grandeur passée, si ce n’est un charme prenant et vaguement nostalgique. Autour de la place Hassan II (autrefois Plaza de España), ombragée de palmiers et bordée d’immeubles jadis prestigieux, s’élève le quartier colonial dont un bâtiment semble menacer ruine.

Arrêt pour la nuit au camping Grancanaria, afin de faire le vide et le plein. On nous réparera même le loquet de la porte.

 

 

Mardi 24 janvier 2023

Une dizaine de kilomètres après SIDI IFNI, un crochet à ne pas manquer… Falaises rouges creusées par les vagues et le vent, créant une immense arche qui a rendue célèbre la Plage de LEGZIRA, classée parmi les 40 plus belles plages du monde !

A la sortie de LEGZIRA, nous prenons deux personnes à bord, un portugais et un italien des Pouilles, que nous laisserons un peu plus loin sur la plage de Lovely Bay, qui s’embellie d’un énorme rocher qui s’avance à l’encontre des vagues océanes.  

Puis la route tournicote et joue aux montagnes russes, en toisant l’océan depuis les hauteurs.

MIRLEFT est un village qui vit toute l’année. Il s’étire le long des collines avec ses maisons blanches aux volets bleus, disséminées en plusieurs quartiers. Une rue principale à arcades traverse le bourg avec ses cafés et restaurants.

La plage où l’on s’arrêtera pour la nuit dessine une anse profonde au pied du village, à moins que la police ne nous envoie pas paître ailleurs (nous nous étions garés là il y a 2 ans, mais apparemment ce n’est plus possible).

C’est ce qui s’est passé, ordre d’évacuer car ce n’est pas sécurisé (soi-disant), ils nous demandent d’aller sur le terre-plein, le long de l’avenue. Et là, rebelote, des agents veulent nous faire évacuer car une dizaine de CC sont là. Je leur dis gentiment que c’est impossible, on ne conduit pas la nuit et comme il n’y a pas de camping, on va rester. Après maintes palabres, ils nous laissent tranquilles mais on doit partir demain matin…

 

 

Mercredi 25 janvier 2023

Retour à TIZNIT, pour récupérer les sièges du CC de Christian et Renée, et départ par la N1, route d’AGADIR. Arrêt à MASSA pour déjeuner.

Notre spot pour la nuit se fera face au petit village de pécheurs de TIFNIT.

 

Jeudi 26 janvier 2023

Sur la route d’Agadir…

Instants émotionnels à AIT MELLOUL, sur la base-vie de l’aéroport Agadir-Al-Massira, ou nous étions il y a plus de 33 ans, mais que de changements, et pas dans le bon sens bien sûr, à commencer par la piscine et les terrains de tennis. Quant à notre maison, on ne la voit plus, cachée par les haies, mais sur la photo suivante on aperçoit quelques fleurs du même bougainvillier… il y a exactement 32 ans.

Perché sur un piton rocheux, le village de TIOUT surplombe une immense palmeraie (on parle de 20 000 palmiers) toujours cultivée. Les ruines d’une ancienne kasbah transformée en restaurant touristique, dominent le site. Du haut de ce piton, une vue exceptionnelle s’offre sur le Haut Atlas et la vallée du Souss.

Pour la petite histoire, Fernandel tourna Ali Baba et les quarante voleurs en 1954 dans cette palmeraie.

 

Vendredi 27 janvier 2023

Au cours de la matinée nous arrivons sur TAROUDANT, surnommée « la petite Marrakech ».

Une fois la porte « bab Lakhmiss » franchie, nous découvrons l’une des plus anciennes villes du Maroc, dans une vallée entre Haut et Anti-Atlas, derrière une belle parure de remparts ocre crénelés (9 portes sur 7 km).

Après le déjeuner habituel, tagine (nous n’en sommes pas encore lassés, car toujours différents), nous filons vers le souk artisanal où sont vendus des produits typiques du Maroc, comme la fameuse huile d’argan et le safran, puis le souk berbère, mais pas de chance, nous sommes vendredi, c’est le jour de la grande prière et de la sieste, les boutiques n’ouvrent qu’à 17 heures.

Mais quand même 9508 pas, 6.6 km sur mon podomètre... (vous déchirez, m'a t'il dit...). Ce soir je vais être obligée de me droguer à l'opium pour éviter que mon genou ne me lance !!!

 

 

Samedi 28 janvier 2023

Séquence émotion à la crèche de l’hôpital Hassan II à AGADIR, où nous sommes venus apporter des vêtements et jouets du petit enfant de Renée et Christian. Que de changements depuis le jour ou je suis venue chercher Marine (décembre 1990). Tout alors n’était que tristesse et pas du tout entretenu, aujourd’hui c’est l’Association Tazzanine, (qui s’en occupe qui a pour objectifs :

-   Assurer aux enfants abandonnés un hébergement, une éducation et les préparer à l’intégration dans la vie sociale.

-   Promouvoir et protéger leurs droits.

-   Assurer un épanouissement et un bien-être psychologique.

-   Sensibiliser la société aux problèmes d’abandon d’enfants et ses répercussions en créant une dynamique d’échange et de coopération.

Tout n’est que couleurs et très propre, beaucoup de personnel, tous souriants, et une responsable qui nous a fait visiter toutes les salles.

On ne présente plus AGADIR, la « Perle du Sud » n’a rien d’une ville impériale, mais revendique 300 jours d’ensoleillement annuel et bénéficie d’un micro climat permettant d’y séjourner aussi bien en hiver qu’en été avec une température toujours agréable. Plébiscitée pour sa très belle baie et sa grande plage de sable fin qui s’étend sur près de 8 km de long, elle fut ravagée par un terrible tremblement de terre en 1960. Entièrement reconstruite elle affiche désormais un visage résolument moderne.

 

Dimanche 29 janvier 2023

Incontournable, le souk El Had est l’un des plus grands du Maghreb ! Entouré de remparts, disposant de plusieurs entrées, il vient d’être rénové. Une fois à l’intérieur, on est tout simplement éblouis par tant de couleurs. Des étals débordant de fruits et légumes, des pyramides d’épices dans les teintes rouges, jaunes, et ocre, sans oublier les objets issus de l’artisanat local : maroquinerie, tapis, lampes en fer forgé, bijoux, cuir…  On peut y trouver de petites merveilles, mais… également des objets médiocre qualité made in China, ou des articles de contrefaçon. Comme dans la plupart des souks du Maroc, le prix n’est pas affiché, il faut donc négocier. Cela fait partie du charme local.

 

Lundi 30 janvier 2023

Ce matin, passage chez RichFlor, pour la manucure et pédicure, et déjeuner au marché de Talborg à l’étoile d’Agadir.

 

A 15h30, nous avons rendez-vous Renée et moi chez Nathalie (ma coiffeuse à Agadir depuis les années 1990), je tente pour la troisième fois, le passage au blanc, et ma fois, je vais peut-être y arriver !!!

Nous attendrons ensuite le moment du coucher du soleil pour monter à la Kasbah par le nouveau téléphérique. Ici aussi, beaucoup de changement, avec une magnifique plateforme d’accueil, et la restauration continue à l’intérieur même de la forteresse, encore fermée au public.

Agadir Oufella, était avec Founti qui s’étendait à ses pieds, le plus vieux quartier d’Agadir. De la fière forteresse, il ne reste plus, après le séisme du 29 février 1960, que la longue muraille restaurée qui entoure un terrain inconstructible, où la vue sur la baie d’Agadir et sur les ports est exceptionnelle.

La colline, comme les remparts, est illuminée la nuit. Elle porte une gigantesque inscription en arabe : Dieu, la patrie, le Roi.

 

Mardi 31 janvier 2023

C’est en 1992, à BEN SERGAO, que l’artiste italien, Coco Polizzi, a créé à l’intérieur d’une muraille une médina miniature, petit dédale de ruelles qui couvre une superficie de 12000 m2. Constructions de pisé, plafonds de style tataoui, enduits y sont réalisés selon les techniques berbères traditionnelles. Au hasard des ruelles, l’on découvre quelques ateliers d’artisans et un café maure.

LOCATION VOITURE DE LUXE, sur la devanture !!!

Retour à AGADIR pour déjeuner. Passage au marché municipal où en 1990, j’allais toutes les semaines acheter mon bouquet de fleurs. Aujourd’hui, nous y achèterons des filets de rougets pour ce soir… et après un au-revoir à Nathalie, nous partons pour le camping d’AOURIR, afin de faire un peu de lessive (bon de temps en temps, il faut bien revenir à la réalité des choses de la vie….)

 

Mercredi 1er février 2023

Partis en fin de matinée, avec un seul CC pour un circuit de 150 km environ, dans la vallée du Paradis. Un magnifique point de vue avant une grande descente, et de nombreux points de ventes de poteries et de fossiles. Je vais trouver encore une fois dans la caverne d’Ali Baba, une très belle pierre de Lune.

Après une jolie photo de la palmeraie du fond de la vallée, nous voila enfin arrivés dans les gorges de l’Asif n’Tarhat. La route a été très bien renforcée (bétonnée même par endroits), c’est un enchantement permanent. Toutefois, certains passages sont délicats dans la mesure où un seul véhicule à la fois peut s’y engager. Les hautes parois surplombent la route qui continue le long de la rivière courant parmi les roches et les bouquets de palmiers. Puis la route grimpe pour dominer les gorges et enfin atteindre un plateau fertile ou les palmeraies se succèdent.

Petite histoire : La Vallée du Paradis était le point de ralliement, dans les années 60-70 de nombreux hippies qui considéraient cet endroit comme privilégié, mais contrairement à ce que dit le Routard, le surnom ne vient pourtant pas de la génération flower power, mais d’un couple d’Allemands, gravement malade et pratiquement condamné par la médecine. Ils sont venus séjourner dans la vallée et au bout de six mois en sont repartis complètement guéris…

Il est + de 13 heures lorsque nous nous arrêtons devant l’hôtel-restaurant Tifrit pour déjeuner. Je pense que c’est l’un des meilleurs tagines que nous avons mangé depuis notre arrivée. Rachid, notre hôte berbère, intarissable sur l’histoire de sa région nous a fait passer un si bon moment que nous n’avons pas vu l’heure passée, et au final nous a déconseillé de continuer. D’après lui, une grande imprudence de faire encore la centaine de km sur une route étroite et tortueuse alors qu’il était bientôt 17h…. Retour donc au camping.  

Bébés dromadaires nés ce matin derrière le camping d’Aourir.

 

Jeudi 2 février 2023

Départ pour un circuit dans l’arrière pays du Souss. Un bon moyen d’approcher de près la vie et les traditions des habitants… Bien sûr, on se trompe (enfin, je me trompe…) de direction et on se retrouve en pleine montagne, sur une piste pour 22 km… Christian, refuse d’aller plus loin, on fait demi-tour tant bien que mal et on arrive enfin à AMESKROUD à 13h30… il est grand temps de déjeuner.

Nous voilà sur le N8, celle que l’on appelait autrefois « la route de la mort » en raison de ces nombreux accidents de camions ou de bus (la même que nous avons pris la première fois que nous sommes venus habiter Agadir), aujourd’hui beaucoup moins fréquentée puisque nous longeons l’A7, Marrakech/Agadir.

Arrivés à IMI N’TANOUTE, on ne sait pas encore si on vire à gauche pour un retour vers la mer, où si l’on file à droite direction ASNI, afin de prendre le col de TIZI N’TEST (2100 m) et redescendre sur TAROUDANT, mais vu la neige sur les cimes, nous optons pour la première solution. On dormira donc à côté du stade de IMI N’TANOUTE.

La Police est venue nous déloger, sous prétexte que le parking n’était pas sécurisé, et nous a escorté jusque devant la gendarmerie. Peut-être un peu de zèle, mais on ne va pas les blâmer…

 

 

Vendredi 3 février 2023

Après un passage au souk ce matin, nous quittons nos compagnons de route qui ont décidé de repartir sur Taroudant (rendez-vous est pris dans quelques jours en bordure de mer), pour nous, reprendre la continuation de notre circuit dans l’arrière pays du Souss.

10 km après IMI N’TANOUTE, nous bifurquons sur la R214. Une très belle route qui vient d’être refaite, bordée de grand eucalyptus le long de jolis paysages sur la campagne marocaine. Les enfants ne sont pas habitués à voir passer les camping-cars et nous regardent comme des bêtes curieuses, mais il n’y a pas qu’eux, les gendarmes sur la route nous demandent notre destination car ils pensent que nous nous sommes égarés.

A la sortie de BOUABOUT, nous prenons la P2216, une route à une seule voie en bon état qui descend vers l’oued puis grimpe en haut des collines et les chevauche allégrement en apportant de très beaux points de vue sur les vallées environnantes. La route serpente ensuite tout le long une petite gorge. Tous les amandiers sont en fleurs, même les cerisiers qui ont déjà leurs feuilles. Après AÏT DAOUD, nous ouvrons encore grand les yeux sur les nombreux points de vue.

Puis on traverse SMIMOU, sans trouver un lieu pour s’arrêter pour la nuit. On va donc continuer jusqu’au petit village de TAFEDNA, où la route se termine par un lacet serré au bord de l’océan. Plusieurs CC sont déjà garés sur le parking en bout du village. Nous arrivons à temps pour voir le coucher du soleil.

 

Samedi 4 février 2023

Petite balade matinale dans le village de TAFEDNA. Là, devant quelques bâtiments, des barques bleues tirées sur le sable attestent le dur labeur des pêcheurs travaillant dans cet endroit isolé. Le cap qui nous protège du haut de ses 215m, est aussi le refuge de nombreux oiseaux grâce aux mélanges d’eau douce et salée.

À TAMRI, poussait autrefois la majorité des bananes produites au Maroc. En traversant l’immense bananeraie, on en profite pour en faire provision (0,90 euros, les 11 bananes).

Avec ses maisons arc-en-ciel qui donnent de la couleur à la vie, sa plage pittoresque au sable fin et blanc, son eau cristalline, le village côtier d’AGHROUDE se dessine comme une destination idéale pour un dépaysement absolu.

Et puisque nous ne sommes qu’à une vingtaine de km d’AGADIR, nous en profitons pour passer à Marjane (genre Carrefour), avant de revenir sur le camping d’AOURIR, pour y passer la nuit, et éventuellement attendre les Marseille.

 

 

Dimanche 5 février 2023

Après un grand nettoyage (le CC en avait bien besoin, le sable s’était infiltré de partout), nous voici à TIGUERT, sur la falaise en bordure de mer. Un lieu magnifique, si on ne nous déloge pas, on va y rester 2 nuits en attendant nos compagnons de route.

 

Lundi 6 février 2023

Journée au calme au bord de l’océan, à observer le mouvement des marées…

 

 

Mardi 7 février 2023

À hauteur du Cap RHIR, un lieu apprécié des surfeurs, on retrouve enfin nos Argentièrois, on commençait à les languir !!!

Après notre déjeuner rituel à TAMRI, nous revenons sur nos pas, afin d’admirer tout à loisir les vagues qui viennent se fracasser contre les rochers et d’assister encore une fois à un magnifique coucher de soleil.

 

Mercredi 8 février 2023

Nous continuons notre remontée vers le nord, arrêt à SIDI KAOUKI, dans un petit camping « Paradis Aïcha », en bordure de plage. Nous apercevons un immense champ d’éoliennes qui défigure un peu le coin, mais le principal est qu’elles permettent de fournir l’électricité à certainement des milliers de foyers marocains.

 

Jeudi 9 février 2023 (99)

 

Vendredi 10 février 2023

 

Samedi 11 février 2023

 

Samedi 11 février 2023

 

Samedi 11 février 2023

 

Mardi 14 février 2023

 

Mercredi 15 février 2023

 

Jeudi 16 février 2023

 

Vendredi 17 février 2023