…Suite et fin du

 

voyage GRÈCE

 

 

 

 

 

Jour 19 - Vendredi 24 mai 2024

 

 

Journée libre à GYTHIO.

Balade sur la jetée de Gythio. Des maisons néoclassiques s’étagent sur une colline plantée d’olivier. Nous déjeunerons à côté du port, je repère une taverne aux jolies nappes à carreaux. Je commande un poulpe grillé (18 euros, quand même), je pense me régaler et voilà ce que l’on me ramène (la photo est trompeuse, l’assiette est aussi petite qu’une assiette à dessert). On a payé et changé de boutique pour prendre le dessert…

2ème nuit au camping Meltemi.

 

 

Jour 20 - Samedi 25 mai 2024

 

Direction KALAMATA, où l’on ne pourra s’arrêter à cause du marché.

Déjeuner à LONGA, à côté du port. En dessert de délicieux beignets craquants au miel.

On va donc longer le Golfe de Messini jusqu’à KORONI, et on va se garer en bordure de route, juste avant le village. Les bus ne descendent pas, virage trop étroit, donc nous ne descendrons pas non plus…

GPS stationnement : 36° 47’ 42. 5’’ – 21° 57’ 16. 2’’

Perchée sur un promontoire rocheux dominant la mer, KORONI est une charmante cité qui fut au Moyen Âge un important centre naval.

Au fond de la place, une ruelle, entrecoupée d’escaliers et bordée de maisons coquettes, grimpe dans la vieille ville ; elle mène à l’imposante porte gothique de la citadelle. L’intérieur de l’enceinte s’apparente à un vaste plateau planté d’oliviers, où s’élèvent des maisons avec leurs potagers, des églises, des vestiges de poudrières et le Monastère de la Vierge d’Eleistra (p.224)

Petite particularité : quatre ou cinq familles résident encore derrière ses remparts, dans des demeures basses de plafond témoignant de l’architecture d’origine de la cité. Une modeste communauté de religieuses y vit également au sein du couvent Timios Prodromos.

Belle fin d’étape pour atteindre MÉTHONI et les ruines de sa citadelle.

Situé à 10 mn à pied du camping, et fermant l’ouest de la baie, le château de Methoni construit par les Vénitiens après 1209, demeure l’un des mieux conservés de toute la Méditerranée.

Une fois franchi le majestueux pont de pierre bâti en 1828 par les Français, on pénètre, dans une rue pavée encadrée de hauts mur. Après avoir passé trois portes, on débouche dans l’enceinte de la forteresse, vaste esplanade envahie d’herbes et de câpriers où se dresse encore la colonne de granit qui supportait autrefois le lion de St-Marc.

L’extrémité sud de la citadelle est défendue par la puissante porte de Mer, dite aussi porta di San Marco. De là, un pont de pierre léché par les vagues conduit devant une cour octogonale dite tour Bourdzi, érigée au milieu des flots par les Ottomans et les îles de Sapientza et de Schiza. L’escalier intérieur de l’édifice permet seulement de voir l’intérieur de la coupole couvrant le petit fortin.

19h Briefing, suivi de l’apéro offert par le couple de Six-Fours-les-Plages, Jacqueline et André,

...suivi d’une gentille attention de la part d’Alain et Babeth, (nos accompagnateurs), qui m’ont offert une reproduction de l’icône grecque orthodoxe de la Vierge et l’enfant.

Alain m’apprend qu’en 1949 fut la création de l’Otan et de la fondation de l’abbé Pierre, ainsi que la 1ère 2ch. En 1949, sont nés : Julien Lepers, Nicolas Peyrac, Véronique Sanson, Maxime Le Forestier…

 

Nuit au camping METHONI : GPS 36° 49’ 02. 4’’ – 21° 42’ 54. 7’’

 

 

Jour 21 - Dimanche 26 mai 2024

 

Gardée à l’ouest par la muraille rocheuse de l’île de Sfaktiria, la rade de PYLOS, est l’une des plus belles et des plus sûres de toute la Méditerranée. La petite ville s’étale en amphithéâtre face à la mer, au sud de la baie. Elle fut créee par le corps expéditionnaire français de la Morée en 1829. L’ancien village appelé Navarinos ou Port-de-Jonc durant la période franque, était jusque-là situé au nord de la rade.

Le petit port, est jalonné de façades anciennes, nous passons par la place des Trois-Amiraux, dont les platanes ombragent de paisibles cafés pour monter jusqu’à la Citadelle. De là, nous avons une vue époustouflante sur la baie de Navarin qui fut le théâtre d’une terrible bataille navale en 1827 entre la flotte ottomane et une flotte franco-russo-britannique dans le cadre de l’intervention de ces trois puissances lors de la guerre d’indépendance grecque. À l’issue des combats, la défaite ottomane est totale.

GPS parking : 36° 54’ 46. 1’’ – 2° 41’ 32. 9’’

Longtemps habitée, la forteresse fut constamment remodelée par ses différents occupants, y compris français, en 1830. Ses puissants remparts, renforcés par sept bastions et tours, dessinent une enceinte de 1566 m de périmètre.

Elle est couronnée par la citadelle de l’acropole, un fortin hexagonal lui-même doté d » cinq bastions et d’un passage fortifié.

L’ensemble abrite un petit musée d’Archéologie sous-marine.

 

Au centre de la forteresse, l’Église de la Transfiguration. Belle, massive et restaurée en 2015, elle n’est autre que l’ancienne mosquée Bajazet (fin du 16e siècle) reconvertie en église orthodoxe lors de l’occupation russe de 1770-1771.

Installé dans l’ancienne caserne française du général Maison, il contient des découvertes provenant des sites de la région, de la préhistoire à la période romaine.

Situé sous les monts Ithomi (900 m d’alt.itude), le paisible village de MAVROMATI domine les ruines de l’ancienne Messène. De là, on bénéficie, d’une vue grandiose avec laquelle aucun autre site archéologique du Péloponnèse ne peut rivaliser. Le regard embrasse toute la ville antique et son écrin verdoyant qui glisse en pente douce jusqu’au golfe de Messénie.

C’est l’un des sites antiques les plus excitants et les mieux préservés de Grèce, l’ancienne Messène combine la grandeur de Delphes avec la beauté naturelle d’Olympie.

Cité divine

La Messène antique fut fondée en l’an 372 avant J.-C., après la victoire du général thébain Épamimondas sur Sparte lors de la bataille de Leuctres. Les Messéniens furent ainsi libérés de 350 ans de joug spartiate. E1rigée sur le site d’une ancienne forteresse, la nouvelle capitale messénienne faisait partie d’un ensemble de sites défensifs qui surveillaient Sparte. Épaminondas lui-même réfléchit au plan des fortifications, avec un énorme mur de 9 km de long enserrant la cité et les crêtes environnantes. Bénie des dieux, Messène revendiquait volontiers le statut de berceau de Zeus (né en Crète), arraché par sa mère à la gloutonnerie infanticide de son père Chronos et confié aux nymphes Néda et Ithomé, qui le baignaient dans la source éponyme du village moderne Mavromati.

Inscrit sur la liste indicative du Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2014, ce site archéologique est l’un des plus beaux, mais aussi l’un des moins connus de Grèce.

Une fois arrivé, le premier édifice rencontré est le grand théâtre restauré suivi de la fontaine d’Arsinoé, qui alimentait la cité en eau, et d’une vaste agora érigée à partir de 369 av. J.-C.

Centre spirituel au cœur de la cité, le sanctuaire d’Asclépios, organisé autour d’une cour rectangulaire encadrée de colonnes corinthiennes, se trouve un peu plus loin.

Puis c’est l’ekklesiasterion, en forme de petit amphithéâtre, où se réunissait l’ecclesia (assemblée de citoyens).

Vers la fin de l’Empire, les Romains condamnèrent une partie de la piste d’athlétisme du stade grec pour créer une arène destinée aux combats entre fauves et gladiateurs. Sur la gauche, on remarque les premiers rangs, réservés aux proèdres (hommes importants de la cité) : ces sièges honorifiques ont un dossier et des pieds en pattes de lion.

Parking du site : GPS 37° 10’ 44. 1’’ – 21° 55’ 03. 8’’

 

Ensuite, on va longer une partie de la côte ouest du Péloponnèse vers Olympie, pour s’arrêter au camping ALPHIOS.

GPS : 37° 38’ 33. 1’’ – 21° 37’ 11. 2’’

 

Ce soir, ce sera le Morbihan à l’honneur avec Sylvaine et Jean-Michel.

 

 

Jour 22 - Lundi 27 mai 2024

 

 

Inutile de présenter Olympie au nom si évocateur des temps fastes de cette cité grecque. Accompagnés d’un guide, nous visiterons le célèbre musée et le site antique qui nous fera remonter dans le temps et découvrir l’origine des Jeux Olympiques.

 

7h30 : départ du camping à pied vers le site, où en taxi pour quelques-uns (dont moi bien entendu). 

8h, nous commençons par la visite du Musée archéologique avant l’arrivée de la foule… Il expose des objets qui ont été exhumés du site. De la préhistoire à l’époque romaine, la collection couvre l’histoire du sanctuaire olympique.

Moment fort de la visite, la majestueuse statue attribuée à Praxitèle (Ive siècle), en marbre de Paros, représentant Hermès portant Dyonysos bébé (330 avant J.-C.),

...et l’imposante Nikè de Paionios (vers 420 avant J.-C.) dont le socle se trouve toujours dans l’enceinte sacrée de Zeus est également une merveille….

Empreint de douceur et de sérénité, le berceau de l’olympisme est un site d’une grande poésie, surtout quand on a la chance de le visiter un petit matin… pas encore envahi par les groupes.

Classé au Patrimoine mondial de l’Unesco en 1989, le site s’étend sur 105 ha.

À droite, le gymnase. Les athlètes dont les disciplines réclamaient de l’espace (lancer de disque, course à pied…) s’entraînaient dans cette vaste cours de 120x220 m datant du 2e siècle av. J.-C. Lutteurs, boxeurs et sauteurs se réservaient le palestre (3è siècle av. J.-C.), autre grande cour à péristyle de 66 m de côté, reconnaissable à sa double colonnade.

À gauche, les thermes de Kronion.

Le Philippéion, élégant tholos de 15 m de diamètre édifié par Philippe II de macédoine, après sa victoire face aux cités grecques, à Chéronée, en 338 av. J.-C.

 

3 colonnes dressées signalent le temple d’Héra, dédié à l’épouse et sœur du maître des dieux. Plus ancien temple dorique du Péloponnèse (vers 600 av. J.-C), il servit de modèle à tous les temples grecs édifiés par la suite. L’édifice de 50 m de longueur et environ de 5 m de largeur possédait 6 colonnes en façade et 16 sur les côtés. Hautes de plus de 5 m et en chêne à l’origine, elles furent progressivement remplacées par des colonnes de tuf jusqu’au 2ème siècle. L’intérieur du temple abritait notamment l’Hermès de Praxitèle, l’un des joyaux du musée archéologique.

Devant la façade orientale subsiste la base de l’autel d’Héra toujours utilisé pour l’allumage de la flamme olympique.

C’est à cet endroit précis que s’est déroulé le 17 avril 2024, la cérémonie d’allumage de la flamme olympique, symbole de paix et d’amitié des peuples.

Berceau du sport moderne

Les JO, dans la Grèce antique étaient un concours sportif qui se sont déroulé tous les quatre ans dans le stade Olympie en l’honneur de Zeus, durant plus d’un millénaire, jusqu’à leur interdiction par l’empereur Théodore 1er en 393. La destruction ordonnée par Théodore II en 420 et les nombreux séismes ont progressivement détruit les temples et les installations sportives qui se dressaient là autrefois, mais il reste possible de se promener autour et d’imaginer les athlètes entrer par son arche en pierre (Krypté) sous les acclamations du public.

Apéritif offert par Gisèle (BDR), tapenade, anchoïade, olives et huile d’olive de son jardin, féta, il y avait même des calissons du roi René (délicieux….).

Réunis encore une fois autour d’une longue tablée, ce soir nous offrirons le digestif à l’occasion de mon anniversaire : Chartreuse de Voiron et biscuits grec.


2
ème nuit en camping.

 

 

Jour 23 - Mardi 28 mai 2024

 

Agréable étape au travers de beaux paysages sur la RD33.

Nous allons monter à 1200 m. d'altitude, et retrouver 3 CC du groupe devant un magnifique point de vue.

Pour redescendre, 0n va donc former un convoi jusqu’à KALAVRYTA.

Si aujourd’hui c’est un village de montagne paisible, l’histoire du village est marquée par la violence de la guerre d’indépendance grecque, puis lors des guerres mondiales.

L’horloge de l’église arrêtée à 14h34, rappelle l’heure à laquelle les soldats allemands fusillèrent les hommes de Kalavrita, le 13 décembre 1943, avant d’incendier le village.

Dans le mémorial édifié sur une hauteur, des pierres gravées énumèrent les noms des 1436 martyrs âgés de 12 à 80 ans.

Le monastère MEGA SPILEON

Construit en 462 après J._C., sous l’ombre d’un rocher abrupte du mont Chelmos, ce monastère dédié à la Dormition de la Vierge semble suspendu au-dessus des gorges du Vouraïkos. Plusieurs fois détruit (la dernière en 1943) et reconstruit, Méga Spileo « la grande grotte » est composé d’un curieux assemblage de bâtiments en pierre ou en béton. À l’intérieur, on découvre d’abord la grotte, où aurait été trouvée au 4e siècle une icône miraculeuse de la Vierge, puis, dans les étages, un petit musée (manuscrits enluminés icônes, étoffes brodées, objets liturgiques) dominé par l’église (17e siècle). Celle-ci abrite des fresques du 17e siècle, ainsi que la fameuse icône attribuée à l’évangéliste saint Luc.

GPS parking : 38° 05’ 29. 1’’ – 22° 10’ 19. 1’’

Puis, on traverse l’Arcadie, avec un arrêt sur un panorama à couper le souffle, pour descendre vers la ville d’AKRATA située sur la rive du Golfe de Corinthe.

Arrêt au camping « AKRATA », et là encore on nous gâte (à 5 m de l’eau). GPS : 38° 10’ 21. 3’’ – 22° 20’ 12. 4’’

18h30 – Briefing, suivi d’un apéro normand et sucré offert par José et Carole (Seine-Maritime).

 

 

Jour 24 - Mercredi 29 mai 2024

 

8H45 : départ du camping en bus vers la gare de DIAKOPTO, où un petit train à crémaillère nous conduira au travers des Gorges de Vouriakos,

Crée par des ingénieurs français en 1896, le petit odondoto (avec des dents) à voie étroite (75 mm) met 1h05 (30-40 km/heure) pour parcourir 22 km, franchissant au passage les vertigineuses gorges du Vouraïkas. Le train emprunte des pentes jusqu’à 17,5% d’inclinaison. Il file sur 55 ponts étroits, enjambe des à-pics sans fond ou disparaît dans 6 tunnels lilliputiens Au bout de 40 mn, il fait halte au village de ZAHLOROU, et continue jusqu’à la ville martyre de KALAVRITA, déjà visitée hier.

Un voyage interminable pour moi, mal assise, trop serrée, en sens contraire de la marche… je n’avais qu’une hâte, arriver !!! Un monsieur devant moi, regardait sa montre toutes les 10 mn, je faisais pratiquement la même chose… Gérard a pris une seule photo, je suis allée en piocher une autre sur internet (avec toutes mes excuses…).

Visite et déjeuner libres.

Retour en bus vers le camping. Ce soir, c’est Marie-France et Gérard qui régalent (le sac sur la droite en dit plus).

Et Orcada offre le dîner au restaurant du camping, où l’on passera une 2ème nuit.

 

 

Jour 25 - Jeudi 30 mai 2024

 

Ce matin, une fois n’est pas coutume, nous prenons l’autoroute en direction du Pont RION-ANTIRION.

Un peu d’étonnement quand même 15.10 euros pour 50 km (20,20 euros, en classe 2, pour 160 km entre MARSEILLE et LA SAULCE), nous allons mettre ça sur le compte du tunnel de 3.200 km.

Pont RION-ANTIRION de son nom officiel Charilaos Trikoupis

Relier le Péloponnèse à la Grèce continentale au travers du détroit de Corinthe.

En 1998, la 1ere pierre de l’ouvrage est posée par le Groupe Vinci Construction.

Il est le troisième plus long pont à haubans du monde après Millau (France) et le pont Jia-Dhao (Chine).

Surplombant les eaux de 150 m, les impressionnants piliers s’enfoncent également jusqu’à plus de 60 m sous le niveau de la mer. Mais la plus grande prouesse technique de l’ouvrage reste sa résistance aux vents de près de 250 km/h et, surtout, aux séismes (jusqu’à 7,5 sur l’échelle de Richter), et ce, grâce à des amortisseurs géants (4 par pilier), ainsi qu’au choc d’un pétrolier de 180 000 tonnes lancé à 16 nœuds !

Puis c’est le tarif du pont qui nous interpelle : 22,60 euros en classe 2. Millau est plus long, et coûte, classe 2, 16,30 hors saison

Relié au continent par la route depuis 1885, l’’îlot de TOURLIDA est situé dans le lagon de Mesolongi, dans un cadre naturel d’une beauté unique. Il porte le nom de « tourlides », une espèce d’oiseaux qui nichait dans ses terres.

Bien que de petite taille, Tourlida est habitée principalement par des pêcheurs et constitue un paysage plutôt pittoresque, avec les traditionnelles « pelades » (les maisons des pêcheurs) semblant flotter sur la surface calme de l’eau.

ASTAKOS

Des petites îles s’offre à nos yeux le long de cette magnifique étape…

et nous voici arrivés sur la Presqu’île de LEUCADE (LEFKADA), reliée au continent par une étroite chaussée et un pont-levis, ce qui en fait l’une des rares îles grecques accessibles en voiture.

Les cafés et les bars bordent la marina, tandis que la grand-rue piétonne regroupe restaurants et boutiques. Les teintes pastels des murs en font une petite ville charmante, ou il ferait bon de s’y promener si on avait un peu plus de temps, mais il nous reste une vingtaine de km avant d’atteindre notre campement du soir, et ce n’est pas l’avant dernier jour que l’on arrivera en retard pour le briefing et pour l’apéro bien entendu.

 

Jour 26 - Vendredi 31 mai 2024

 

Excursion pour la journée sur un bateau antique « L’ODYSSEIA » à travers les îles de MÉGANISSI et SCORPIOS.

Et il apparaît… 1967, vous vous souvenez ! le Rescator (Joffrey de Peyrac) sur son Gouldsboro…

L’Odysseia a été construit dans le chantier naval de Vligo (Ile de Leucade) selon les grandes lignes des galères antiques grecques.

Ce bateau fut ainsi nommé en mémoire de l’aventureuse odyssée d’Ulysse, grand héros de la mythologie grecque et locale, roi de l’ancienne Ithaque qui aurait été, selon les travaux de nombreux historiens, l’Ile de Leucade actuelle.

Premier arrêt sur la belle île de MEGANISSI. Dix minutes de promenade entre pins et cyprès conduisent au village de SPARTOCHORI d’où la vue est splendide sur la baie de Nydry et son exceptionnel chapelet d’îlots.

Second arrêt sur une plage vierge et déserte pour de délicieuses grillades accompagnées de salades préparées par l’équipage (déjeuner grec).

Nous terminerons notre odyssée par le tour de SCORPIOS, l’île privée de la célèbre famille Onassis.

 

Elle était la propriété du plus célèbre armateur grec, Aristote Onassis. Après avoir, en vain, eu l'ambition de devenir propriétaire de l'île d'Ithaque, il a acheté Skorpios en 1962 pour l'équivalent de 11 000 euros. Il s'agissait alors d'une terre aride avec une maison de stuc rose, une chapelle en pierre et un pressoir en ruines. Aristote Onassis lance des travaux qui durent cinq ans : deux maisons d'hôtes et une ferme sont construites, une plage privée est créée, six kilomètres de routes sont tracés, des arbres et des fleurs sont plantés. C'est sur cette île qu'il s'est marié avec Jacqueline Kennedy le 20 octobre 1968 ; elle décore ensuite les pièces selon son goût. Afin de se prémunir contre l'intrusion de photographes, il sécurise les alentours de l'île (ce qui n'empêche pas en 1971 un paparazzi de prendre des photos de l'ex-Première dame nue et de les vendre à la presse). Aristote Onassis, sa sœur Artémis et ses deux enfants, Alexandre et Christina, sont enterrés sur l'île. Après la mort d'Aristote Onassis, sa fille Christina engage des décorateurs pour enlever toute trace du passage de Jackie Kennedy, fait creuser une piscine (alors que son père s'y était toujours opposé) et rachète les parts de sa belle-mère ; elle y donne également de grandes fêtes. Athina Onassis Roussel, la fille unique de Christina, hérite de l'île à la mort de sa mère en 1988 et la vend en 2013 à un homme d’affaire russe pour 100 000 000 £, même si Aristote Onassis avait interdit que l'île fût vendue, prévoyant dans son testament que si ses descendants ne pouvaient en assurer l'entretien, elle serait léguée à l'État grec.

C’est notre dernière journée, demain on retourne vers IGOUMENITSA pour rentrer. Notre voyage se termine donc en apothéose.

Retour au camping vers 17h, et c’est le couple Gérard et Hillegarde qui offrira l’apéro ce soir. Les niçois mettront, bien sûr, le citron à l’honneur avec un Limoncello…

Diner au restaurant du camping (calamar grillé) ou nous passerons notre seconde nuit.

 

 

Jour 27 - Samedi 1er juin 2024

 

Nous remontons vers le Nord en suivant la mer Ionienne avec ses criques et ses petits ports pittoresques, c’est la fin du voyage…

 

On prend le bateau ce soir pour ANCÔNE.

 

Péage du tunnel sous-marin à l’entrée de PREVEZA.

Situé sur la côte ionienne, en face de l’île de Paxos, le petit port et le village de PARGA nous offre un dernier souvenir plein de charme avant d’embarquer pour l’Italie. Cet ancien village de pêcheurs occupe un site unique, à cheval sur deux petites baies fermées par un îlot rocheux où la mer semble se faire lac. Il a su conserver son charme malgré l’irruption du tourisme de masse.

Placé sous la protection d’un fort vénitien du XVe siècle, un dédale de ruelles dévale la colline jusqu’au port, cœur de la vie de Parga d’où la circulation automobile a été bannie.

Nous gouterons aux pizzas grecques, la pâte est craquante, comme j’aime… mais toujours plus chères que celles de Fred !!!

 

Rendez-vous sur un parking vers 16h à IGOUMENITSA, et nous rentrons au port à 17h.

Passage des douanes et formalités d’embarquement 

Dernier apéro sur le port, entre les camions…

Embarquement dans la soirée à destination de l’Italie.

Nous avons parcouru au total 2330 km en Grèce.

 

 

Dimanche 2 juin 2024

 

 

Départ d’IGOUMENITSA vers 1h du matin pour ANÇÔNE.

Arrivée à 16h. Nous ne sommes pas sortis du bateau avant 16h30.

 

On doit récupérer Yvette à SAN BIAGIO DI CALLALTA pour la ramener à BRIANÇON, il nous reste encore plus de 319 km, cela nous ferait arriver très tard si nous continuons sur la nationale, on décide donc de prendre l’autoroute et de passer par BOLOGNE, 70 km en plus, mais nous gagnons en temps. Et voilà, tout se complique… le GPS me signale un gros bouchon vers Bologne, nous fait sortir de l’autoroute pour passer par RAVENNE. C'est la fête nationale en Italie et tous sont sur la route du retour… la circulation est partout… nous arrivons à la nuit tombée chez Yvette.

 

 

Lundi 3 juin 2024

8h30, nous décidons de prendre la nationale jusqu’à midi. Je téléphone à mon cousin René de GUSSAGO pour déjeuner avec lui. Si on veut arriver pour l’heure du déjeuner, il nous faut prendre l’autoroute. Nous ne sommes plus qu’à une vingtaine de km de VICENZA, lorsqu’un panneau nous envoie vers la gauche pour prendre l’autoroute MILAN… bêtement nous le suivons, et on retourne vers PADOVA, 30 km en plus… Avant MILAN, Gérard se trompe, on ajoute 20 km et un bouchon… MILAN, c’est 1h dans un autre bouchon… A SUZA, on nous fait sortir de l’autoroute et impossible d’y revenir car un accident de camion s’est produit sous le tunnel du Fréjus…. Il faut se rendre à l’évidence et se taper le col du Montgenèvre par la nationale…

 

Au final, 12 heures pour faire environ 530 km. 

 

 

Samedi 1er juin 2024

 

Le retour sur CHAMP-SUR-DRAC se passera sans encombre. Les narcisses embaument le CC !!!

Compagnons de route au top, il faut dire que nos accompagnateurs Alain et Babeth y sont pour quelque chose (très professionnels, attentionnés, et à l’écoute….).

 

-   Les Grecs sont charmants, et toujours souriants…

-   Beaucoup de chiens errants, énormément de tags, par contre de magnifiques bougainvilliers et des lauriers-roses à profusion…

-   La Grèce me rappelle un peu l’Andalousie, des oliviers… encore des oliviers…

-   On voit plus de vieilles voitures que chez nous, et on peut faire des km sans en croiser aucune sur la route.

 

Et 4365 km de plus pour le CC.